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Sébastien Lecornu affronte deux motions de censure après avoir rompu sa promesse sur un nouveau 49.3

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Sébastien Lecornu, Premier ministre français. (Archives)

En France, l'Assemblée nationale examinera ce vendredi 23 janvier deux motions de censure déposées par une partie de la gauche et l'extrême droite contre le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui depuis sa mise en fonction a promis de résoudre la crise budgétaire. 

Après le recours à l'article 49.3 de la  Constitution sur la partie « recettes » du projet de loi ⁠de finances pour 2026, Lecornu sera présent devant les députés pour affronter les deux motions de censure déposées par Le Rassemblement National (RN) et La France insoumise (LFI), associée aux écologistes et aux communistes.

Rompant la promesse qu'il avait faite le 3 octobre de ne pas faire usage de cet article décrié de la Constitution, le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer cette première partie du texte sans vote.

Dans la foulée, la France insoumise, le groupe GDR (communistes et ultra-marins) et les écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN et son allié le groupe ciottiste, l'Union des droites pour la République (UDR).

Dans sa motion, la gauche hors PS accuse le Premier ministre de « renie(r) sa propre parole » et de mettre en œuvre des « coupes budgétaires d'un niveau inégalé » pour atteindre l'objectif de 5 % de déficit qu'il s'est fixé.

« À l'inverse, les mesures de ce budget présentées comme des compromis ne sont que de la poudre aux yeux », fustige-t-elle, citant la surtaxe de l'impôt sur les sociétés (qui rapportera 7,3 milliards d'euros au lieu de 8 en 2025 et 4 prévus dans le projet de loi initial), ou la taxe holding, devenue « homéopathique » après son passage au Sénat.

Quant à la prime d'activité dont se félicitent les socialistes, elle revient à « faire payer par l'État le complément de revenu que les grandes entreprises refusent de verser à leurs salariés ».

Le RN et l'UDR dénoncent eux aussi le « reniement de la parole » du Premier ministre. Et sur le fond un budget qui « ne répond pas à la crise du pouvoir d'achat », « n'offre aucune mesure de justice fiscale » ni « aucune économie structurelle », et « continue de creuser le déficit ».

Cependant, selon un rapport de France 24, il a été estimé que ces motions ne devraient passer parce que le Parti socialiste (PS) et Les Républicains ont annoncé ne pas les voter.

Si les deux motions de censure sont rejetées, le gouvernement engagera sa responsabilité sur la partie dépenses et l'ensemble du texte, qui laissera place à de possibles nouvelles motions de censure. Ces textes auront aussi de grandes chances d'être rejetés par l'Assemblée nationale

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SOURCE: FRENCH PRESS TV