Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné le récent communiqué interventionniste du groupe des Sept (G7) concernant les affaires intérieures de l'Iran, dénonçant l'ingérence et l'hypocrisie du bloc sur la question des droits de l'homme, sous l'égide des États-Unis.
La diplomatie iranienne a réagi, ce vendredi 16 janvier, à la publication d’un communiqué conjoint par le G7 – qui regroupe les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Canada et le Japon – et de la cheffe de la diplomatie de l’union européenne, Kaja Kallas, accusant la République islamique d’avoir mené des actes violents contre des « manifestants » et, par conséquent, d'avoir violé les droits de l’homme.
Le communiqué du G7 contredit de nombreuses preuves sur le terrain qui indiquent une implication proactive des États-Unis et d'Israël dans le détournement des manifestations vers des émeutes, prélude à une potentielle nouvelle agression militaire étrangère contre le pays, comme l'a menacé le président américain Donald Trump.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté la position du G7 et a déclaré que le groupe avait ignoré des preuves documentées montrant que les manifestations pacifiques à travers l'Iran avaient été délibérément instrumentalisées pour dégénérer en violences par des activités terroristes soutenues par l'étranger.
Selon le ministère, les rassemblements pacifiques qui se sont tenus entre les 8 et 10 janvier ont été perturbés par l'infiltration organisée d'éléments terroristes équipés par le régime israélien.
Le communiqué souligne comment les infiltrés avaient perpétré des attaques contre les manifestants et les forces de l'ordre, tuant de nombreux civils et policiers.
Le communiqué cite des propos publics tenus par des responsables américains et israéliens, actuels et anciens, qui visaient à inciter à la violence et à l’effusion de sang à travers le pays.
Il a ajouté que les services de sécurité avaient recueilli des « preuves et des documents solides » démontrant le rôle direct du régime israélien dans l'organisation et l'armement de groupes terroristes, avec le soutien des États-Unis.
Plus tôt, les services de sécurité iraniens ont fait part du démantèlement d'une cellule terroriste affiliée au service d'espionnage du régime israélien, Mossad et de la saisie d'un important entrepôt d'armes destinées à être utilisées à Téhéran.
Par ailleurs, les services de renseignement ont confirmé avoir identifié et arrêté des membres d'un dangereux gang armé chargé de tuer des civils et des membres des forces de sécurité.
Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, le groupe démantelé avait été entraîné par le Mossad aux techniques de guerre urbaine avancées et avait reçu des armes et du matériel de chefs désignés. Le rapport indique que le groupe terroriste se déplaçait dans les rues de Téhéran en tirant sur la population, faisant des centaines de morts et de blessés.
« L’Iran reste attaché, conformément à sa Constitution, à la protection des droits fondamentaux, notamment le droit de manifester pacifiquement », précise le communiqué. Parallèlement, il a toutefois indiqué que la République islamique agirait « avec une détermination sans faille » pour protéger ses citoyens, l’ordre public, sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale contre le terrorisme importé et les menaces étrangères.
En outre, le ministère a condamné certains États membres du G7 qui accusent l'Iran de violations des droits de l'homme, alors même que ces mêmes États ont un bilan déplorable et noir en la matière, tant sur leur territoire que dans toute la région de l’Asie de l’Ouest.
Il a évoqué leur soutien constant au régime israélien et leur inaction face à ses atrocités, ce qui les disqualifiait pour porter un jugement sur d'autres pays.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a également rappelé que les Iraniens n'oublieraient pas le soutien apporté par des responsables des États-Unis, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, du Canada et de certains autres membres du G7 à l'agression militaire israélienne contre la République islamique d'Iran et au massacre de centaines d'Iraniens lors de la guerre imposée au pays par le régime de Tel-Aviv en juin 2025.
Le ministère a exhorté les pays du G7 à cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Iran, à lever les sanctions illégales qui ciblent le pays et à s'abstenir d'instrumentaliser les droits de l'homme pour justifier l'ingérence, l'incitation à la violence ou au terrorisme.
« De tels communiqués trompeurs et interventionnistes ne modifieront en rien la position de la République islamique quant à la défense de sa sécurité intérieure et de sa souveraineté », conclut le texte.