La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a rappelé la position de son Parti concernant l’agression militaire des États-Unis au Venezuela et réitéré l'appel à la libération de Nicolas Maduro et de son épouse, kidnapés le 3 janvier par les forces américaines lors d’une invasion sur Caracas.
Invitée ce 6 janvier du « Face-à-Face » sur RMC/BFM, Mathilde Panot a précisé que la position du groupe LFI était de demander leur « retour au Venezuela », ajoutant que « sinon, cela veut dire que vous cautionnez un kidnapping ».
Elle a souligné que le « monde est en grand danger » si « la loi du plus fort supplante le droit international ».
« Si on accepte que le droit international est à géométrie et à géographie variables, alors on légitime les coups de force », a ajouté la députée du Val-de-Marne.
Elle a notamment fustigé le président français qui a été « incapable de condamner des violations du droit international extrêmement graves » et « incapable de nommer Donald Trump et les États-Unis comme étant les agresseurs ».
Mathilde Panot invoque la position de la France lors du lancement de la guerre d’Irak en 2003 : « Je veux alerter solennellement : lorsque la France – et elle a eu bien raison – s’est honorée à dire non à la boucherie qui avait été décidée par (George) Bush Jr. en 2003 en Irak, lorsque la France a fait cela et qu’elle a refusé de participer à cette guerre, elle ne l’a pas fait en soutien à Saddam Hussein. Elle l’a fait au nom de principes intangibles du droit international. » Selon l’Insoumise, « la France doit s’honorer à faire respecter ce droit international ».
Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFI, a aussi exprimé son soutien à la demande de libération de Maduro. « Il faut sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro – libre – au Venezuela », avait-il déclaré lors d’une manifestation place de la République à Paris pour dénoncer l’enlèvement du président vénézuélien par Donald Trump.
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« Pourquoi cet abaissement devant l’Empire, pourquoi cette servilité européenne ? », avait-il par ailleurs fustigé.
Le 3 janvier 2026, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été kidnappé à Caracas par des forces américaines, puis transféré aux États-Unis.