TV

Frappes meurtrières israéliennes à Shuja'iyya et Khan Younès

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des Palestiniens fuient leurs maisons avec leurs biens après que l’armée israélienne a émis des ordres de déplacement forcé, dans le quartier de Shuja'iyya à Gaza, le 3 avril 2025. ©Reuters

Israël a lancé une nouvelle offensive terrestre à Gaza, faisant de nombreuses victimes civiles selon les secouristes sur place.

L’armée israélienne affirme opérer dans le quartier de Shuja'iyya pour y étendre la prétendue « zone de sécurité », et prétend avoir permis aux civils d’évacuer la zone.

Pourtant, les premières informations font état d’un bombardement ayant tué une mère et sa fille parmi les déplacés de Shuja'iyya. La Défense civile gazaouie rapporte au moins 30 morts depuis ce matin, un bilan encore provisoire. À Khan Younès, une seule frappe a fait 25 morts, selon des sources médicales de l’hôpital Nasser.

« La situation est extrêmement dangereuse, la mort nous guette de toutes parts », témoigne Elena Halas dans un message à l’AFP, ajoutant que sa famille et elle-même étaient coincées dans la maison de sa sœur à Shuja'iyya.

Depuis l’effondrement d’une trêve temporaire, Israël a intensifié ses attaques pour s’approprier des territoires à Gaza. En parallèle, les frappes israéliennes se sont également intensifiées contre le Liban et la Syrie, avec un bombardement ayant entraîné la mort d’un commandant du Hamas et de son fils dans la ville de Saïda, au sud du Liban.

Le ministre israélien des Affaires militaires, Israël Katz, a annoncé mercredi 02 avril la poursuite de l’offensive militaire dans la bande de Gaza, avec pour objectif de « s’emparer de larges zones du territoire afin d’en faire des soi-disant zones de sécurité israélienne », sans en préciser la superficie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu justifie ces actions comme un moyen de contraindre le Hamas à libérer les derniers captifs israéliens capturés lors de l’opération d’octobre 2023 dans les colonies du sud.

Netanyahu a affirmé qu’Israël collaborait étroitement avec les États-Unis pour mettre en œuvre le projet élaboré par le président Donald Trump, visant à relocaliser les habitants de Gaza.

Les récentes frappes aériennes israéliennes ont particulièrement touché la ville de Gaza, ainsi que les localités de Beit Lahia, Rafah et Khan Younès ; des dizaines de personnes ont été tuées et plusieurs autres, blessées.

Jeudi, des centaines de milliers de Gazaouis se sont vus contraints de fuir, donnant lieu à l’un des plus grands déplacements de population depuis le début de la guerre, alors que les forces israéliennes avançaient dans les décombres de Rafah.

Un jour après l’annonce de leur intention de s’emparer de « vastes étendues » de ce territoire surpeuplé, les forces israéliennes ont pénétré dans la ville située à la frontière sud de la bande de Gaza, qui servait de dernier refuge aux personnes fuyant d’autres zones pendant une grande partie de la guerre.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, 112 Palestiniens ont perdu la vie à la suite des frappes israéliennes, dont au moins 70 dans la ville de Gaza, au nord de la bande.

La Défense civile palestinienne a rapporté que parmi les victimes se trouvaient des femmes et des enfants, tandis que six personnes étaient toujours portées disparues après une attaque contre l’école Dar al-Arqam, située dans le quartier d’al-Tuffah, au nord-est de la ville. Parmi elles, une femme enceinte qui attendait des jumeaux, soulignant la tragédie humaine sévissant dans la bande côtière ravagée par la guerre.

Le maire de Beit Hanoun, Mohammad Nazek Al-Kafarna, est parmi les victimes de la frappe israélienne qui a frappé l’école jeudi.

Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré jeudi que 1163 personnes ont été tuées dans le territoire palestinien depuis qu’Israël a repris ses bombardements intensifs le 18 mars, le bilan total des morts s’élève à 50 523 depuis le 7 octobre 2023.

L’entité israélienne a accepté les conditions de longue date avancées par le Hamas dans le cadre des négociations qui ont abouti à un cessez-le-feu à Gaza, entré en vigueur le 19 janvier, mais la situation a pris un tournant dramatique.

En effet, le 18 mars, Israël a mis fin unilatéralement à la trêve et repris la campagne de bombardements incessants sur Gaza, exacerbant encore davantage les souffrances des civils.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV