L’année 2025 s’achève sur un nouveau record historique des défaillances en France : 68.500. Les secteurs des transports et de l’entreposage sont particulièrement touchés.
C'est le chiffre qui fait trembler la sphère économique en ce début d'année 2026. Selon Allianz Trade, la France a enregistré un niveau de défaillances jamais atteint auparavant, marquant la fin définitive de l'anesthésie économique du « quoi qu'il en coûte ».
Avec 68 500 défaillances attendues pour l'exercice 2025, l'économie française franchit un seuil historique. Ce volume représente une progression de + 3,4 % par rapport à une année 2024 qui affichait déjà un bilan lourd de 66 240 cas.
Plus inquiétant encore, si l'on compare ces données à la période précédant la crise sanitaire, l'explosion est de l'ordre de + 23 %. Ce chiffre n'est pas qu'une statistique isolée ; il symbolise la quatrième année consécutive de hausse, confirmant une tendance de fond où le rattrapage post-Covid s'est transformé en une crise de solvabilité durable.
Une onde de choc qui n'épargne plus personne. Si les défaillances touchent l'ensemble du tissu économique, certains secteurs se trouvent aujourd'hui en état d'urgence absolue.
Le rapport souligne des pics de vulnérabilité alarmants :
Si les petites structures sont en général les plus vulnérables, cette année, les grandes entreprises n’ont pas été épargnées. Les défaillances de groupes de plus de 33 milliards d’euros de chiffres d’affaires ont augmenté de 40% au-delà de la moyenne entre 2006 et 2024.
L’Association pour la gestion du régime de garantie des créances salariales (AGS) - qui protège les salariés lors de la défaillance de leur entreprise - confirme d’ailleurs la tendance. Elle a accompagné quelque 250.000 bénéficiaires pour un montant total avancé de plus de 2,2 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 5% par rapport à 2024.
L'instabilité politique et fiscale persistante en France crée un climat d'incertitude qui paralyse les investissements, tandis que la hausse globale des coûts opérationnels et l'intensification de la concurrence étrangère étranglent les marges et la trésorerie. Au niveau international, les tensions géopolitiques, les guerres commerciales et la désorganisation des chaînes d'approvisionnement ajoutent une pression supplémentaire sur des structures déjà fragilisées.