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Le Mali interdit le journal français Jeune Afrique pour des « accusations fallacieuses et subversives »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
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Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a annoncé l’interdiction de la circulation, de la distribution et de la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national, pour des « accusations fallacieuses et subversives » portés par ce journal français à l’encontre du Mali.

La décision, rendue publique vendredi 16 janvier, s’appuie notamment sur la Constitution, la Charte de la Transition révisée, la loi portant régime de la presse et des délits de presse, ainsi que sur la nécessité de préserver l’ordre public.

Selon le document officiel, les autorités reprochent au journal des « accusations fallacieuses et subversives » en lien avec la perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures, ainsi qu’une « apologie du terrorisme ».

La décision évoque également des « accusations sans fondement » et une « absence d’équilibre dans le traitement de l’information », notamment à travers des allégations d’exactions visant les autorités des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et les Forces armées du Burkina Faso. 

Les autorités maliennes dénoncent par ailleurs une « absence d’objectivité journalistique », marquée par une « partialité », un « discours orienté », ainsi que des faits de « diffamation et d’incitation à la haine ».

Le texte précise que tout contrevenant à cette mesure s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. L’interdiction prend effet à compter de la date de signature de la décision.

Jeune Afrique n’a pas réagi dans l’immédiat à la décision du ministre malien de l’Administration territoriale.

À noter que les autorités maliennes avaient déjà pris des mesures similaires concernant plusieurs chaînes de télévision et radios françaises.

En février 2024, la Haute autorité de la communication du Mali a suspendu la chaîne France 2 pour des manquements graves à l’éthique et à la déontologie journalistique, ainsi qu’une apologie du terrorisme.

En avril 2022, elle avait procédé au retrait définitif de l’autorisation d’établissement et d’exploitation du service de Radio France Internationale (RFI) et de France 24 au Mali pour de fausses allégations accusant l’armée malienne d’exactions sommaires de civils.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV