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États-Unis : une fusillade a fait deux morts et plusieurs blessés sur le campus de l’Université Brown

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une nouvelle fusillade de masse a frappé les États-Unis samedi 13 décembre, cette fois sur le campus de l’université Brown dans l’État du Rhode Island (nord-est). (Illustration)

Une nouvelle fusillade de masse a frappé les États-Unis, samedi 13 décembre, cette fois sur le campus de l’université Brown dans l’État du Rhode Island (nord-est), faisant au moins deux morts et neuf blessés graves. L’assaillant, un homme non identifié, a ouvert le feu avant de prendre la fuite, déclenchant une vaste opération de recherche des forces de l’ordre.

Les autorités locales ont confirmé qu’aucune interpellation n’avait encore eu lieu. « Nous n’avons pas de tireur en détention à ce stade et un ordre de s’abriter sur place est en vigueur », a indiqué le maire de Providence, Brett Smiley, lors d’une conférence de presse. Il a précisé que les neuf personnes grièvement blessées se trouvent dans un état stable.

Évoquant la récurrence des violences armées aux États-Unis, le maire s’est dit profondément affecté par cet incident. « C’est malheureusement le type d’événement que la ville de Providence et l’État du Rhode Island espéraient ne jamais connaître », a-t-il déclaré.

Pour sa part, la présidente de l’université, Christina Paxson, a déclaré avoir été informée que dix personnes touchées par les coups de feu, y compris les deux morts, étaient des étudiants.

D’après Frank Doyle, un responsable de l’Université Brown, les tirs ont eu lieu dans le bâtiment d’ingénierie et de physique, où des examens étaient en cours.

Le chef adjoint de la police de Providence, Tim O’Hara, a pour sa part décrit le suspect comme « un homme habillé en noir » selon les premières informations, et a indiqué qu’aucune arme n’avait été découverte sur les lieux. Il a ajouté, sur la base de témoignages, que l’individu aurait pu porter un masque pour dissimuler son visage.

Le président américain Donald Trump a réagi sur sa plateforme Truth Social, affirmant avoir été informé de la situation et confirmant la présence du FBI sur place.

Dans un premier message, il a annoncé à tort l’arrestation du suspect, avant de se rétracter quelques instants plus tard en publiant un correctif précisant que « le suspect n’a pas été arrêté », suivant un démenti des autorités locales.

Avec un nombre d’armes à feu supérieur à celui de sa population, les États-Unis enregistrent le taux de mortalité par arme à feu le plus élevé parmi les pays développés.

Les fusillades de masse, devenues un fléau récurrent, se succèdent sans qu’aucune administration n’ait réussi à imposer un contrôle significatif, une large partie de l’opinion publique demeurant farouchement attachée au droit constitutionnel de port d’arme.

Les données de l’ONG Gun Violence Archive pour l’année 2024 sont accablantes : plus de 16 000 personnes ont été tuées par balle, un chiffre qui exclut les décès par suicide. Ce bilan s’inscrit dans une normalité où l’histoire américaine récente est scandée par des tueries de masse. Aucun espace de la vie sociale n’apparaît désormais comme un lieu sûr : ni l’entreprise, ni l’église, ni le supermarché, ni la discothèque, ni la voie publique, ni les transports en commun n’échappent à cette violence omniprésente.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV