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La députée insoumise, faisant partie de la flottille Global Sumud, dénonce des violences physiques et des humilations lors de sa détention par Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Marie Mesmeur arrivée à Rennes, le 9 octobre, dans le quartier Italie de Rennes. ©Radio France

La députée LFI, Marie Mesmeur, dénonce des violences physiques et des humiliations lors de sa détention en Israël au micro d'ICI Armorique jeudi 9 octobre, après son retour en France. Elle faisait partie de la flottille humanitaire Global Sumud, à destination de Gaza.

Son bateau, le Sirius, a été arraisonné par les forces israéliennes le mercredi 1er octobre dernier. Après 24 heures coincée sur le navire, « sans manger ni boire », elle est incarcérée dans la prison du désert du Néguev, surnommée le « Guantanamo israélien », connue pour ses conditions de détention difficiles et abusives, selon les avocats des prisonniers. « Je suis excessivement éreintée », prévient Marie Mesmeur, « ces cinq jours de détention paraissaient si long. Tout était brutal, arbitraire et humiliant ».

« Dans le regard des surveillants, on ne voyait que de la brutalité », témoigne Marie Mesmeur, qui dit avoir subi des violences psychiques et physiques. « J'ai reçu des coups, dont je porte la trace encore aujourd'hui, parce que j'ai tenté de défendre deux de mes codétenus le dernier soir. Elles étaient mises à terre et violentées par huit soldats, alors qu'elles avaient seulement pris des matelas. »

Dans sa cellule, la députée de Rennes dit « avoir manqué de tout », n'a pas reçu de « médicaments » ni « d'eau ». « Dans ces conditions d'hygiène, on a eu des infections urinaires. » Il y avait « 14 femmes » pour une cellule autorisant seulement « cinq » détenues, relate Marie Mesmeur. Elle salue aussi le « courage » de la militante suédoise Greta Thunberg, « humiliée et rabaissée » avec « une violence sans nom ».

Marie Mesmeur ajoute qu'elle a refusé à huit reprises de signer des documents présentés par les agents israéliens disant qu'elle avait « franchi le sol israélien » en toute illégalité et lui interdisant de revenir pendant 100 ans, « un aveu de culpabilité intolérable », selon la députée, qui a finalement été libérée lundi dernier.

Dans le même temps, l’eurodéputée écologiste, Mélissa Camara, est toujours détenue à la prison en Israël. La flottille sur laquelle elle se trouvait en route pour Gaza a été arrêtée dans la nuit du 7 au 8 octobre par l'armée israélienne.

Selon l'équipe de l'eurodéputée, qui est également élue au Conseil municipal de Lille, Mélissa Camara a été transférée ce jeudi 9 octobre matin dans la prison de Ktziot, située dans le désert du Néguev. Son équipe décrit cette prison comme « tristement célèbre pour ses traitements indignes, la violence et les conditions de détention inhumaines ».

Dans une lettre adressée au président français, Emmanuel Macron, les élus écologistes, parmi lesquels les Nordistes Marine Tondelier et la députée européenne Majdouline Sbai, demandent une intervention urgente concernant sa détention.

Les forces navales israéliennes ont attaqué et saisi les navires de la flottille Global Sumud, arrêtant plus de 450 activistes venus de plus de 40 pays.

La flottille tentait de livrer une aide humanitaire à Gaza où le régime israélien maintient un blocus depuis près de 18 ans, entravant ainsi l’acheminement de l’aide humanitaires vers le peuple de la bande côtière.

Le blocus de Gaza touche près de 2,4 millions de personnes, dans une région où les frappes israéliennes ont coûté la vie à au moins 67 160 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV