Les membres du Parlement iranien ont fermement condamné l’adoption par le Parlement européen d’une résolution « hostile et hypocrite » contre la République islamique d’Iran.
Dans un communiqué officiel en date du dimanche 25 janvier, les parlementaires ont fermement rejeté la résolution européenne, la qualifiant d’exemple flagrant d’ingérence dans les affaires intérieures du pays.
La poursuite d’une telle approche aussi intrusive qu’irresponsable n’affaiblira en rien la détermination de la nation iranienne, mais portera atteinte à la crédibilité politique et morale des autorités européennes, indique le texte.
Le Parlement européen, incapable de résoudre les problèmes internes de l’Union européenne, recourt à une politique de projection et d’ingérence dans les affaires d’autrui dans l’espoir de dissimuler ses échecs et se soustraire ainsi à ses responsabilités envers les citoyens européens, poursuit le communiqué du parlement iranien dans lequel peut-on également lire que le Parlement européen s’est ingéré dans les affaires intérieures de l’Iran, sous prétexte de la défense les droits de l’homme. Et ce, alors que la résolution européenne est un « soutien concret au terrorisme et aux groupes terroristes ».
S’appuyant sur des documents concluants et des preuves irréfutables, le communiqué indique que certains services de renseignement étrangers ont entretenu des liens « directs et organisés » avec les dirigeants de groupes terroristes, impliquant leur soutien dans le meurtre d’innocents le 8 janvier dernier.
Le communiqué souligne également que la participation massive des Iraniens à des rassemblements à travers le pays, peu après ces événements, a clairement démontré l’unité et la cohésion nationales ainsi que leur rejet des émeutes, du chaos et de l’insécurité.
La participation massive du peuple iranien aux marches pour dénoncer les horreurs commises dans le pays par les terroristes a catégoriquement déjoué les machinations de l’ennemi visant à perturber l’ordre et la sécurité en Iran. Face à cet échec, indique le communiqué, les auteurs étrangers des émeutes ont recouru à des pressions internationales, notamment par l’adoption de résolutions politiques et l’intensification des sanctions, dévoilant ainsi leur nature hostile et leurs véritables objectifs.
Pour avoir soutenu, facilité et ouvert la voie à des actes terroristes contre le peuple iranien, le Parlement européen et les pays européens ingérents, doivent répondre de leur entière responsabilité juridique et politique, exige le Parlement iranien qui informe et avise ces acteurs qu’ils ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités envers la nation iranienne et l’opinion publique mondiale.
Le communiqué poursuit que ces mêmes pays européens qui ont, ces deux dernières années, observé le silence face aux crimes sans précédent d’Israël, à savoir les déplacements forcés de la population ou encore le génocide organisé contre le peuple palestinien et qui ont soutenu le régime occupant, ont choisi d’intervenir dans les affaires internes du pays et d’adopter une résolution anti-iranienne.
C’est pourquoi, le Parlement iranien juge la récente résolution anti-iranienne comme la continuité de la politique de deux poids, deux mesures de ceux qui accusent, sans fondement, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) – force qui a pourtant joué un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme dans toute la région.
Alors que des difficultés économiques, causées et aggravées par des années de sanctions occidentales, ont conduit les Iraniens à prendre part à des manifestations pacifiques, fin décembre 2025 ; la protestation a pris une nouvelle tournure lorsque des éléments terroristes soutenus et alimentés par l’étranger se sont faufilés dans les rangs des manifestants et commis des atrocités. La plupart d’entre eux étaient des émeutiers dont la mission était de semer la terreur, inciter à la violence, au vandalisme et au désordre.
Le 21 janvier, la Fondation des martyrs et des anciens combattants de la République islamique d’Iran a présenté une liste d’au moins 3 117 personnes tuées lors de ces émeutes soutenues par l’étranger. Parmi elles, 2 427 civils innocents et des membres des forces de sécurité. Le rapport précise que de nombreux martyrs étaient des passants et des manifestants tués par des éléments terroristes.
Les 8 et 9 janvier sont les jours où le plus d’atrocités ont été recensées lorsque les assaillants ont perpétré des crimes à la manière de Daech, notamment des décapitations et des exécutions à l’arme blanche, ainsi que par des attaques systématiques contre les commerces, les banques, les mosquées, les hôpitaux, les ambulances et d’autres infrastructures publiques.
C’est face à autant d’actes terroristes et abominables contre le peuple iranien que les membres du Parlement européen ont adopté jeudi une résolution qu’ils présentent comme leur « pleine solidarité » avec les Iraniens, tout en demandant la désignation du CGRI comme organisation terroriste.