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L’Iran et le Qatar soutiennent l’intégrité territoriale du Yémen dans un contexte d’affrontements saoudo-émiratis dans le sud du pays

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (à gauche), et le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani

Le ministre iranien des Affaires étrangères et son homologue qatari, qui est également Premier ministre, ont souligné l’importance de préserver l’intégrité territoriale et l’unité du Yémen face à l’escalade des affrontements dans le sud.

Lors d’une conversation téléphonique, Abbas Araghchi et le cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani ont discuté des évolutions régionales ainsi que des récents événements au Yémen.

Les tensions au Yémen se sont intensifiées le 3 décembre lorsque les forces du Conseil de transition du Sud (CTS), affiliées aux Émirats arabes unis, ont pris le contrôle du Hadramaout après des affrontements avec des forces soutenues par l’Arabie saoudite.

Le CTS a ensuite étendu sa mainmise au gouvernorat oriental d’al-Mahrah sans rencontrer de résistance signalée et a recruté des forces locales dans les deux régions.

À la suite du récent renforcement militaire du Conseil de transition du Sud, l’Arabie saoudite a mené des frappes aériennes vendredi, ciblant des positions du CTS. Ces frappes visaient notamment plusieurs sites utilisés par les forces d’élite Hadhrami dans la région de Ghayl bin Yamin, à proximité de gisements de pétrole stratégiques. Selon les informations disponibles, aucun blessé ni dégât matériel n’est à déplorer.

Le Conseil de transition du Sud (CTS) a annoncé vendredi qu’il était ouvert à une collaboration ou à des accords visant à protéger ce qu’il a qualifié d’intérêts mutuels avec l’Arabie saoudite, tout en prenant en compte les aspirations de la population du sud du Yémen.

Les Émirats arabes unis ont été un partenaire essentiel dans la guerre menée par l’Arabie saoudite et soutenue par les États-Unis contre le Yémen et le gouvernement dirigé par Ansarallah à Sanaa, qui a débuté en 2015. Parallèlement, Riyad et Abou Dhabi se sont livrés à une rivalité acharnée pour le contrôle des ressources et des ports stratégiques du Yémen.

Les critiques affirment qu’en effet, les deux pays collaborent pour diviser le Yémen selon leurs propres intérêts. Ils suggèrent que la revendication d’autonomie locale n’est qu’une façade, dissimulant une volonté d’influence plus profonde, Hadramaout devenant un enjeu majeur de cette lutte de pouvoir.

Outre le Yémen, les ministres ont exprimé leur inquiétude quant à la situation en Palestine et au Liban, évoquant la poursuite des attaques israéliennes et les violations des accords de cessez-le-feu.

Ils ont souligné la nécessité d’exercer une pression internationale sur Israël pour qu’il mette fin aux actions ciblant les civils et qu’il respecte ses engagements.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV