TV

Près de 2 000 Palestiniens enlevés à Gaza sont toujours torturées par Israël, affirme une ONG

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des prisonniers palestiniens sont dénudés et ont les yeux bandés dans la bande de Gaza, le 8 décembre 2023, ©Reuters

Près de 2 000 prisonniers gazaouis continuent de subir des actes de torture et des mauvais traitements dans des prisons et des camps de détention israéliens, malgré le cessez-le-feu en vigueur, dénonce un groupe de défense des prisonniers palestiniens.

Dans un communiqué publié vendredi 23 janvier, Asra Media Office, un groupe de défense des prisonniers palestiniens, a précisé que ces détenus figurent parmi les plus de 14 000 personnes enlevées lors de la campagne génocidaire menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Ainsi, le communiqué évoque les conditions de détention déplorables dans des prisons israéliennes telles qu’Ofer, Naqab, Sde Teiman et Rakefet, où les prisonniers palestiniens sont privés de couvertures et de matelas pendant de longues heures, ce qui aggrave leur détresse, particulièrement durant les mois froids de l’hiver.

Le communiqué a également dénoncé des pratiques de privation de nourriture intentionnelles, révélant que les détenus reçoivent des rations alimentaires extrêmement limitées qui ne couvrent même pas leurs besoins nutritionnels de base, ce qui entraîne une perte de poids importante et une aggravation de l'état de santé, notamment chez les personnes déjà malades ou blessées.

Des violations flagrantes du droit humanitaire ont été également signalées: interdiction des prières collectives, restriction d’accès au Coran, limitation du temps passé à l’extérieur et interdiction des douches et des produits d’hygiène. Ces mesures ont fait augmenter de manière inquiétante des maladies de peau graves parmi les personnes enlevées.

Selon Asra Media Office, au moins 51 prisonniers originaires de Gaza, qui ont depuis été identifiés, sont décédés en détention depuis le 7 octobre 2023. Parallèlement, de nombreuses autres personnes sont toujours portées disparues en raison de disparitions forcées tandis que des centaines d'autres ont été classées comme « combattants illégaux ».

Le groupe de défense des prisonniers palestiniens a appelé à une intervention internationale urgente pour libérer les prisonniers gazaouis, mettre fin immédiatement aux exactions en cours, autoriser les visites internationales indépendantes et tenir Israël responsable en vertu du droit international.

Les prisonniers palestiniens ont à plusieurs reprises eu recours à des grèves de la faim prolongées pour protester contre leur détention injuste.

Les organisations de défense des droits humains signalent qu'Israël persiste à violer les droits et libertés garantis aux détenus par la Quatrième Convention de Genève et le droit international.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV