Les récentes frappes aériennes israéliennes visant le siège du mouvement de résistance palestinien Hamas à Doha, la capitale du Qatar, ont provoqué une vague de condamnations à l’échelle internationale. De nombreux observateurs et responsables politiques ont qualifié ces actions de « grave violation du droit international », et d’atteinte inacceptable à la souveraineté du Qatar.
Dans un communiqué diffusé, mardi 9 septembre, le mouvement de résistance palestinien Jihad islamique a exprimé son indignation face à cette attaque, dénonçant le ciblage d’une réunion de hauts responsables du Hamas comme un « acte totalement criminel ». Selon le Jihad islamique, cet acte d’agression ne respecte ni les normes humanitaires ni les lois internationales les plus fondamentales.
Le mouvement de résistance palestinien a également qualifié cette attaque d’« odieuse », affirmant qu’elle témoigne de l’intention d’Israël à poursuivre sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien. Le Jihad islamique a averti que de telles actions représentent une menace sérieuse qui ne peut être ignorée, exacerbant les tensions déjà présentes dans la région.
Le Jihad islamique a tenu l’administration du président américain Donald Trump pour responsable d’avoir permis au régime d’agir sans retenue.
En outre, Hussein al-Sheikh, secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a condamné cette attaque « odieuse », affirmant qu’elle « constitue une grave violation du droit international et de la souveraineté de l’État du Qatar ». Il a déclaré que l’attaque « est considérée comme une menace pour la sécurité et la stabilité dans la région ».
De son côté, Mahdi al-Mashat, chef du Conseil politique suprême du Yémen, a exhorté les pays arabes et musulmans à « prêter attention » aux plans israéliens avant qu’il ne soit trop tard. Il a mis en garde contre la répétition de telles attaques, affirmant que « ce qui s’est passé à Doha se reproduira davantage dans le reste du pays si nous ne nous unissons pas tous pour faire face à la menace sioniste ».
Parallèlement, un haut responsable israélien a déclaré à la chaîne israélienne Channel 13 que Khalil al-Hayya, haut dirigeant du Hamas à Gaza et Zaher Jabarin, président du Bureau politique du Hamas en Cisjordanie, étaient présents à la réunion lorsque l’attentat a été commis.
Des rapports suggèrent également que le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashaal, qu’Israël a tenté d’assassiner en Jordanie en 1997, était également présent à la réunion. Des sources du Hamas ont toutefois indiqué que la délégation, dirigée par al-Hayya, avait survécu à l’attaque.
Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a condamné « l’attaque lâche israélienne », la qualifiant de violation du droit international et de menace pour la sécurité du Qatar.