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La maltraitance dans un centre de détention pour mineurs en Hongrie suscite la colère publique

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les manifestants hongrois réclament la démission du Premier ministre hongrois, suite à la révélation d’un scandale de maltraitance d’enfants dans un centre de détention pour mineurs à Budapest, le 13 décembre 2025. (Photo par l'AFP)

Des milliers de Hongrois ont manifesté samedi 13 décembre jusqu’aux bureaux du Premier ministre Viktor Orban, à l’appel de Peter Magyar, chef du parti d’opposition TISZA, qui a exhorté le dirigeant hongrois à démissionner à la suite d’un scandale de maltraitance dans un centre de détention pour mineurs.

Les manifestants ont traversé les rues de Budapest derrière une banderole portant l’inscription « Protégez les enfants ! », brandissant des peluches et des torches en signe de solidarité avec les victimes de violences physiques dans une affaire remontant à plusieurs années.

Le parquet hongrois a indiqué mercredi que sept personnes avaient été jusqu’à présent placées en détention dans le cadre de l’enquête concernant ce centre public pour mineurs de Budapest. Parmi eux figurait le directeur récemment démissionnaire, après que des images de vidéosurveillance le montrant en train de donner un coup de pied dans la tête d’un garçon avaient été diffusées.

Depuis plusieurs mois, le parquet enquête sur l’ancien directeur du centre, soupçonné d’avoir dirigé un réseau de prostitution, de blanchiment d’argent et de traite des êtres humains.

Ainsi, le Premier ministre hongrois fait face au plus grand défi de sa carrière de 15 ans, à l'approche des élections prévues en avril 2026. Orban a également condamné ces maltraitances dans une interview accordée au média hongrois Mandiner, les qualifiant d’inacceptables et de criminelles. « Même les jeunes délinquants ne devraient pas être traités de la sorte », a-t-il ajouté.

 « Chaque jour, de nouvelles révélations toujours plus révoltantes apparaissent, des choses que je n’aurais jamais cru possibles dans ce pays », a fait part Judit Vörös, l’une des manifestantes.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement a placé les cinq centres de détention pour mineurs de Hongrie sous la supervision directe de la police, tandis que les procureurs poursuivent leur enquête.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV