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« Non négociable » : l'Iran réaffirme son « droit légal » à utiliser l'énergie nucléaire civile

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le bâtiment du ministère iranien des Affaires étrangères à Téhéran. (Archives)

L’Iran a réitéré une fois de plus sa position « immuable » sur les sujets de discussion dans les pourparlers indirects avec les États-Unis ; Téhéran se réserve le droit légal d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

« Notre position et le cadre de principe dans lequel nous avons entamé les négociations [avec les États-Unis] sont immuables », a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran ce lundi 5 mai.

« Ce qui est clair, c’est que les positions de principe de l’Iran concernant l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire sont un droit légal ; il est impossible d’adhérer à un traité pour n’en accepter que les obligations », a-t-il ajouté, indiquant que l’Iran s’attend également à en tirer des bénéfices. 

Il a rejeté certains arguments « fallacieux » sur l’énergie nucléaire iranienne. « Ils sont dépourvus de fondement scientifique ou factuel, a-t-il estimé. L’Iran se réserve le droit de pouvoir enrichir de l’uranium en tant que membre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). »

Sous la médiation d’Oman, l’Iran et les États-Unis ont tenu trois cycles de négociations indirectes. Ces pourparlers se sont tenus à Mascate, la capitale omanaise, ainsi qu’à Rome, la capitale italienne, les 12, 19 et 26 avril dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire pacifique iranien et la levée des sanctions imposées à Téhéran.

Les deux parties prenantes ont, à ce jour, exprimé leur satisfaction quant à l’évolution des négociations. Elles les qualifient de « positives » et de « progressives ».

À noter qu’un quatrième cycle de pourparlers devait se tenir le 3 mai à Mascate, mais il a été reporté pour des « raisons logistiques et techniques », comme l’a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

« Avec les interlocuteurs omanais et américains, nous avons décidé de reporter le 4ème cycle de négociations pour des raisons logistiques et techniques », a-t-il écrit sur X jeudi.

L’Iran prêt à tenir une réunion avec l’E3

M. Baghaï a déclaré que l’Iran avait exprimé depuis longtemps sa volonté de rencontrer la troïka européenne – la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.

« Nous sommes prêts à tenir une telle réunion et nous devrions parvenir à un consensus sur le calendrier », a souligné le porte-parole iranien.

En réponse à une question sur les récentes actions et remarques de responsables français contre l’Iran, il a déclaré : « Nous invitons la France et les autres pays européens à jouer un rôle constructif dans tout processus de négociation. »

Certaines positions prises par la France n’ont aucun fondement dans le droit international et sont contraires à ses principes : « Elles ne sont pas logiquement acceptables. »

Il a réitéré une fois de plus que les négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis ne portent que sur les questions nucléaires et la levée des sanctions et a averti que certaines demandes non pertinentes ne seraient d’aucune utilité. « La République islamique a prouvé son engagement à poursuivre la voie des négociations pratiques », a-t-il indiqué.

« Nous attendons le point de vue d’Oman sur l’avenir et la poursuite des négociations », a expliqué le diplomate iranien au sujet du report du quatrième round des pourparlers.

En réponse à une question sur l’annulation du voyage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en Azerbaïdjan, M. Baghaï a déclaré que toute visite des responsables du régime israélien dans n’importe quel pays est « inquiétante et malencontreuse ». « Les responsables israéliens ont perpétré les crimes les plus odieux contre le peuple palestinien, le monde entier doit agir pour empêcher la normalisation de ces crimes. »

La visite de Netanyahu en Azerbaïdjan aurait été annulée en raison d’un « agenda politique chargé », à en croire un communiqué du bureau du Premier ministre du régime. Toutefois, les médias israéliens ont lié cette annulation au refus de la Turquie d’accorder une autorisation de survol à son avion officiel.

En cas d’attaque, l’Iran considère un pays tiers comme une « cible légitime »

M. Baghaï a également donné des explications sur les propos tenus dimanche soir par le ministre iranien de la Défense, le général de brigade Aziz Nasirzadeh, concernant le ciblage des bases américaines dans la région en cas d’attaque contre le pays.

Il a déclaré que le ministre de la Défense avait mis l’accent sur les liens fraternels de l’Iran avec les pays de la région et que la politique étrangère de Téhéran était basée sur le bon voisinage et l’amitié avec tous les pays de la région.

« Tous les pays ont le devoir d'empêcher l'action d'une tierce partie contre un autre pays. Si une action est menée depuis le territoire d'un pays contre le territoire iranien, ce point constituera une cible légitime pour [l'Iran] », a-t-il souligné.

Lors d’une cérémonie de dévoilement du dernier missile balistique iranien, nommé Qassem Basir, le général Nasirzadeh a déclaré que l’Iran n’avait jamais déclenché de guerre et n’en déclencherait pas à l’avenir.

En cas d’agression militaire des États-Unis ou d’Israël, le ministre a déclaré que l’Iran ciblerait leurs intérêts, leurs bases et leur personnel partout où cela serait jugé nécessaire.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV