Le secrétaire général du mouvement de résistance libanais Hezbollah a salué l’Iran comme un bastion de la Résistance et de la liberté, affirmant que les États-Unis et Israël avaient orchestré les récentes émeutes pour déstabiliser le pays.
« [Le président américain Donald] Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont incité les émeutiers en Iran dans le but de renverser le pouvoir [islamique] et de modifier la donne à leur avantage et de servir leurs intérêts », a déclaré le cheikh Naïm Qassem, lors d’une allocution télévisée depuis Beyrouth à l’occasion de l’Aïd al-Ma’bath, journée de fête qui marque l’anniversaire du début de la mission prophétique du vénéré Prophète de l’islam, Mohammad (que le salut de Dieu soit sur lui et sa descendance).
Le tandem Trump-Netanyahu a échoué dans son dernier plan en Iran, car des millions d’Iraniens sont descendus dans les rues, à travers le pays.
Pour le cheikh Qassem, les manifestations populaires massives en Iran témoignent des aspirations et des revendications réelles du peuple iranien, et de telles manifestations qui ont rassemblé des millions de personnes ne sont pas comparables à quelques groupes subversifs.
Face à la réalité que la campagne de pression maximale et les sanctions ne peuvent affaiblir la République islamique d’Iran, les États-Unis ont cette fois-ci eu recours aux émeutes et aux actes de terrorisme en Iran, a poursuivi le chef du Hezbollah.
Et de poursuivre : « Les États-Unis ne souhaitent pas un système libre ni un peuple capable de gouverner son propre pays. Ce qu’ils veulent c’est contrôler les nations et leurs choix, et s’ils soutiennent Israël, c’est pour étendre leur expansionnisme dans la région. »
Cependant, la nation iranienne, grâce à sa résistance, à la sagesse du Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi qu’aux efforts déployés par les dirigeants et les forces de sécurité, a réussi à déjouer le complot américain de renverser la République islamique, a-t-il souligné.
Le cheikh Qassem a réitéré la forte conviction du Hezbollah sur la force et la détermination de l’Iran, qui demeurera un bastion de la Résistance, d’indépendance, de liberté et une source d’inspiration pour les opprimés, promettant que les ennemis « ne parviendront pas à vaincre les millions d’Iraniens qui ont fait allégeance à leur Leader ».
Il a également qualifié l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis de crime du siècle, appelant à un mouvement mondial pour mettre fin à l’arrogance américaine injustifiée, qui ne vise qu’à instaurer la tyrannie.
" La souveraineté ne peut s’établir sans résistance »
Le cheikh Naïm Qassem a également exposé la situation au Liban et exhorté le gouvernement à assumer sa responsabilité et de préserver la souveraineté du pays, en l’absence de laquelle le désarmement du Hezbollah est impossible à envisager, étant donné que le régime israélien ne cesse de violer l’accord de cessez-le-feu.
Le chef du Hezbollah a reconnu comme légitimes la défense et la riposte, à tout moment, face aux actes d’agression israéliens répétés.
« La nation libanaise n’a aucun problème avec les armes du Hezbollah. Ces armes posent plutôt problème à Israël, car elles empêchent le régime de s’emparer de davantage de territoires libanais », a déclaré le cheikh Qassem.
Il a éclairé que la volonté du gouvernement libanais d’instaurer un monopole d’État sur les armes n’est qu’une exigence américano-israélienne visant à restreindre le Hezbollah, avertissant que toute concession à Israël ou tout nouveau compromis ne ferait qu’accroître la faiblesse du Liban face au régime occupant.