Un millier de personnes se sont rassemblées dimanche à Paris pour dénoncer les violences policières après la mort d’El Hacen Diarra, un homme d’origine mauritanien lors d’un contrôle de police.
« Nous savons que les policiers l’ont tué. Ils ont menti et nous voulons la lumière sur la mort d’El Hacen », a déclaré la célèbre militante Assa Traoré au micro, devant une foule qui enchaîne les « justice pour El Hacen », « pas de justice, pas de paix ».
La sœur d'Adama Traoré, mort lors d'une interpellation en 2016, dénonce du racisme au sein de la police : « Comment peut-on juste mourir quand on croise la police ? Et c'est pour ça qu'il y avait autant de monde aujourd'hui pour dénoncer ce qui se passe, ce racisme systémique qu'il y a au sein de l'institution policière ».
Ils sont nombreux à être venus rendre hommage à El Hacen Diarra. Parmi eux, Abderrahmane Sylla, le délégué du foyer où il vivait. Selon lui, c'est pendant que l'homme de 35 ans fumait une cigarette que la police est arrivée : « La police l'a trouvé là bas. Des paroles ont été échangées. Les coups sont partis. Vous avez vu toutes les vidéos et comment ils ont tabassé jusqu'à ce qu'il saigne ».
Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, El Hacen Diarra, un ressortissant mauritanien âgé de 35 ans, a perdu la vie dans les locaux d’un commissariat de Paris. La police dit que Diarra est décédé au commissariat suite à un malaise. Ceci alors que sur une « vidéo filmée par un voisin », on voit deux policiers attaquant violemment El Hacen.
« Pour nous, ce n'est pas vrai. On l'a entendu depuis le premier cri jusqu'à son dernier cri, il sait plus crier. Ça veut dire qu'il est mort. Nous, on pense qu'il est mort ici. » , a déclaré sa famille, affirmant qu’il est décédé sur place sous les coups des policiers.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux le 16 janvier, l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassana a, de son côté, réclamé « justice et vérité » pour El Hacen Diarra, qu’elle affirme avoir été « tué par la police ».