Les titres de la rédaction :
1- L’Algérie interdit le passage d’un avion militaire US à travers son espace aérien
Des sources concordantes ont révélé que l’Algérie a interdit le passage d’un avion militaire à travers son espace aérien.
Les tours de contrôle et les informations issues de messages et de tours de contrôle indiquent que l’avion militaire américain se dirigeait vers la base de Rota en Espagne, selon le journal américain The Cleveland.
L’avion a fait demi-tour après avoir utilisé un mot de passe entre les tours de contrôle algériennes et l’avion militaire américain représenté par Joshua Harris. Il n’a pas été autorisé à traverser, selon le journal espagnol La Razón.
Il s’agit d’un avion de transport militaire lourd de type "Boeing C-17 Globemaster".
L’avion est utilisé pour le transport stratégique rapide de troupes et de fournitures pour le transport tactique, fournissant continuellement des approvisionnements à toutes les bases d’opérations et de combats potentielles.
Jusqu’à la rédaction de ces lignes, les autorités algériennes, américaines et espagnoles n’ont pas confirmé la véracité des informations circulant.
Il convient de mentionner que l’Algérie a vivement condamné l’agression israélienne sur la bande de Gaza, plaidant devant le Conseil de sécurité des Nations Unies en faveur du droit des Palestiniens à établir leur État indépendant avec Jérusalem (Qods, ndlr) comme capitale.
Les positions de l’Algérie vont à l’encontre de celles des États-Unis, qui ont opposé leur veto à l’arrêt des hostilités à Gaza.
En ce qui concerne la réalité des relations entre l’Algérie et les États-Unis, elles sont décrites comme bonnes et équilibrées, malgré les divergences de positions entre les deux pays sur plusieurs questions.
L’année 2023 a été marquée par la visite de plusieurs hauts responsables du ministère des Affaires étrangères en Algérie, consacrée à la discussion de dossiers importants.
Plus tôt, Washington a annoncé son soutien à l’approche pacifique de l’Algérie pour résoudre les crises dans la région. Les États-Unis ont également récemment modifié la position de Donald Trump sur la question du Sahara occidental pour revenir à soutenir les résolutions des Nations Unies concernant ce dossier.
Source: awras
2- Egypte : AIIB approuve un prêt de 100 millions $ pour la construction du deuxième terminal à conteneurs du port de Damiette
En cours depuis janvier 2023, le chantier du deuxième terminal du port de Damiette reçoit un coup d’accélérateur avec l’approbation d’un nouveau financement.
L’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) a approuvé un prêt de 100 millions USD en faveur de Damietta Alliance Container Terminal, concessionnaire du port égyptien de Damiette, pour les travaux de construction du deuxième terminal à conteneurs de ce complexe portuaire. Ce prêt constitue une tranche d’un montage financier de 455 millions USD qui devrait être cofinancé par la Deutsche Investitions und Entwicklungsgesellschaft (DEG), la Société financière internationale (SFI) et Proparco.
Le financement global permettra à Damietta Alliance Container Terminal, consortium composé de Eurogate, Contship Italia et Hapag-Lloyd, de répondre à ses engagements d’investissement dans le cadre du contrat de concession signé en mai 2022 portant sur une exploitation des infrastructures pendant 30 ans. Récemment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a aussi approuvé un financement de 125 millions USD en faveur du projet.
Les détails techniques dévoilés indiquent que la superstructure du nouveau terminal comportera des postes d’amarrage de 1 970 mètres de long avec une profondeur de 18 mètres qui permettront aux installations d’accueillir des porte-conteneurs géants. L’infrastructure serait opérationnelle en janvier 2025 et devrait avoir une capacité de manutention de 3,3 millions d’EVP par an.
Pour Hapag-Lloyd, 5ème principal armateur mondial, l’obtention de cette concession constitue un positionnement stratégique qui consolide le transporteur maritime dans sa vision à transformer ce terminal en une plaque tournante de transbordement de ses expéditions de conteneurs vers la région de la Méditerranée orientale.
Cela permet aussi au groupe qui cogère avec Marsa Maroc et Eurogate/Contship le 4ème terminal à conteneurs du port de Tanger Med, de renforcer sa présence en Afrique du Nord.
Source: Agenceecofin
3- Élection présidentielle en Égypte : "Un taux de participation" historique
Vingt-quatre heures après le début des trois jours de scrutin, les autorités annonçaient déjà une victoire écrasante du président Sissi et un taux de participation record. L'opposition, quant à elle, dénonce des pressions et une "farce électorale".
"Le taux de participation sera historique", a prévenu l'Autorité nationale des élections au deuxième jour du scrutin de trois jours, du 10 au 12 décembre. Le taux de participation, a-t-elle affirmé, a déjà dépassé les 45%, soit plus de 30 millions d'électeurs sur un total de 67 millions. L'Organisme Général de l'Information (SIS), quant à lui, mise sur un taux de participation final de 62%.
Si cette élection présidentielle était jouée d'avance, avec la victoire annoncée du président sortant, Abdel Fattah al-Sissi, le régime égyptien a investi massivement pour obtenir un taux de participation aussi élevé.
Source: jeuneafrique
4- TUNISIE : la BAD soutient la réutilisation des eaux usées traitées avec 82 M€
La Tunisie mise sur la réutilisation des eaux usées traitées pour augmenter ses hectares de terres arables, dans un contexte de rareté des ressources en eau. La Banque africaine de développement (BAD) vient d’octroyer un prêt de 81,9 millions d’euros au pays d’Afrique du Nord pour soutenir cette démarche.
La Banque africaine de développement (BAD) soutient la Tunisie dans la gestion des eaux usées. L’institution financière panafricaine octroie 81,9 millions d’euros au Projet d’amélioration de la qualité des eaux usées épurées pour une meilleure résilience aux changements climatiques (PAQEE-RCC), dont les travaux commencent en 2024.
Conscient que l’amélioration de la qualité des eaux usées épurées passe par une meilleure efficacité dans le traitement des effluents, et la conformité aux normes en vigueur en matière de réutilisation, le gouvernement tunisien prévoit de moderniser 19 stations d’épuration dans le cadre du PAQEE-RCC. Les usines de traitement des eaux usées sont implantées dans 11 gouvernorats.
Avec l’appui de la BAD, le gouvernement tunisien financera la rénovation des équipements électromécaniques et électriques, ainsi que l’installation de systèmes d’énergie solaire photovoltaïque qui prendront le relai de l’alimentation station d’épuration en cas de coupures d’électricité.
Les eaux usées traitées par ces usines sont destinées à l’irrigation de 3 000 hectares de terres agricoles en Tunisie. L’amélioration de la qualité des effluents traités n’en sera que bénéfique pour les sols et les cultures. « Le projet PAQEE-RCC prendra une part active à la sécurité alimentaire en Tunisie, augmentant les productions d’olives, de dattes et autres fruits, le fourrage pour la production animale, laitière et de viande dans un contexte de sécheresse et de rareté des ressources en eau et de l’inflation des prix des produits alimentaires sur le marché international », explique Belgacem Ben Sassi, coordinateur régional eau et assainissement à la BAD. Pour mémoire, depuis plusieurs années, une sécheresse inédite affecte l’agriculture dans ce pays d’Afrique du Nord, peuplé d’environ 11,8 millions d’habitants.
À en croire la BAD, 670 000 personnes seront impactées par le projet PAQEE-RCC d’ici à 2028. L’initiative permettra également de créer environ 200 emplois directs temporaires (dont 20 % pour les femmes), 50 emplois directs permanents (dont 30 % pour les femmes) et 1 000 emplois indirects (dont 35 % pour les femmes).
Source: afrik21
5- La Mauritanie et le Tchad évoquent une éventuelle dissolution du G5 Sahel
Le président mauritanien Mouhamed Ould Cheikh el-Ghazouani et le président de la Transition au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno ont exprimé, mercredi, leur intention de mettre "en œuvre toutes les mesures nécessaires conformément aux dispositions de la Convention Portant Création du G5 Sahel notamment en son article 20" portant sur la dissolution de l'organisation.
Les deux chefs d'Etat s'exprimaient dans un communiqué conjoint émis mercredi par l'Agence mauritanienne d'information (Ami, officielle).
"Les Gouvernements de la République Islamique de Mauritanie, pays assurant la Présidence en exercice du G5-Sahel et de la République du Tchad, membre de cette organisation (...), mettrons en œuvre toutes les mesures nécessaires conformément aux dispositions de la Convention Portant Création du G5 Sahel notamment en son article 20", peut-on lire dans le communiqué.
Ledit article 20 dispose : "Le G5 Sahel peut être dissout à la demande d'au moins trois Etats membres. La conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement prononce la dissolution à la majorité des Etats membres et arrête les modalités de dévolution des biens de l'organisation".
Cette déclaration intervient après quelques jours, le 1er décembre, du retrait annoncé de deux pays membres de cette organisation, à savoir le Burkina Faso et le Niger. Ces deux pays rejoignent le Mali qui avait annoncé son retrait du G5 Sahel depuis le mois de mai 2022.
La Mauritanie et le Tchad sont donc les derniers membres de cette organisation qui avait été créée par les 5 pays du Sahel africain en décembre 2014, notamment dans le but de lutter conjointement contre le "terrorisme" et le "crime organisé" dans la région.
"La République Islamique de Mauritanie et la République du Tchad prennent acte et respectent la décision souveraine des républiques sœurs du Burkina Faso et du Niger", indique le communiqué conjoint avant d'affirmer qu'ils "entendent poursuivre leurs efforts, avec tous les pays du Sahel, pour relever les défis auxquels la région est confrontée".
Pour rappel, le G5 Sahel avait pour objet de relever les défis sécuritaires communs auxquels sont confrontés les pays membres, notamment par la création d'un force conjointe qui prendrait la relève des forces internationales mobilisées par l'ONU (Minusma) et la France (Barkhane).
L'organisation avait également pour but de créer des conditions favorables au développement économique et social et de protéger les populations civiles.
Toutefois, faute de moyens et de stabilité, les ambitions de la plupart des pays membres se sont dissipées avec le temps, d'où le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger.