À l’issue d’une réunion du cabinet, jeudi tard dans la nuit, le régime israélien a officiellement approuvé un accord de cessez-le-feu avec le Hamas, après deux ans de guerre génocidaire à Gaza.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé vendredi matin que le régime avait approuvé l'accord proposé par les États-Unis, ouvrant ainsi la voie à l'entrée en vigueur officielle du cessez-le-feu à Gaza.
L'accord prévoit le retrait des forces israéliennes de Gaza dans les 24 heures, suivi d'un échange complet de prisonniers entre les deux parties.
Avant la réunion du cabinet israélien, Netanyahu s'est entretenu avec l'envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, Steve Witkoff, et Jared Kushner, qui y participaient également.
Néanmoins, le vote sur le cessez-le-feu n'a pas été unanime, les ministres d'extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, ainsi que des membres de la Knesset de leurs partis respectifs, s'y étant opposés.
À l'heure actuelle, les attaques israéliennes sur Gaza devraient cesser et le retrait des forces d'occupation de Gaza devrait commencer prochainement.
Dans les heures précédant le vote du cabinet de Netanyahu, les frappes israéliennes se sont poursuivies. Des explosions ont été entendues jeudi dans le nord de Gaza, et une frappe contre un bâtiment de la ville de Gaza a tué au moins deux personnes et en a laissé plus de 40 coincées sous les décombres, selon la Défense civile palestinienne.
L'accord de cessez-le-feu prévoit une série de mesures immédiates : le retrait des forces israéliennes de Gaza, la réouverture du point de passage de Rafah et l'acheminement de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé.
Un point important de l’accord concerne l’échange de prisonniers, qui implique la libération de 250 Palestiniens purgeant des peines de prison à perpétuité et de 1 700 autres détenus depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre 2023.
L'annonce du cabinet israélien fait suite à un plan de cessez-le-feu en 20 points proposé par le président américain, Donald Trump, qui prévoit la libération de tous les captifs israéliens en échange de prisonniers palestiniens et la mise en place d'un nouvel organe de gouvernance à Gaza excluant le Hamas.
Ce plan prévoit également la formation d’une force de sécurité composée de Palestiniens et de troupes de pays arabes et musulmans, soulignant la nécessité de reconstruction et de stabilité dans la bande de Gaza.
Depuis octobre 2023, les forces israéliennes ont tué plus de 67 000 Palestiniens, dont plus de 80 % étaient des civils, selon des données divulguées par l’armée israélienne.
La guerre a également provoqué une famine généralisée et entraîné la destruction ou l’endommagement de la quasi-totalité des infrastructures existantes à Gaza, notamment des habitations, des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des églises.
De nombreux organismes internationaux, experts de l’ONU et pays ont qualifié les actions d’Israël à Gaza d’actes de génocide contre le peuple palestinien.