Dans un message publié mardi 13 janvier sur son compte officiel X, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la République islamique ripostera à toute restriction imposée par l’Union européenne. Ce message a été écrit après que l’UE a interdit l’accès au Parlement européen aux diplomates iraniens.
M. Araghchi a critiqué le deux poids deux mesures de l’Europe, affirmant que plus de deux ans de génocide à Gaza, qui a fait au moins 70 000 morts, n’ont entraîné aucune action concrète du Parlement européen à l’encontre du régime d’Israël.
La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour crimes de guerre et pourtant, ce dernier continue de circuler librement dans l’espace aérien européen, a-t-il déploré dans son message en expliquant qu’il a suffi de quelques jours d’émeutes en Iran pour que le Parlement européen interdise l’accès à nos diplomates.
« Les gens ne sont pas dupes. Ils voient ce qui se passe de leurs propres yeux », a-t-il écrit, soulignant que si Téhéran ne cherche pas l’hostilité envers l’Union européenne, nous « riposterons à toute restriction ».
À ce propos, il est à noter que les manifestations pacifiques contre les difficultés économiques ont dégénéré en violence, attisées par les déclarations de responsables américains et israéliens. Des groupes armés ont endommagé des biens publics et fait des victimes parmi les civils et les forces de sécurité.
Des dizaines de civils et de membres des forces de sécurité iraniens ont été tués par les émeutiers, qui, selon les services de renseignement de la République islamique, bénéficiaient d’un soutien opérationnel, logistique et financier de Washington et du Mossad, service d’espionnage du régime israélien.
En Iran, les autorités ont souligné à maintes reprises qu’elles déploient tous les efforts nécessaires pour remédier aux difficultés économiques dans divers secteurs, tout en s’opposant fermement à toute tentative de détourner les manifestations vers le chaos.
Dans un autre message publié mardi 13 janvier, le chef de la diplomatie iranienne a réagi aux propos du chancelier allemand Friedrich Merz qui a prétendu que la République islamique a tué des manifestants. Merz a aussi remis en question la légitimité du gouvernement iranien, annonçant son effondrement imminent après les récentes émeutes à travers le pays.
M. Araghchi a fustigé Berlin pour son hypocrisie et son deux poids deux mesures en matière de droits de l’homme, en écrivant : « Lorsque l’Iran réprime les terroristes qui tuent des civils et des policiers, le chancelier allemand s’empresse de déclarer que “la violence est une expression de faiblesse” ».