Le président iranien Ebrahim Raissi a déclaré que les ennemis de la nation iranienne s’imaginaient qu'ils pouvaient atteindre leurs objectifs illégitimes en recourant à la terreur mais que cette nation avait prouvé que de tels crimes ne peuvent jamais saper « son unité, sa sécurité et sa stratégie ».
Le président Raïssi a tenu ces propos mercredi soir 3 janvier 2024 alors qu'il recevait un appel téléphonique de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
Cet appel téléphonique intervient après la survenue de deux attaques terroristes dans la ville de Kerman sur le lieu où était oragnisée la cérémonie commémorative du 4ème anniversaire de la mort en martyr du commandant Soleimani ; les attaques ayant fait 84 morts et 284 blessés.
« Ces attentats terroriste ont eu lieu le jour de l'anniversaire et à proximité de la tombe d'un martyr connu comme un héros dans la lutte contre le terrorisme et la violence dans la région », a souligné Raïssi.
« Les ennemis de la nation iranienne s’imaginent qu’ils peuvent atteindre leurs objectifs illégitimes en recourant à la terreur, mais le peuple iranien a montré que ces crimes ne peuvent pas saper son unité, sa sécurité et sa stratégie », a-t-il fait noter.
Le président turc qui avait auparavant transmis ses condoléances écrites au gouvernement iranien, a déclaré : « J'ai jugé nécessaire de vous exprimer personnellement ma sympathie et mes condoléances concernant cette odieuse attaque terroriste. »
Les condamnations affluent par ailleurs après ce double attentat meurtrier qui a fait des dizaines de morts et de blessés parmi les civils.
L’Union européenne (UE) a pour sa part condamné la double explosion dans le sud-est iranien. « L'UE condamne dans les termes les plus fermes les attentats à la bombe du mercredi 3 janvier... Cet acte de terreur a causé un bilan choquant de morts et de blessés civils », indique un communiqué de l'UE. « Les auteurs doivent être tenus responsables. »
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a également fermement condamné le double attentat perpétré à Kerman.
Dans un communiqué partagé mercredi, le bureau du porte-parole de l'ONU a indiqué que « les responsables devront répondre de leurs actes ».
Plusieurs pays européens dont les gouvernements d'Allemagne, de France, des Pays-Bas, d'Irlande et de Norvège, ont également condamné jeudi matin les explosions terroristes à Kerman.
Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et Bernard Cornut, politologue, s'expriment sur le sujet.