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Les « bellicistes » qui ont bafoué le droit international pour soutenir et encourager les guerres en 2025

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Par Maryam Qarehgozlou

De Gaza à Caracas, de Téhéran à Beyrouth, aucune guerre n'éclate par hasard. Elles sont conçues, justifiées, financées et normalisées par des personnes qui détiennent le pouvoir, ceux qui transforment les massacres en politique, l'idéologie en armement et la diplomatie en couverture pour l'extermination.

Ces deux dernières années, des dizaines de milliers de civils – en immense majorité palestiniens – ont été tués, mutilés, affamés ou déplacés. Cette destruction de masse est l'œuvre non seulement des bombes et des balles, mais aussi des discours [complices], des vetos, des permis d'armement, des allocations financières, des partages de renseignements et de la propagande médiatique.

Il ne s'agit pas simplement de l'histoire d'une guerre ou d'un régime. C'est l'histoire d'un réseau transatlantique et mondial de politiciens, de milliardaires, de lobbyistes et d'idéologues qui ont activement soutenu et défendu le génocide à Gaza et alimenté des guerres ailleurs – de l'Iran au Yémen, en passant par le Venezuela et au-delà.

Par un soutien militaire direct, une protection diplomatique, des pressions économiques et une rhétorique déshumanisante, ces bellicistes ont contribué à transformer le droit international en un slogan vide de sens et les massacres en un outil politique acceptable.

À l'approche de la fin de l'année 2025, voici la liste des personnalités – issues de tous les gouvernements, partis et continents – dont les actions, les propos et le plaidoyer ont concrètement contribué aux guerres et aux massacres survenus au cours des douze derniers mois.

Ce sont ces mêmes individus qui ont planifié, orchestré, autorisé et facilité des crimes de guerre, puis usé de leur pouvoir et leur influence pour en dissimuler les traces.

Donald Trump

S'il existe un belliciste notoire cette année, le président américain Donald Trump occupe cette place sans véritable concurrence.

Son bilan à Gaza, où le régime israélien a tué plus de 71 000 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, démontre parfaitement comment le génocide peut devenir une politique d'État.

Trump a ouvertement promu des plans visant à expulser les Palestiniens de leurs terres, a minimisé les violations incessantes du cessez-le-feu par Israël et a présenté le génocide comme une prétendue nécessité stratégique.

Au-delà de Gaza, la frénésie belliqueuse de Trump s’est étendue sur plusieurs continents.

Sa prétendue « guerre contre la drogue » au Venezuela n'était en réalité qu'une opération de « changement de régime » à peine dissimulée, destinée à s'emparer des immenses réserves pétrolières du pays.

En Asie de l’Ouest, il s'est engagé dans une confrontation directe et illégale avec l'Iran, notamment par des attaques odieuses contre ses sites nucléaires, tout en apportant à Israël un soutien inconditionnel dans son agression militaire contre la République islamique, le Liban, la Syrie, le Yémen et la Palestine – tant sur le plan militaire que diplomatique.

Pour Trump, la guerre n'était pas un échec de la diplomatie ; elle en était l'aboutissement calculé.

Benjamin Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu compte parmi les bellicistes systémiques les plus endurcis de l'époque contemporaine, un constat que l'année écoulée n'a fait qu'aggraver.

Son action à la tête de l'entité sioniste se résume à une guerre continue notamment à Gaza où des dizaines de milliers de femmes et d'enfants ont été massacrés sous ses ordres, mais aussi en Cisjordanie occupée, au Liban, en Syrie, au Yémen, et par des par des escalades répétées vis-à-vis de l'Iran.

Au-delà de Gaza, du Liban, de la Syrie et du Yémen, il a ordonné en juin dernier une agression militaire injustifiée et illégale contre la République islamique d'Iran, qui a coûté la vie à plus de 1 000 personnes mais la vision de Netanyahu dépasse les frontières des champs de bataille.

Sa rhétorique et ses politiques s'inscrivent systématiquement dans une perspective expansionniste liée au prétendu concept de « Grand Israël », révélant des ambitions d'occupation et de domination au-delà de la Palestine.

Pour Netanyahu, la mort des civils n'est pas un dommage collatéral ;  c'est un instrument de pouvoir.

Itamar Ben-Gvir

Peu de personnalités politiques au monde incarnent aussi clairement un bellicisme assumé et déterminé que le ministre israélien Itamar Ben-Gvir.

Même après le cessez-le-feu imposé à Israël par le Hamas en octobre, Ben-Gvir a immédiatement exigé la reprise des hostilités, avertissant Netanyahu que toute retenue était dangereuse.

Il a explicitement appelé à l'occupation totale de Gaza, à l'arrêt complet de l'aide humanitaire et à la migration forcée des Palestiniens – des politiques qui correspondent à toutes les définitions juridiques du nettoyage ethnique.

Ses déclarations selon lesquelles Gaza devrait être « rasée » et que les négociations sont une « terrible erreur » révèlent un homme pour qui l'extermination n'est pas une conséquence involontaire, mais un objectif.

Pour ce qui concerne la situation dans les prisons israéliennes, les organisations de défense des droits humains décrivent sa politique à l'égard des Palestiniens enlevés comme une continuation de la guerre par d'autres moyens se matérialisant par la torture, la négligence médicale et la déshumanisation systématique.

Non seulement il a soutenu l'agression du régime contre l'Iran, mais il l'a également applaudie.

Keir Starmer

Le Premier ministre britannique Keir Starmer incarne une forme plus aseptisée et technocratique de bellicisme occidental, qui se dissimule derrière un jargon juridique tout en autorisant des massacres.

Sous son gouvernement, le Royaume-Uni a approuvé en l'espace de trois mois plus d'exportations d'armes vers les territoires sous occupation israélienne que le précédent gouvernement conservateur en quatre ans.

Entre octobre et décembre 2024, le gouvernement travailliste a approuvé des licences d'exportation d'équipements militaires spécifiques, pour un montant de 127,6 millions de livres sterling, vers les territoires occupés par Israël.

La valeur totale des exportations d'équipements militaires approuvées par le gouvernement conservateur pour la période 2020-2023 s'élevait à environ 115 millions de livres sterling.

Le gouvernement Starmer a également permis l'utilisation directe des infrastructures de renseignement britanniques dans la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza.

Des vols de surveillance de la Royal Air Force (RAF) depuis Chypre ont cartographié la destruction de Gaza à de nombreuses reprises, transformant le Royaume-Uni en partenaire opérationnel [du génocide à Gaza] plutôt qu'en simple observateur.

Accueillir le président israélien Isaac Herzog – connu pour ses propos ouvertement génocidaires – à Downing Street en septembre n'était pas un acte de diplomatie, mais un soutien inconditionnel.

Il a également refusé de condamner l'agression israélienne contre l'Iran et a mené une campagne visant à déclencher le rétablissement automatique des sanctions contre la République islamique.

Friedrich Merz

Le chancelier allemand Friedrich Merz a révélé la défaillance morale des dirigeants occidentaux lorsqu'il a qualifié l'agression non provoquée israélienne de juin contre l'Iran de « sale boulot » mené pour le compte de l'Occident.

Cette expression était révélatrice d'une méthode marquée par la guerre externalisée, avec un bain de sang sous-traité.

Bien que son gouvernement ait affirmé avoir brièvement suspendu les exportations d'armes vers les territoires occupés par Israël en juin, la reprise des ventes d'armes après le cessez-le-feu à Gaza en octobre a confirmé que la protection des civils n'avait jamais été une priorité pour l’Allemagne.

Alors qu'une partie croissante de la communauté internationale s'acheminait vers la reconnaissance de l'État palestinien au plus fort du génocide, Friedrich Merz, lui, a refusé.

Les très nombreuses plaintes pénales déposées contre lui pour complicité dans les crimes de guerre à Gaza témoignent d'une prise de conscience croissante : le discours bureaucratique n'exonère pas de toute responsabilité.

Javier Milei

Le président Javier Milei a instillé un bellicisme idéologique dans la politique étrangère argentine, allant jusqu'à se proclamer « partisan fanatique d'Israël » alors que Gaza était en proie aux flammes.

Il s'est aligné sans réserve sur [les politiques de] Netanyahu, a rejeté les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant les responsables du régime israélien et s'est engagé à transférer l'ambassade d'Argentine à Qods-Est occupée.

Sur le plan intérieur, sa position intransigeante sur le génocide commis par Israël et les États-Unis a provoqué des manifestations massives, les Argentins rejetant la complicité de leur gouvernement dans ces crimes.

La rhétorique de Milei – qualifiant le Hamas de « nazisme moderne » tout en ignorant l'extermination des Palestiniens – n'avait qu'un seul but : justifier moralement les massacres.

Il a également soutenu l'offensive militaire israélienne contre l'Iran et a affirmé que l'Iran était un « ennemi » de l'Argentine, confirmant ainsi son inclination constante pour l'escalade guerrière.

Miriam Adelson

Miriam Adelson, milliardaire israélo-américaine et influente donatrice politique au sein du Parti républicain, incarne le système financier des bellicismes.

Par ses dons politiques considérables, notamment à Trump, elle a contribué à façonner la politique américaine en faveur du génocide à Gaza, de l'annexion de la Cisjordanie, de l'expansion des colonies et d'un soutien inconditionnel à Israël.

La déshumanisation des manifestants gazaouis par Adelson, qui a affirmé qu'ils « devraient être morts à nos yeux », n'est pas un excès de rhétorique, mais l'illustration claire de sa position idéologique.

Son empire médiatique a servi d'organe de propagande à Netanyahu, tandis que son financement des colonies illégales en Cisjordanie la rend directement responsable de violations flagrantes du droit international.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a exhorté les responsables politiques américains à rejeter les dons d'Adelson, la qualifiant de donatrice « Israël d'abord » et l'accusant de soutenir des actes de génocide.

Adelson et son mari décédé, Sheldon Adelson, ont été mis en cause dans une plainte déposée par des Palestiniens et des Américains d'origine palestinienne pour complicité dans un complot visant à expulser les non-Juifs des territoires occupés et pour complicité de crimes de guerre, notamment de génocide.

Ses actions soulignent le fait que le génocide nécessite autant de commanditaires que de généraux.

Maria Corina Machado

Le cas de Maria Corina Machado, figure de l'opposition vénézuélienne, illustre comment le bellicisme peut se dissimuler derrière des actes et des comportements.

Fervente partisane de l'offensive génocidaire israélienne contre Gaza, elle a salué les actions de Netanyahu et s'est engagée à faire s'aligner le Venezuela sur la stratégie régionale américano-israélienne.

Machado a même déclaré que, si elle était élue présidente du Venezuela, elle transférerait l'ambassade vénézuélienne de Tel-Aviv à Qods-Est occupée.

Son parti, Vente Venezuela, a également scellé un accord de coopération stratégique avec le Likoud de Netanyahu en 2020, visant à renforcer les relations sur les plans politique, idéologique et sécuritaire.

Son plaidoyer en faveur d'une intervention militaire étrangère au Venezuela révèle une vision du monde cohérente [par rapport à ses prises de positions sur la scène de la politique interne], et cette vision consiste à voir la guerre comme outil politique légitime.

Lorsqu'elle a reçu le prix Nobel de la paix en 2025, des militants ont, à juste titre, condamné cette récompense comme une contradiction grotesque : celle d'honorer une personnalité dont les opinions politiques normalisent les sanctions, les coups d'État et le génocide.

Reza Pahlavi

Reza Pahlavi, le fils exilé du Shah déchu d'Iran s'est de plus en plus positionné comme un belliciste par procuration, alignant ses ambitions politiques sur les guerres régionales menées par Israël.

Suite à l'opération menée par le Hamas le 7 octobre 2023 et à l'offensive israélienne qui s'en est suivie contre Gaza, Pahlavi a ouvertement soutenu les bombardements dévastateurs d'Israël sur le territoire assiégé, reprenant à son compte un discours décrivant les pertes civiles massives comme étant une nécessité stratégique.

L'attitude belliciste de Pahlavi ne se limite pas à Gaza, mais s'étend également à l'Iran, qu'il considère comme le sien.

Pahlavi a publiquement soutenu l'agression militaire israélienne contre l'Iran en juin, voyant dans les frappes israéliennes une opportunité d'affaiblir la République islamique, quel qu'en soit le coût pour les civils. Ses visites dans les territoires occupés par Israël en 2023 et en 2025 – où il a rencontré des personnalités comme Netanyahu – ont été largement médiatisées et interprétées comme un alignement sur la stratégie militaire israélienne.

Un rapport de 2025 a également révélé que des sources liées au régime israélien ont lancé des campagnes sur les réseaux sociaux en langue persane, utilisant de faux comptes et du contenu généré par l'IA, présentant Pahlavi comme la principale figure de l'opposition iranienne, une tentative qui n'a pas permis d'obtenir un soi-disant soutien national.

Lindsey Graham

Le sénateur américain Lindsey Graham est depuis longtemps l'un des bellicistes les plus virulents et les plus dangereux de la politique américaine, notamment en ce qui concerne Gaza et l'Iran.

Malgré les preuves de plus en plus nombreuses émanant d'agences internationales, d'experts de l'ONU et d'organisations de défense des droits humains démontrant que la guerre menée par Israël contre Gaza constitue un génocide, Graham a nié ces accusations à maintes reprises, affirmant sans vergogne qu'Israël a la capacité de commettre un génocide mais « choisit de ne pas le faire ».

Sa rhétorique va bien au-delà du simple déni. Graham a exhorté Israël à faire « tout ce qu'il faut » pour gagner, allant jusqu'à invoquer les bombardements nucléaires américains d'Hiroshima et de Nagasaki comme justification historique d'un recours à la force disproportionnée.

En déclarant que les États-Unis devraient fournir à Israël toutes les munitions nécessaires pour « en finir », il adopte un discours qui considère l'élimination de civils comme un objectif militaire légitime.

De plus, il a comparé la situation à Gaza à celle de Tokyo et Berlin après la Seconde Guerre mondiale, insistant sur le fait que la ville devait être prise « par la force » et reconstruite de fond en comble – après sa destruction totale – pour empêcher la résurgence de la Résistance.

Il a défendu avec véhémence Netanyahu contre toute responsabilité juridique internationale, menaçant de sanctions les alliés des États-Unis qui oseraient appliquer les mandats d'arrêt de la CPI.

Au-delà de la situation à Gaza, Graham a également plaidé de manière constante pour une intervention militaire directe des États-Unis contre l'Iran.

Il a qualifié les frappes sur les installations nucléaires iraniennes de « historiques » et a ouvertement appelé à la destruction des infrastructures pétrolières iraniennes et à un « changement de régime » à Téhéran.

Howard Kohr

Howard Kohr, ancien PDG de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le tristement célèbre groupe de pression sioniste américain, incarne le bellicisme institutionnel dans sa forme la plus abjecte.

Pendant près de trente ans, Kohr a supervisé la transformation de l'AIPAC en l'un des groupes de pression les plus puissants de Washington, façonnant un consensus bipartisan en faveur d'un soutien inconditionnel à l'occupation et au génocide à Gaza, quelle que soit l'ampleur des violences.

Sous sa direction, l'AIPAC a porté à la perfection l'art de soustraire Israël à toute responsabilité, et ce alors même que la Cour internationale de justice (CIJ) avait estimé, en 2024, qu'il était « plausible » qu'Israël ait violé la Convention sur le génocide à Gaza.

Kohr a qualifié ces conclusions de « calomnie rituelle », et de prétendre qu'Israël avait déployé des « efforts extraordinaires » pour éviter les victimes civiles, alors que plus de 70 000 Palestiniens, pour la plupart des femmes et des enfants, avaient été tués.

Il a joué un rôle central dans les démarches visant à garantir à Israël des milliards de dollars d'aide militaire américaine annuelle et s'est systématiquement opposé à toute condition imposée à cette aide pendant le génocide de Gaza.

Tout au long de son mandat, il a également désigné l'Iran comme la « menace ultime », plaidant pour une confrontation militaire et faisant de la guerre un élément central des intérêts des États-Unis.

Jonathan Greenblatt

Jonathan Greenblatt, à la tête de l'Anti-Defamation League (ADL), incarne une approche discursive marquée par un bellicisme qui étouffe toute forme d'opposition, délégitimant ainsi la dissidence et ouvrant la voie à des actes de violence de masse.

Bien qu'il présente l'ADL comme une organisation engagée dans la défense des droits civiques, il a en réalité transformé cette institution en un puissant groupe de lobbying, défendant avec ferveur les actions israéliennes, y compris celles qui sont perçues comme des actes de génocide et de colonialisme de peuplement.

Avec un budget annuel avoisinant les 100 millions de dollars, l'ADL a collaboré étroitement avec d'autres groupes de lobbying sionistes basés aux États-Unis pour justifier l'expansion d'Israël à Qods-Est et en Cisjordanie, s'opposer au retour des réfugiés palestiniens et soutenir l'intervention militaire américaine en Asie de l’ouest

Dans ce contexte, l'ADL n'hésite pas à diffamer ceux qui critiquent le sionisme, les qualifiant d'extrémistes, de terroristes ou d'antisémites.

Greenblatt a également nié l'existence d'un génocide israélien à Gaza, rejetant la responsabilité des destructions sur le Hamas. Il a fait des comparaisons controversées entre les manifestants étudiants et des groupes terroristes tels qu'Al-Qaïda et Daech, des analogies qui ont été largement condamnées par des organisations de défense des libertés civiles pour leur caractère irresponsable et dangereux.

En instrumentalisant les accusations d'antisémitisme, Greenblatt a contribué à faire taire l'opposition et à normaliser des politiques qui permettent le génocide.

Il a également mené une campagne de diffamation contre les médias iraniens, notamment Press TV, l'accusant faussement d'antisémitisme afin de persuader les gouvernements occidentaux d'imposer de nouvelles sanctions au principal réseau médiatique international de la République islamique d'Iran.

Mike Pompeo

La carrière de Mike Pompeo illustre la fusion entre fanatisme religieux et politique belliciste.

En tant que directeur de la CIA, puis secrétaire d'État sous la première administration Trump, Pompeo a été l'un des principaux artisans de la campagne de « pression maximale » contre l'Iran, notamment en se retirant de l'accord nucléaire de 2015 et en imposant des sanctions unilatérales contre la RII.

Il a joué un rôle central dans l'assassinat, en 2020, du lieutenant-général Qassem Soleimani, commandant des forces antiterroristes iraniennes, un acte qui a plongé la région au bord d'une guerre ouverte.

Suite à l'agression israélienne de juin contre l'Iran – qui a fait au moins 1 000 victimes civiles –, Pompeo a qualifié les frappes de « justes » et « absolument nécessaires », incitant ensuite à poursuivre les attaques à chaque fois que l'Iran tenterait de reconstruire son infrastructure nucléaire civile.

Concernant Gaza, Pompeo a toujours adopté une position belliciste maximaliste, affirmant tout au long de l'année 2025 que la seule solution était l'« écrasement » et l'élimination totale du Hamas.

Il a dénoncé les efforts de cessez-le-feu comme étant de « l'apaisement », présentant la diplomatie elle-même comme une menace pour la domination américaine et israélienne.

Alex Karp

Alex Karp, PDG de Palantir, entreprise spécialisée dans la surveillance, incarne la guerre algorithmique, où le génocide est facilité par les données, la surveillance et le ciblage assisté par l'IA.

La technologie de Palantir a été utilisée par l'armée israélienne lors du génocide de Gaza, plaçant ainsi l'entreprise au cœur des critiques et des manifestations internationales

Interpellé par des manifestants dénonçant le rôle de Palantir dans le massacre de Palestiniens, Karp a répondu avec mépris, affirmant que les victimes étaient « principalement des terroristes » et qualifiant les manifestants pro-palestiniens d'« idiots utiles » au service des intérêts du Hamas.

Il a assimilé le soutien à Israël à un soutien à « l'Occident » et en tenant des réunions de conseil d'administration à Tel Aviv, Karp a manifesté son loyauté symbolique envers un régime accusé de génocide

Le « partenariat stratégique » de Palantir avec le ministère israélien de la Défense fournit une technologie spécifiquement conçue pour les missions de guerre, faisant d'elle une composante essentielle de l'infrastructure militaire israélienne pour massacrer les Palestiniens.

Ben Shapiro

Dans l'écosystème médiatique contemporain, Ben Shapiro se positionne comme un fervent belliciste, dont le discours contribue à justifier des actes de violence extrêmes, y compris le génocide, par le biais d'une répétition incessante et souvent incohérente des messages.

Commentateur conservateur bénéficiant d'une large audience, Shapiro prône depuis longtemps la « paix par la force » et présente l'agression israélienne contre l'Iran et Gaza comme à la fois morale et nécessaire.

Depuis le début de la guerre génocidaire contre Gaza fin 2023, Shapiro défend sans réserve l'agression militaire israélienne, tout en condamnant les mouvements de résistance palestiniens. Il a essayait de minimiser systématiquement les pertes civiles résultant des bombardements israéliens, les qualifiant d'inévitables.

En avril 2025, Israël l'a honoré lors de sa cérémonie officielle de la fête de l'Indépendance. La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, l'a qualifié de « l'un des plus grands soutiens d'Israël au monde », reconnaissant ainsi son rôle dans la légitimation de la guerre à distance.

Ces personnalités incarnent les différentes facettes d'un même écosystème belliciste qui non seulement banalise les massacres, mais récompense également l'impunité, tout en considérant des populations entières comme des sacrifices acceptables.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV