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Les restrictions israéliennes imposées aux ONG créent un dangereux précédent (UNRWA)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Tentes de fortune dans un camp de réfugiés à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 décembre 2025. ©AP

Le chef de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens a averti que les nouvelles restrictions israéliennes imposées aux organisations humanitaires internationales et aux ONG paralysent davantage l'aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée.

Dans un message publié mercredi sur X, Philippe Lazzarini, commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a déclaré que ces mesures « créent un dangereux précédent » et risquent de précipiter l'effondrement des opérations de secours à Gaza.

« Intervenant dans la foulée d’une législation anti-UNRWA, ces restrictions s’inscrivent dans une tendance inquiétante de mépris du droit international humanitaire et d’entrave croissante aux opérations d’aide », a déclaré le chef de l'UNRWA.

Ces déclarations interviennent après l'adoption par Israël d'une loi autorisant les responsables du régime à couper l'eau, l'électricité, le carburant et les communications aux installations de l'UNRWA et permettant l'expropriation des biens de l'ONU dans la partie orientale d'Al-Qods occupée, y compris le siège de l'agence et son principal centre de formation professionnelle.

Dans son message, Lazzarini a également appelé la communauté internationale à s'opposer aux efforts israéliens censés restreindre le travail des organisations humanitaires et des organisations caritatives internationales.

« Ne pas s’opposer aux tentatives de contrôle du travail des organisations humanitaires ne fera que saper davantage les principes humanitaires fondamentaux de neutralité, d’indépendance, d’impartialité et d’humanité qui sous-tendent l’aide humanitaire dans le monde entier », a averti le responsable de l’ONU.

Israël a interdit à 37 organisations humanitaires internationales d'opérer à Gaza, dont des groupes majeurs tels que Médecins Sans Frontières (MSF), CARE, Action contre la Faim, des affiliés d'Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés, World Vision et Caritas.

En vertu des nouvelles règles, tout groupe ou membre du personnel reconnu coupable d'avoir soutenu des boycotts d'Israël, remis en question la conduite militaire israélienne, nié l'opération menée par le Hamas le 7 octobre ou soutenu des poursuites judiciaires internationales contre des responsables israéliens peut se voir interdire d'opérer à Gaza.

Israël a également interdit à l'UNRWA d'opérer dans les territoires occupés après avoir accusé certains de ses membres du personnel d'être impliqués dans l'opération Tempête d'Al-Aqsa en octobre 2023.

Malgré les demandes répétées de l'UNRWA au régime israélien de fournir des preuves à l'appui de ses allégations, l'agence n'a reçu aucune réponse.

L'agence onusienne est confrontée à une crise financière de plus en plus grave depuis qu'Israël a lancé une campagne de diffamation à son encontre.

Mercredi, le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné la « décision de l’entité sioniste de révoquer les licences des organisations humanitaires internationales » opérant à Gaza et en Cisjordanie occupée.

Le groupe palestinien a déclaré que cette escalade est « une tentative flagrante d’instrumentaliser l’aide et d’aggraver la catastrophe humanitaire orchestrée par Israël ».

Le Hamas a appelé à une action internationale urgente pour mettre fin à cette « politique de punition collective et de famine ».

Malgré le cessez-le-feu, les autorités israéliennes ont rejeté de multiples demandes d'organisations internationales visant à acheminer de l'aide humanitaire à Gaza.

Dans un arrêt du 22 octobre, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël d'autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée, soulignant son obligation légale, en tant que puissance occupante, de garantir aux Palestiniens l'accès aux biens essentiels à leur survie.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV