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L’Afrique du Sud rejoint le club des pays qui ont rappelé leurs ambassadeurs en Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa. ©AFP

Un certain nombre de pays ont rappelé leurs ambassadeurs en Israël pour protester contre les crimes du régime d’occupation à Gaza et pour soutenir les femmes et les enfants sans défense de Palestine.

Selon l'agence de presse palestinienne Sama, le Tchad, le Honduras, la Jordanie, Bahreïn, la Turquie, la Bolivie, le Chili et la Colombie ont déjà rappelé leurs ambassadeurs et diplomates dans les territoires occupés en guise de protestation contre les crimes d’Israël dans la bande de Gaza. Lundi soir, l’Afrique du Sud a également rejoint le club des pays protestataires. Elle est en effet le deuxième pays africain après le Tchad à rappeler son représentant en Israël, pour protester contre la guerre à Gaza.

L’Afrique du Sud s’est montrée solidaire de la cause palestinienne et n’a pas hésité d'accuser Israël d’être responsable de la guerre à Gaza au lendemain du 7 octobre dernier.

Saluant cette décision de Pretoria, le Hamas a exigé la rupture complète des relations diplomatiques entre l'Afrique du Sud et Israël.

Le mouvement de résistance palestinien, Hamas basé à Gaza a invité l'Afrique du Sud « à rompre ses relations avec le régime sioniste, qui massacre la population de Gaza, afin de soutenir le droit des nations à l'autodétermination et, ce dans le cadre des luttes historiques de ce pays africain, qui a longtemps souffert du colonialisme et du racisme ».

Les présidents chilien et colombien ont également annoncé le 1er novembre qu'ils rappelaient leurs ambassadeurs des territoires occupés.

Le président chilien, Gabriel Boric, a annoncé que son pays avait rappelé son ambassadeur en Israël pour consultations, après les violations du droit international humanitaire commises dans la Bande de Gaza du fait des attaques israéliennes.

En allusion aux attaques barbares du régime israélien contre les Palestiniens, il a écrit sur le réseau social X : « Le Chili condamne fermement ces opérations militaires, et les observe avec une grande inquiétude. »

Dans un autre post, le président chilien a déclaré: « Aujourd'hui même, Israël a bombardé le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la Bande de Gaza, faisant des dizaines de victimes. Netanyahu et son armée violent ouvertement le droit international. »

De son côté, le ministère bolivien des Affaires étrangères avait annoncé, mardi dernier, que la Bolivie avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec Israël, en raison des crimes contre l'humanité perpétrés lors des attaques contre la Bande de Gaza.

De son côté, le président colombien Gustavo Petro a déclaré dans un post sur la plateforme X: « J'ai décidé de convoquer notre ambassadeur en Israël pour consultations. Si Israël ne met pas fin au massacre contre le peuple palestinien, nous ne pourrons pas rester dans ce pays. »

Ailleurs en Amérique latine, le Mexique et le Brésil ont également appelé à un cessez-le-feu.

Mercredi, 1er novembre, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré que ce qui se passe à Gaza « n'est pas une guerre. C'est un génocide... »

« Franchement, je ne sais pas comment une personne peut partir en guerre sachant que le résultat de cette guerre est la mort d’enfants innocents », a-t-il ajouté.

Le vendredi 3 novembre, le Honduras a aussi rappelé son ambassadeur des territoires occupés pour des consultations autour de la guerre extrêmement meurtrière et dévastatrice menée par le régime israélien contre la bande de Gaza.

Le ministère hondurien des Affaires étrangères a annoncé la nouvelle, vendredi dans un message sur X, mentionnant les violations du droit humanitaire international commises par Tel-Aviv à Gaza.

« Au milieu de la grave situation humanitaire dont souffre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza, le gouvernement du président Xiomara Castro a décidé d'appeler immédiatement Roberto Martinez, ambassadeur de la République du Honduras en Israël, pour des consultations à Tegucigalpa », peut-on lire dans le message d'Enrique Reina.

Le régime sioniste a lancé le 7 octobre une guerre dévastatrice contre la population de Gaza.

Lundi, le ministère palestinien de la Santé à Gaza a annoncé que le bilan des bombardements aveugles israéliens avait atteint 10.022 personnes, dont 4.104 enfants et 2.641 femmes. Il a ajouté que le nombre de personnes blessées au cours des 31 derniers jours s'élève à 25.408.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV