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E-Press du 25 juin 2022

BRICS est l'acronyme inventé pour associer cinq grandes économies émergentes : le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine (RPC) et l'Afrique du Sud. ©Wikipedia

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Au sommaire :

1- Le CGRI a un nouveau chef du renseignement

Le commandant du Corps des gardiens de la Révolution islamique a annoncé la nomination de son nouveau chef du renseignement au sein de l'organisation. Le général de division Hossein Salami a annoncé la nomination du général Mohammad Kazemi à la tête du département du renseignement du CGRI, a annoncé jeudi le porte-parole du CGRI, le général Ramezan Sharif.

Le général Kazemi remplace donc Hojjatoleslam Hossein Taeb, qui est également un clergé et qui a occupé le poste pendant plus de 12 ans.

Selon le porte-parole du CGRI, Taeb a été nommé par le général de division Salami pour servir de conseiller auprès du commandant du CGRI.

Le nouveau chef de l'organisation du renseignement du CGRI dirige l'organisation de protection du renseignement du CGRI depuis des années et possède une vaste et solide expérience en matière de renseignement, de sécurité et de protection, a confirmé le lieutenant-général Sharif.

Source: Tasnim News

2- Xi Jinping appelle les BRICS à s’unir contre les sanctions unilatérales

Une dépêche de l’agence Tass a cité l’appel du président chinois lancé aux pays membres des BRICS lors du 14e sommet de cette organisation, les invitant à s’unir tous contre les sanctions unilatérales, l’abus de sanctions et à rejeter les petits cercles construits sur l’hégémonisme. C’est une pierre dans le jardin des occidentaux et un clair message de solidarité envers la Russie. 

Le dirigeant chinois a également appelé les BRICS à encourager la communauté internationale à pratiquer un véritable multilatéralisme et à défendre le système international en son cœur.

Le président chinois Xi Jinping a appelé jeudi le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud – collectivement connus sous le nom de BRICS – à s’unir contre les sanctions unilatérales et à rejeter une confrontation des blocs.

« Nous devons rejeter la mentalité de la guerre froide et la confrontation des blocs, nous opposer aux sanctions unilatérales et à l’abus des sanctions, et rejeter les petits cercles construits autour de l’hégémonisme », a-t-il déclaré dans un discours vidéo au sommet des pays BRICS.

Le dirigeant chinois a également appelé les BRICS à encourager la communauté internationale à pratiquer un véritable multilatéralisme et à défendre le système international en son cœur.

Le 14e sommet des BRICS se tient par liaison vidéo. Son programme comprend la promotion du développement mondial, la discussion des problèmes économiques mondiaux, ainsi que le renforcement du rôle des pays en développement. La Chine préside les BRICS cette année.

Source : TASS

3- Londres interdit la participation russe à un forum de l’OSCE

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a été créée, en 1973, par les Accords d’Helsinki. Elle ne peut prendre de décision qu’à l’unanimité. C’est donc exclusivement un forum neutre permettant à tous les États du continent européen d’échanger entre eux pour la préservation de leur sécurité.

Cependant, au cours de l’opération militaire russe spéciale en Ukraine, de nouveaux fonctionnaires de l’OSCE ont été vus au Donbass en flagrant délit d’espionnage. Ils ont été expulsés.

L’Assemblée parlementaire de l’OSCE tiendra sa 29e réunion annuelle du 2 au 6 juillet 2022 à Birmingham (Royaume-Uni). Londres vient de refuser les visas nécessaires à la délégation russe, l’empêchant ainsi de participer à cette session, au motif que tous ses membres font l’objet de sanctions de l’Union européenne en raison de leur soutien à l’invasion de l’Ukraine par leur pays.

Cette décision contrevient à la déclaration de cette assemblée de 2016 qui fait obligation aux États membres de délivrer les « visas ou autorisations nécessaires pour entrer sur le territoire de leur pays, au moins pour la durée des manifestations ». Elle entrave le bon fonctionnement de l’OSCE. Le Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération de Russie a fait savoir que, dans ces conditions, il ne reconnaîtrait pas les décisions prises en son absence par cette assemblée.

Source : Voltaire

4- L'Estonie contre l'OTAN

À quelques jours du sommet de l’Otan, qui se tiendra à Madrid, l’Estonie cherche visiblement à convaincre ses alliés de lui fournir un soutien militaire accru face à la Russie. Ainsi, le 21 juin, via son ministre de la Défense, Kalle Laanet, le pays balte a affirmé qu’il venait de faire l’objet d’une attaque simulée de missiles menée par les forces russes. Et d’accuser Moscou de se livrer à des « provocations ».

En difficulté sur le plan politique, après la démission des ministres du Parti du Centre de la coalition gouvernementale qu’elle dirige, Kaja Kallas a tiré à boulets rouges contre les plans de défense prévus par l’Otan pour les pays baltes.

En effet, dans les colonnes du Financial Times, la cheffe du gouvermement estonien a affirmé que les « plans de défense actuels de l’Alliance pour les États baltes consistent à les laisser être envahis, avant de les libérer 180 jours plus tard ». Et d’ajouter : « L’Estonie serait rayée de la carte et la vieille ville de Tallinn entièrement détruite ».

« Si l’on compare la taille de l’Ukraine à celle des pays Baltes, cela signifiera la destruction totale de nos pays et de nos cultures », a encore insisté Mme Kallas.

Pourtant, depuis 2017, l’Otan a déployé des groupements tactiques multinationaux dans les pays baltes et en Pologne, dans le cadre d’une « Présence avancée réhaussée » [eFP], laquelle vise à « dissuader » la Russie. Et, depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février, cette posture a encore été renforcée. Mais pas assez aux yeux de la responsable estonienne. « Tout le monde constate que ce dispositif destiné à faire trébucher [l’adversaire] ne fonctionne pas vraiment », a-t-elle estimé.

Cela étant, lors d’une audition au Sénat, en mai 2016, le général Petr Pavel, alors président du comité militaire de l’Otan, avait estimé qu’il fallait au moins « sept divisions dans les États baltes et la Pologne pour éviter une défaite dans la région ». En outre, avait-il continué, « l’Otan est une alliance défensive » qui « s’assurera qu’elle pourra battre la Russie sur notre territoire si elle décide d’intervenir ».

Quoi qu’il en soit, à Madrid, les trois pays baltes feront une proposition commune pour obtenir des troupes supplémentaires ainsi que des centres de commandement permanents. Reste à voir s’ils obtiendront satisfaction… Pour le moment, on sait seulement que l’Allemagne serait prête à déployer une « brigade robuste » en Lituanie.

Reste que les propos de Mme Kallas ont fait polémique… Ainsi, désormais ancienne ministre estonienne des Affaires étrangères, Eva-Maria Liimets, a rétorqué que les plans de l’Otan « ne doivent pas être rendus publics » et que « notre voisin oriental [la Russie, ndlr] peut désormais en tirer des conclusions ». Et d’ajouter : « C’est très grave et soulève des questions non seulement parmi le peuple estonien mais aussi parmi nos alliés ».

Pour autant, la « sortie » de Mme Kallas a plutôt bien été accueillie en Lituanie, qui subit les foudres de Moscou pour avoir restreint le transit de certaines marchandises russes vers l’enclave de Kaliningrad, conformément aux sanctions décidées par l’Union européenne à l’égard de la Russie. Ses propos visaient « à faire monter la température politique », a commenté Laurynas Kasčiunas, présidente de la commission parlementaire lituanienne sur la sécurité nationale et la défense. En outre, rapporte le portail d’informations Err.ee, les responsables lituaniens et estoniens sont d’accord pour dire que les plans de l’Otan « doivent être mis à jour ».

Source : Opex 360

5- Les Sud-Coréens ont organisé une manifestation anti-THAAD

Des manifestants sud-coréens contre le déploiement du système américain de défense de zone à haute altitude (THAAD) en Corée du Sud se sont rassemblés près du bureau présidentiel dans le quartier Yongsan du centre de Séoul.

Une centaine de personnes de l'association anti-THAAD ont déclaré lors d'une conférence de presse que toutes les procédures de déploiement du bouclier antimissile américain étaient anormales et illégales, compte tenu de la décision de déploiement sans le consentement des habitants et du Parlement, de l'absence d'évaluation des effets sur l'environnement, et l'opération et la construction du site sous le nom de « déploiement temporaire ».

Le gouvernement du président Yoon Suk-yeol, qui a pris ses fonctions le 10 mai, a décidé d'accélérer la "normalisation" du site de déploiement du THAAD en transportant des matériaux de construction sur le site et en lançant l'évaluation des effets sur l'environnement afin de déployer officiellement le missile américain, système de défense de la péninsule coréenne, a rapporté Xinhua.

Depuis un an, des opérations de police à proximité du site de déploiement sont menées de l’ordre de deux à trois fois par semaine en vue de livraison des matériaux de construction.

Le nombre d'opérations a été porté à cinq par semaine à partir du 7 juin.

Les opérations policières visant en effet à disperser les manifestants anti-THAAD, qui ont entraîné des affrontements physiques et des blessures, ont perturbé la vie quotidienne des habitants du village de Soseong-ri dans le comté de Seongju, province du Nord Gyeongsang, où la batterie THAAD a été déployée.

Parmi une centaine d'habitants vivant dans le village le plus proche du radar en bande X THAAD, neuf ont développé des cancers au cours des deux dernières années. Les habitants ont demandé à plusieurs reprises au gouvernement des appareils pour mesurer les ondes électromagnétiques émises par le radar, mais cette demande a été rejetée.

Les habitants et les militants ont déclaré que le déploiement officiel du THAAD détruirait la vie quotidienne des habitants et la paix dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-Est. Ils estiment que l'installation THAAD pourrait aboutir à une confrontation et à une course aux armements dans la région.

Les manifestants ont brandi des pancartes près du bureau présidentiel sur lesquelles on lisait : "Retirez le THAAD et plantez la paix" et "Arrêtez la construction pour le déploiement officiel du THAAD qui vise à construire une alliance (militaire) entre la Corée (du Sud), les États-Unis et le Japon"

"Le retrait du THAAD est un moyen de préserver la paix", ont déclaré les manifestants qui ont souligné que le système américain d'interception de missiles est incapable de défendre la Corée du Sud contre les menaces de missiles de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

La batterie THAAD est composée de six lanceurs, 48 intercepteurs, le radar AN/TPY-2 et l'unité de tir et de contrôle.

Source : Tasnim News

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SOURCE: FRENCH PRESS TV