Le président colombien Gustavo Petro s’est dit prêt à « reprendre les armes » pour défendre son pays, en réponse aux menaces proférées par le président américain Donald Trump. Ces échanges interviennent sur fond d’escalade des tensions après l’agression militaire américaine contre le Venezuela, et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, dans la nuit du 2 au 3 janvier.
Le chef de l’État colombien a écrit lundi 5 janvier sur X: « J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989, mais pour la patrie, je reprendrai les armes ».
Il a assuré qu’il répondrait aux menaces potées à son encontre et à l’encontre de la Colombie par le président américain, qui a déclaré dimanche à bord d’Air Force One qu’une opération similaire en Colombie comme celle menée au Venezuela, lui semblait « une bonne idée », accusant Petro de trafic de drogue vers les États-Unis.
En réponse, Gustavo Petro a déclaré: « je ne suis ni illégitime, ni trafiquant de drogue » et a précisé qu’il n’a « pas été soldat », avant d’ajouter n’avoir comme « seul bien ma maison familiale, que je rembourse encore avec mon salaire ».
Le président colombien a affirmé avoir une pleine « confiance » dans le peuple et l’histoire de son pays, et endigué l’expansion de la culture de coca en Colombie.
Il a aussi déclaré: « Chaque soldat de Colombie a désormais un ordre : tout commandant de la force publique qui préfère le drapeau des États-Unis à celui de la Colombie doit immédiatement se retirer ».
Au-delà de la Colombie, le président des États-Unis a également pointé du doigt Cuba et le Mexique — ainsi que le Groenland — lors de sa conférence de presse à bord d’Air Force One. « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. C’est tellement stratégique », a-t-il déclaré devant les journalistes.
La Colombie et le Mexique on signé, avec l’Espagne, le Brésil, le Chili et l’Uruguay, un communiqué afin de dénoncer les « actions militaires menées unilatéralement » par Washington au Venezuela et d’appeler à « l'unité » dans la région « par-delà les divergences politiques », ainsi qu’à une réaction des Nations unies en faveur d’une désescalade des tensions et de la « préservation de la paix régionale ».