Une initiative citoyenne européenne (ICEvvv ) en ligne appelle à la suspension complète de l’accord d’association entre l’Union européenne (UE) et Israël, au motif de violations du droit international humanitaire commises par le régime de Tel-Aviv dans la bande de Gaza.
Dans un communiqué publié sur sa la plateforme officielle de la Commission européenne, les organisateurs soulignent que le régime israélien « est responsable d’un nombre sans précédent de morts et de blessés parmi les civils, de déplacements massifs de population et de la destruction systématique d’hôpitaux et d’infrastructures médicales à Gaza ». Le texte cite également le blocage de l’aide humanitaire, qui s'apparente à « un recours à la famine comme méthode de guerre ».
L’accord visé, conclu en 2000, est présenté comme la base juridique des relations économiques, commerciales et politiques entre l’UE et Israël. Selon les initiateurs, le maintien de cet accord « contribue à légitimer et à financer une entité qui commet des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ». Ils appellent donc la Commission à proposer au Conseil une suspension immédiate de l’accord.
Pour que cette demande soit examinée par les institutions européennes, l’initiative doit réunir un million de signatures valides, provenant d’au moins sept États membres, avant le 13 janvier 2027, soit dans la durée d'un an. À ce jour, près de 88 000 signatures ont été collectées.
Parmi les soutiens politiques, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, a relayé l’appel sur les réseaux sociaux. « Il faut suspendre l’accord d’association entre Israël et l’UE », a-t-elle réitéré sur Twitter (anciennement X).
La guerre génocidaire israélienne conte la bande de Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023, a suscité une onde de choc politique et judiciaire sur la scène internationale. La Cour internationale de Justice (CIJ) saisie par l’Afrique du Sud, a estimé en janvier 2024 qu’il existait un risque plausible de génocide à Gaza, ordonnant à Israël de prévenir de tels actes et de garantir l’acheminement de l’aide humanitaire vers cette région.
De son côté, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré, en novembre 2024, des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Guerre Yoav Gallant, pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre liés au génocide commis contre les Palestiniens de la bande de Gaza.
Les frappes israéliennes et la famine ont tué plus de 71 000 personnes dans la bande de Gaza, dont la majorité sont des enfants et des femmes, selon les Nations unies.
Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025, plusieurs organisations internationales condamnent les violations répétées de l’accord par l’armée israélienne, ainsi qu’une aggravation de la crise humanitaire qui suscitent des critiques de plus en plus croissantes contre le maintien de relations économiques normales entre l’Union européenne et le régime israélien.