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Mobilisation pro-Gaza : Sciences Po Paris fermé, la police intervient pour évacuer les étudiants pro-palestiniens

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des manifestants pro-palestiniens bloquent l'accès à Sciences Po, à Paris, le 26 avril 2024. ©SIPA

Les principaux bâtiments de Sciences Po Paris étaient fermés vendredi matin, par décision de la direction après un nouveau rassemblement des dizaines d’étudiants mobilisés pour Gaza. La police a fini par intervenir pour procéder à l’évacuation des bâtiments.

Le Comité Palestine, qui a tenu un point presse retransmis sur les réseaux sociaux vers 10H45, a annoncé « refuser le compromis » proposé par la direction de Sciences Po Paris. Quelques instants plus tard, la police a décidé d’intervenir pour évacuer les militants des locaux de l’université.

Un peu plus tôt, deux étudiantes de Sciences Po ne souhaitant pas donner leur identité ont déclaré à la presse présente au bout de la rue Saint-Guillaume que « dix étudiants sont en grève de la faim », sept sur le campus de Sciences Po Paris et trois sur celui de Reims, en « solidarité avec les victimes palestiniennes ».

Selon la direction de la prestigieuse école, « autour de 70 à 80 personnes » occupent actuellement le hall de Sciences Po Paris, au 27 rue Saint-Guillaume, dans le centre de la capitale.

Un autre étudiant de Sciences Po a indiqué qu'une cinquantaine d'étudiants « étaient encore présents dans les locaux de la rue Saint-Guillaume » au moment où les forces de l'ordre sont entrés dans l'école, une semaine après une mobilisation émaillée de tensions à Sciences Po Paris et une précédente évacuation de locaux.

« La fermeté est et restera totale », a fait savoir de son côté Matignon. Gabriel Attal a « demandé l'intervention dès la réquisition de l'administrateur provisoire » de Sciences Po Paris, a-t-on précisé de même source.

Dans ce quartier huppé de Paris, la rue menant à l'école reste bloquée par les forces de l'ordre. À son extrémité, quelques dizaines d'étudiants chantent « on est là, même si Sciences Po le veut pas, nous on est là » ou encore « vive la lutte du peuple palestinien ».

Jeudi soir, la direction de Sciences Po Paris – qui accueille dans la capitale 5.000 à 6.000 étudiants – avait annoncé la fermeture de ses principaux locaux et invité étudiants et salariés à faire du télétravail.

Après un débat interne sur le Proche-Orient organisé jeudi matin par la direction, que les étudiants du Comité Palestine ont jugé « décevant », ces derniers effectuent un « sit-in pacifique » dans le hall de l’école.

A l’issue de ce débat de deux heures, auquel ont participé professeurs et étudiants, l’administrateur provisoire de l’école, Jean Bassères, a répété qu’il n’était pas question, comme le réclament certains étudiants, d’« investiguer » les relations de Sciences Po avec des universités israéliennes.

Des manifestants français protestant contre la guerre à Gaza ont également participé mercredi à la marche du 1er mai (Journée internationale du Travail). Outre la protestation contre les prix élevés, ces manifestants français réclamaient la fin de la guerre à Gaza.

Lors des manifestations du 1er mai à Paris, 45 manifestants ont été arrêtés et les policiers ont également fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les contestataires.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV