La porte-parole du gouvernement iranien a déclaré que Téhéran surveillait de près le comportement des groupes armés qui ont forcé le président syrien Bachar al-Assad à quitter le pouvoir, soulignant que leur éloignement envers Israël est un critère essentiel pour déterminer l’approche de Téhéran envers les nouveaux dirigeants de Damas.
« Leur écart par rapport au régime sioniste est l’un des facteurs qui sont importants pour nous », a déclaré Fatemeh Mohajerani aux journalistes lors d’un point de presse hebdomadaire dans la capitale Téhéran, mardi.
Elle a ajouté que Téhéran surveillait de près l’évolution de la situation en Syrie et attendait avec impatience de voir le comportement et les actions des groupes armés au pouvoir avant de décider d’une approche envers le pays arabe.
Mohajerani a noté que les engagements pris par l’Iran en Syrie étaient conformes à ses « intérêts nationaux ». D’après la porte-parole iranienne, le gouvernement d’Assad s’est effondré parce qu’il n’avait pas engagé de négociations avec son propre peuple et que son armée n’avait aucune motivation pour se battre pour lui.
« Nous avons des relations de longue date avec la Syrie, tant sur le plan culturel que sur le plan civilisationnel. Nos commerçants voyageaient au Levant depuis les temps anciens, nos liens avec la Syrie ont donc une longue histoire. Nous espérons que ce qui nous attend sera bon pour le peuple syrien auquel nous souhaitons le meilleur », a déclaré la porte-parole du gouvernement iranien.
Mohajerani a également déclaré que des milliers d’Iraniens ont été rapatriés de Syrie depuis le renversement d’Assad.
« Au cours des trois derniers jours, 4 000 citoyens iraniens sont rentrés en Iran », a-t-elle précisé, affirmant qu’ils étaient répartis sur 10 vols organisés par la compagnie aérienne privée Mahan Airlines, basée à Téhéran.
Elle a ajouté que l’Iran poursuivrait ses efforts « jusqu’au départ du dernier Iranien » de Syrie. Environ 10 000 citoyens iraniens ont vécu en Syrie ces dernières années, selon les chiffres officiels.
Le 27 novembre, des groupes armés ont lancé une double attaque-surprise contre Alep et la campagne d’Idlib, en Syrie. Ils ont par la suite avancé vers le Sud pour prendre le contrôle de plusieurs grandes villes, dont Hama, Homs, Deraa et Soueïda, avant d’entrer dans la capitale Damas tôt le 8 décembre.