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À Lyon, des militants lancent une coordination nationale face à la répression du mouvement de défense des Palestiniens

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Manifestation en soutien à Gaza, en France. (Illustration)

Une coordination nationale de lutte contre la répression visant le mouvement de défense des Palestiniens sera lancée le 24 janvier à Lyon en France. Cette initiative est portée par des militants associatifs engagés de longue date et s’inscrit dans un contexte de multiplication des poursuites judiciaires contre des soutiens à la cause palestinienne.

À l’origine du projet, un travail initié à Lyon, en réaction directe à l’augmentation des procès et des procédures visant des militants pro-palestiniens. « Le projet est parti d’un cadre lyonnais, avec la multiplication des procès. Très rapidement, on a évoqué l’idée de créer un mouvement national », explique Alex, militant de la Ligue de la jeunesse révolutionnaire, dans un entretien à l’agence de presse turque Anadolu.

Deux réunions en visioconférence ont déjà permis de structurer la démarche et une troisième réunion se tiendra le 24 janvier à Lyon. Elle sera ouverte aux associations, aux militants et à toute personne de la société civile souhaitant rejoindre la coordination.

Selon Alex, la coordination vise à rassembler l’ensemble des forces pro-palestiniennes, indépendamment de leurs désaccords politiques ou stratégiques. « Le but est d’unir les forces pro-palestiniennes au-delà de leurs divergences », souligne-t-il.

Les initiateurs de la coordination entendent s’appuyer sur une dynamique populaire reposant sur des rassemblements, des actions militantes et des réunions publiques. Ils estiment que cette dynamique collective constitue une réponse nécessaire à l’isolement croissant des militants visés par des poursuites individuelles.

Les militants impliqués décrivent une séquence répressive en plusieurs étapes, comprenant, entre autres, des tentatives d’interdiction des manifestations et la répression des personnalités individuelles.

Cette phase se traduit par la multiplication de procédures judiciaires visant des figures publiques engagées en soutien à la Palestine. Parmi les dossiers en cours figurent ceux d’Elias D’Imzalene, poursuivi pour « apologie du terrorisme » et dont l’audience en appel débutée en janvier, se poursuivra en septembre, de Yamine Makri, dont le délibéré est attendu le 26 janvier, ainsi que d’Amira Zaiter, dont le procès s'est tenu le 23 janvier. 

La réunion du 24 janvier à Lyon doit permettre de formaliser la coordination nationale et d’en préciser les objectifs. Les organisateurs souhaitent créer un espace commun de mobilisation, de solidarité politique et de réponse collective face à ce qu’ils considèrent comme une attaque répressive contre le mouvement de soutien à la Palestine.

La mise en œuvre de cette coordination est notamment soutenue par le politologue François Burgat, lui-même concerné par une procédure judiciaire pour « apologie du terrorisme », dans laquelle il a été relaxé en première instance et doit être jugé en appel le 29 avril prochain.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV