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E-Press du 6 avril 2023

Au sommaire :

1-Triple coup : les Saoudiens ont donné une « arme » à Moscou, selon The Telegraph

La décision de Riyad de réduire volontairement sa production de pétrole, stimulant ainsi la hausse de l’inflation et des prix de l’or noir, met la Russie en pole position, malgré les sanctions dont le pays est victime dans tous les domaines, y compris énergétique, selon The Telegraph.

La Russie est dans une position avantageuse, car la politique énergétique de l’Arabie saoudite est dirigée contre les États-Unis, relate le journal américain The Telegraph.

« L’Occident a reçu un triple coup. Les prix élevés du pétrole stimuleront l’inflation. La décision de l’OPEP+ montre que l’Arabie saoudite tourne le dos à l’Occident et fait face à la Chine. La hausse des prix du pétrole va également alléger les sanctions contre la Russie, dont les revenus vont augmenter », indique le quotidien.

L’OPEP+ regroupe les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs dix partenaires, y compris la Russie.

Selon The Telegraph, le président Poutine serait probablement l’un des principaux gagnants dans les relations avec Riyad.

Un rapport fourni par l’analyste Benjamin Hilgenstock souligne qu’une augmentation d’un dollar du prix du pétrole brut augmente les revenus de la Russie d’environ 2,7 milliards de dollars par an, précise le journal américain.

« Pendant que la Russie gagne de l’argent, l’Occident s’affaiblit sous la pression de l’inflation », écrit-il.

The Telegraph a, en outre, souligné que les sanctions occidentales sur le carburant russe entrées en vigueur en décembre 2022 sont « en retard ». De plus, dès que les revenus de Moscou ont commencé à baisser, « l’OPEP est intervenue et les a relancés ».

Le comité ministériel de suivi de l’OPEP+ avait publié un communiqué à l’issue de la réunion qui s’est tenue le 3 avril, annonçant une réduction volontaire supplémentaire de la production de 1,66 million de barils par jour par plusieurs pays de l’alliance, dont la Russie, d’ici à la fin de 2023.

Le 2 avril, neuf États membres de l’OPEP+, dont l’Arabie saoudite, avaient annoncé des réductions volontaires supplémentaires de leur production de pétrole entre mai et la fin de l’année.

Source : Sputnik

2- Les liens avec la Russie porteront l’Afrique au sommet, selon un jeune panafricaniste

L’Afrique actuelle regorge de jeunes capables de distinguer le bien du mal. Un jeune panafricain interviewé par Sputnik donne son avis sur les relations russo-africaines et sur la place de l’Afrique dans quelques années, lors du Congrès africain international qui se tient à Moscou.

Il faut « sortir l’Afrique des problèmes du néocolonialisme actuel, qui sont dus à la domination extérieure », a déclaré ce mercredi 5 avril à Sputnik Djibirine-Hassane Ahmat-Taouffikh, étudiant centrafricain, lors du Congrès africain international qui se déroule à Moscou les 5 et 6 avril.

Ce jeune panafricain souhaite aussi que la présence russe en Afrique ne soit pas « une domination sur le peuple africain » comme ce fût par le passé « avec la France, les États-Unis et d’autres pays qui ont colonisé l’Afrique », mais plutôt un partenariat gagnant-gagnant, dans lequel chaque partie tire profit.

« En somme, j’attends des partenariats clairs et tracés sur la table », insiste le jeune panafricain au micro de Sputnik. « Les dirigeants africains, avec la nouvelle génération » de jeunes, devraient se pencher sur le sort de l’Afrique.

« C’est un continent « énormément riche avec des ressources minières, telles que l’or, des diamants, du pétrole, et de vastes terres cultivables. Donc, on n’a pas besoin de demander des choses de l’extérieur. C’est nous qui pouvons donner des choses à des gens », estime-t-il.

La présence russe en Afrique source de stabilité

Selon l’étudiant, grâce à la présence russe en République centrafricaine (RCA) il y a maintenant une stabilité et la sécurité sur toute l’étendue du territoire, c’est-à-dire « la libre circulation, les commerçants exercent leurs activité, les élèves et les étudiants ont repris leurs cours ».

Il n’y a « aucun problème qui pourrait pousser les Africains à refouler les Russes de la RCA et à revenir vers la France ».

« La présence russe en Centrafrique apporte beaucoup de retombées positives, j’en suis l’exemple. C’est grâce à la relation entre la Russie et la Centrafrique que je suis ici en tant qu’étudiant boursier pour venir étudier ici et revenir servir mon pays », note M Akhmat Taouffikh.

Selon lui, la Russie aide la Centrafrique beaucoup plus sur le plan éducatif que sur le plan militaire. Des soldats centrafricains sont en Russie pour des formations, pour ensuite faire le transfert de l’apprentissage reçu à la nouvelle génération.

« La Russie est un partenaire pour la RCA et nous souhaitons continuer cette relation », a-t-il dit concernant la présence russe en RCA.

L’Afrique au sommet d’ici 50 ans

Selon M. Akhmat Taouffikh, la jeunesse africaine a « déjà a ouvert les yeux et sait ce qui est bien et ce qui est mal ». Les jeunes comprennent que l’Occident veut exploiter l’Afrique et que c’est pour cette raison qu’il cherche à entraver l’organisation du 2e sommet Russie-Afrique programmé pour juillet à Saint-Pétersbourg, estime l’étudiant.

« D’ici 50 ans, les Occidentaux vont s’exiler vers l’Afrique pour des recherches d’emplois. Il va y avoir de grandes entreprises […]. L’Afrique va dépasser les superpuissances, ça c’est sûr », a conclu le jeune panafricain.

Source : Sputnik

3- Qu’est-ce que la furtivité, caractéristique essentielle de nombreux avions de combat ?

Les tentatives d’utiliser des matériaux spéciaux absorbant les ondes radars pour doter les avions de combat de caractéristiques furtives remontent à la Seconde Guerre mondiale. Cette technologie pourrait connaître une nouvelle avancée depuis que la Russie a annoncé la création d’une nouvelle génération de matériaux furtifs.

Des ingénieurs russes ont créé des prototypes d’une nouvelle génération de matériaux furtifs capables d’absorber jusqu’à 95 % du rayonnement électromagnétique généré par les radars, a annoncé fin mars Rostec, société d’État russe active dans les produits industriels de haute technicité destinés aux secteurs civils et militaires.

Alors que ce matériau, utilisé dans l’industrie aéronautique comme élément structurel des avions et non comme revêtement, pourrait constituer une première dans l’industrie, Sputnik vous explique comment les aéronefs furtifs sont construits, quels sont leurs avantages et inconvénients et qui sont les leaders de l’industrie.

Qu’est-ce que la furtivité et pourquoi est-elle nécessaire ?

Dans le contexte des progrès spectaculaires des technologies de la seconde moitié du XXe siècle, les technologies furtives sont devenues une caractéristique essentielle de nombreux avions de combat, ainsi que de certains drones et missiles de croisière.

Les concepteurs d’avions utilisent une variété d’astuces de conception et de technologies pour réduire la probabilité que leurs aéronefs soient détectés par les radars ennemis. Ils créent des avions aux propriétés aérodynamiques réduisant leur traînée et visibilité (connues sous le nom de « signature » ou « section transversale radar ») aux signaux radar, et utilisent des revêtements absorbant les ondes radars.

D’autres conceptions furtives se concentrent sur la réduction de la zone de l’avion qui peut être captée par le radar, y compris des composants pour protéger les aubes de compresseur et les moteurs, par exemple, ou l’utilisation d’un carburant spécial pour réduire le rayonnement thermique.

Quand les avions furtifs ont-ils été créés pour la première fois ?

L’URSS et le Royaume-Uni ont expérimenté la technologie furtive avant la Seconde Guerre mondiale. Ces conceptions comprenaient le biplan multirôle soviétique Polikarpov Po-2, construit presque entièrement en tissu et en bois, et le Yakovlev AIR-4 « Avion invisible », un prototype d’avion construit à partir de polymères synthétiques de pointe, de peinture en poudre d’aluminium, et un travail de laque qui a permis à l’avion de « disparaître » lors des tests. Le bombardier léger britannique Havilland Mosquito était principalement en bois, ce qui lui permettait d’échapper aux premiers radars. C’était la conception « proto-furtive » la plus réussie de l’époque.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne nazie a créé le chasseur expérimental Horten Ho-229.

Qui a développé le premier véritable avion furtif moderne ?

Le bombardier stratégique britannique Avro Vulcan et l’avion américain de reconnaissance stratégique Lockheed SR-71 Blackbird, créés respectivement au milieu des années 1950 et 1960, sont considérés comme les premiers avions dotés d’éléments furtifs modernes produits en grand nombre.

Le SR-71 a été utilisé pendant la guerre du Vietnam, devenant le seul avion américain à ne jamais être abattu par la défense aérienne vietnamienne. Le Blackbird a été officiellement retiré du service à la fin des années 1990. Les États-Unis l’ont expliqué par des raisons politiques et des coûts d’exploitation élevés. Mais cette décision est devenue plus claire après la mise en service du chasseur supersonique Mikoyan-Gurevich MiG-25. Les caractéristiques de vitesse et d’altitude permettaient à cet appareil soviétique d’intercepter le SR-71.

Les États-Unis et l’URSS ont continué à expérimenter la technologie furtive dans les années 1970 et au début des années 1980. Ainsi, les Soviétiques ont créé le chasseur MiG-29, qui comprenait un revêtement absorbant. Au début des années 1980, Tupolev a créé le bombardier stratégique lourd à aile à balayage variable Tu-160 Cygne blanc, qui continue de détenir des records comme l’un des bombardiers les plus rapides et les plus lourds jamais créés.

Au milieu des années 1980, Lockheed a commencé la production du F-117 Nighthawk. À la fin des années 1980, Northrop a créé son propre avion furtif à aile volante, le bombardier B-2 Spirit, conçu pour des missions de bombardement au plus profond du territoire ennemi.

Les avions furtifs modernes et les avions qui intègrent des technologies furtives comprennent le chasseur F-22 Raptor, le chasseur-bombardier Sukhoi Su-34, les chasseurs MiG-35 et Su-35, l’Eurofighter Typhoon, le chasseur HAL Tejas, le Shenyang J -31, le chasseur Sukhoi Su-57 et l’avion multirôle F-35 Lightning II.

Quelles sont les vulnérabilités des avions furtifs ?

Les avions furtifs peuvent opérer dans des environnements aériens hostiles sans détection par rapport aux aéronefs non furtifs. Toutefois, ils ne sont pas invisibles et peuvent même être vulnérables, en particulier lorsqu’ils opèrent dans un environnement de défense aérienne dense. En 1999, la défense aérienne yougoslave a abattu un F-117 Nighthawk furtif à l’aide d’un missile sol-air de fabrication soviétique S-125 Neva mis en service au début des années 1960.

Les contre-mesures efficaces modernes contre les avions furtifs comprennent un radar multistatique avec une détection d’une SER améliorée, des systèmes de recherche et de poursuite infrarouges

Outre les États-Unis et certains autres membres de l’OTAN, la Russie, la Chine et l’Iran revendiquent tous la possession de radars et missiles capables de détecter, de suivre et, si nécessaire, d’abattre les avions furtifs ennemis. Le Podsolnoukh (« Tournesol »), radar transhorizon, peut détecter même le dernier avion furtif américain, le F-35, à une grande distance.

Source : Sputnik

4- Lavrov démonte la propagande occidentale concernant la « dépendance » de la Russie à l’égard de la Chine

Tous ceux qui suivent les affaires étrangères ont vu la propagande occidentale mettant en garde contre la soi-disant « dangereuse dépendance » de la Russie à l’égard de la Chine, propagande qui a atteint son paroxysme pendant le voyage du président Xi à Moscou pour consolider l’Entente sino-russe. L’ancien ambassadeur américain Michael McFaul a affirmé que cela transformerait la Russie en un « vassal » chinois, l’intelligentsia libérale-mondialiste indienne a imaginé que l’on ne pouvait plus compter sur la Russie, et Asia Times a fait allusion à l’expansionnisme chinois imminent vers l’Extrême-Orient russe.

Aucun de ces récits de guerre de l’information n’est vrai, ce que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, vient de réexpliquer dans une riposte intelligente lors de sa dernière interview avec le journal Argumenty i Fakti, mardi, en partageant l’idée suivante :

« Au plus fort de l’approvisionnement énergétique de l’Europe par la Russie, aucun analyste occidental n’a essayé d’effrayer la Russie au sujet de sa dépendance à l’égard de l’UE. À l’inverse, les États-Unis mettaient en garde l’Europe contre les approvisionnements en hydrocarbures en provenance de notre pays dans le but de les remplacer par leur propre pétrole et gaz de schiste. Maintenant que nous réorientons nos exportations vers l’Asie, ils ont soudain décidé de s’occuper de nous et de nous rappeler “amicalement” notre dépendance potentielle à l’égard de la Chine. Merci pour le conseil, mais nous utiliserons notre propre jugement et nous nous fierons uniquement aux intérêts nationaux et à nos fiables amis chinois dont les actes ont été éprouvés dans la durée ».

Tout ce qu’il a dit est vrai, même s’il est prévisible que cela sera nié par des observateurs malhonnêtes dont l’objectif est d’enfoncer un coin dans l’Entente naissante entre ces deux grandes puissances multipolaires. Il est vrai que les seules mises en garde formulées par ces propagandistes à l’époque concernaient la « dépendance » de l’UE à l’égard de la Russie.

Toutefois, comme le prouve l’année écoulée, Moscou n’a jamais utilisé ses exportations d’énergie vers ce bloc comme moyen de pression, malgré les politiques inamicales dans le contexte de la guerre par procuration entre l’OTAN et la Russie en Ukraine. Certains prétendent a posteriori que le Kremlin aurait dû le faire pour punir l’UE, mais le fait est que ses décideurs politiques n’ont jamais eu de telles intentions, sinon cela se serait déjà produit. Il est clair que tous les avertissements occidentaux antérieurs n’étaient que pure propagande.

Il en sera de même pour leurs nouvelles mises en garde contre la « dangereuse dépendance » de la Russie à l’égard de la Chine. Il n’existe aucun scénario crédible selon lequel la République populaire utiliserait ses achats croissants de ressources pour manipuler Moscou, car tout mouvement dans ce sens mettrait immédiatement fin à leur entente mutuellement bénéfique. Cela permettrait au milliard doré occidental dirigé par les États-Unis de les diviser et de les gouverner pour encore longtemps.

En outre, c’est le summum de l’hypocrisie pour l’Occident que de mettre en garde contre cette séquence irréaliste d’événements, compte tenu de la « dépendance » croissante de l’UE à l’égard de la Chine, à laquelle le président Poutine a fait référence avec ironie à la fin du mois dernier. Il a déclaré que « la dépendance de l’économie européenne à l’égard de la Chine […] augmente beaucoup plus vite que celle de la Russie […] le volume des échanges entre la Chine et “l’Europe unie” augmente à un rythme très élevé […] Ils [l’UE] devraient plutôt s’occuper d’eux-mêmes ».

Personne ne devrait interpréter ses propos comme une allusion à un risque crédible que la Chine utilise ses liens commerciaux avec l’UE comme une arme, puisque le seul point qu’il essayait de faire valoir était qu’il n’est pas sincère pour le bloc d’avertir que la Chine manipulera ses liens commerciaux avec la Russie, alors que les siens sont beaucoup plus susceptibles de faire l’objet d’un tel scénario. Ces observations objectives et facilement vérifiables, partagées par le président russe et son ministre des Affaires étrangères, démystifient totalement les fausses craintes concernant la « dangereuse dépendance » de leur pays à l’égard de la Chine.

Andrew Korybko

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SOURCE: FRENCH PRESS TV