TV
Infos   /   A La Une   /   Asie   /   Europe   /   L’INFO EN CONTINU

Haut-Karabakh: la dissolution de toutes les institutions d’ici janvier 2024

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Bakou a demandé aux Arméniens vivant dans la région du Haut-Karabakh de rester dans cette région. (Photo à titre d'illustration)

Ce 28 septembre, dans un décret, le dirigeant autoproclamé du Haut-Karabakh, Samvel Shahramanian, a annoncé la dissolution « de toutes les institutions gouvernementales et organisations d’ici le 1er janvier 2024 », une semaine après l’offensive de l’armée de la République d’Azerbaïdjan.  

En conséquence, « la République du Haut-Karabakh (Artsakh) cesse son existence ».

Le décret invoque « la situation militaro-politique difficile et compliquée » ainsi que « la priorité de garantir la sécurité physique et les intérêts vitaux du peuple d’Artsakh ».    

Le 19 septembre, Bakou avait lancé une offensive sur le plateau. Non soutenues par l’Arménie, les troupes du Haut-Karabakh ont déposé les armes en moins de 24 heures.   

L’exécutif de la région avait annoncé le 20 septembre qu’«un accord sur une cessation complète des hostilités» avait été conclu « avec la médiation du commandement des forces de paix russes» ainsi que la tenue de pourparlers concernant «la réintégration » du territoire sécessionniste à la République d’Azerbaïdjan.

Plus de 65 000 réfugiés arrivés en Arménie

Ce 28 septembre, les autorités arméniennes ont fait état de l’arrivée de 65 036 réfugiés en provenance du Haut-Karabakh. En d’autres termes, plus de la moitié de la population officielle de cette région séparatiste où la République d’Azerbaïdjan a mené une offensive éclair la semaine dernière.

«L’État fournit un logement convenable à tous ceux qui n’ont pas de lieu de résidence prédéterminé», a indiqué le gouvernement arménien dans un communiqué.

Bakou a ouvert le 24 septembre le corridor de Latchine, la seule route reliant l’enclave à l’Arménie, quatre jours après la capitulation des autorités du Haut-Karabakh et un cessez-le-feu, entraînant l’exode de milliers de civils fuyant l’arrivée des forces azerbaïdjanaises.

Officiellement, le Haut-Karabakh, une enclave montagneuse située en République d’Azerbaïdjan, mais ayant fait sécession de Bakou avec le soutien d’Erevan à la dislocation de l’URSS, compte environ 120 000 habitants, essentiellement des Arméniens.

Pour ajouter aux tourments de l’enclave, plus de 100 personnes sont toujours portées disparues après l’explosion d’un dépôt de carburant pris d’assaut par les habitants, le 25 septembre au soir, en plein exode. Le drame a fait au moins 68 morts et 290 blessés.

Selon l’agence de presse internationale Fars, la République d’Azerbaïdjan a demandé aux Arméniens vivant dans la région du Haut-Karabakh de rester dans cette région et de ne pas quitter leurs foyers.

Dans ce communiqué, le président autoproclamé de la République du Karabakh a déclaré : « Je souhaite que tous les habitants du Karabakh, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de cette région, soient informés des conditions d’intégration dans la République d’Azerbaïdjan. »

Auparavant, David Babayan, conseiller de Samuel Shahramanian, le leader des Arméniens du Karabakh, avait déclaré que 120 000 Arméniens vivant au Karabakh envisageaient de quitter cette région parce qu’ils ne voulaient pas faire partie de la République d’Azerbaïdjan.

Les tensions se sont intensifiées au Haut-Karabakh le 19 septembre. À cette date, Bakou a annoncé qu’elle allait lancer des « opérations militaires » et a exigé le retrait des forces arméniennes de la région du Haut-Karabakh. Erevan a, de son côté, annoncé qu’il n’y avait pas de forces arméniennes dans cette région.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé mercredi que 192 soldats de ce pays ont été tués lors de la récente opération dans la région du Haut-Karabakh.

Lors de la récente réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation au Karabakh, le ministre arménien des Affaires étrangères a annoncé que plus de 200 personnes avaient été tuées à la suite de l’opération de la République d’Azerbaïdjan au Karabakh.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV