Trois mois après le dernier « shutdown », les États-Unis se retrouveront ce vendredi 30 janvier à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison-Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.
Passé l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires dès ce samedi 31 janvier.
Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.
Mais ce « shutdown » pourrait être de courte durée selon Le Parisien, puisque Donald Trump a dit jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure — et donc l’ICE — fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.
« La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre shutdown long et néfaste de l’État fédéral », a déclaré le président républicain sur sa plate-forme Truth Social, vantant ses accomplissements en matière économique.
Le Sénat devrait à présent voter ce nouveau texte dans la journée de vendredi. Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre des représentants, la proposition de loi va devoir faire la navette retour. Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt et l’État fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de « shutdown » partiel.
Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attelleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington. « On s’y mettra tout de suite », a-t-il déclaré à des journalistes.
La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.
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Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des États-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.
De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS, son ministère de tutelle, tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.
Qualifiant l’action des agents fédéraux de « brutalité soutenue par l’État », le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des « patrouilles volantes ». « Ce n’est pas ça l’Amérique », a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de « voyous arpentant nos rues ».