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L’aéroport de Kaboul bientôt transformé en lieu de transit terroriste?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'aéroport de Kaboul au coeur des discussions sur le retrait des troupes US d'Afghanistan. (Illustration)

Suite aux remarques des responsables américains selon lesquelles Washington se préparait à retirer ses troupes d'Afghanistan, le chef du Commandement central américain (CentCom) a fait une nouvelle déclaration.

Lors d’une visite à bord d’un avion militaire, Kenneth McKenzie, chef du CentCom, a démenti le récent rapport du New York Times sur le plan du Pentagone de soutenir les frappes aériennes de l’armée afghane après le retrait américain.

Selon le chef du CentCom, les attaques américaines dans le cadre de la soi-disant mission antiterroriste, après le retrait d’Afghanistan, seront limitées à des opérations visant à contenir les menaces contre le territoire américain ou celui des alliés de Washington.

"C'est la raison de toute attaque que nous mènerons en Afghanistan après notre départ, nous n’attaquerons que si nous découvrons que quelqu'un veut attaquer le territoire des États-Unis ou l'un de nos alliés et partenaires”, a déclaré McKenzie.

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Les remarques de McKenzie semblent réfuter un récent rapport du New York Times: le Pentagone a demandé l'autorisation de mener des frappes aériennes en Afghanistan après avoir quitté le pays, a rapporté le journal.

Le New York Times avait affirmé que le Pentagone prévoyait de soutenir l'armée afghane pour des frappes aériennes, si la capitale afghane, Kaboul, ou une grande ville du pays étaient menacées par les talibans.

Lors d’une interview exclusive avec VOA, McKenzie a déclaré que le retrait des troupes américaines d'Afghanistan était un grand pas, mais qu'il faudrait beaucoup de ressources pour le faire, étant donné la nécessité d'utiliser des avions et de les faire s’envoler des régions éloignées vers l’Afghanistan.

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En allusion à l’offre d’Ankara, le chef du CentCom a également évoqué la situation de l’aéroport de Kaboul après le retrait des troupes américaines pour affirmer : "L'armée américaine consulte ses partenaires turcs sur cette question.”

Reuters a récemment rapporté que la Turquie a proposé d'assurer la sécurité et la gestion de l'aéroport de Kaboul après le retrait des États-Unis et de l'OTAN d'Afghanistan, mais des responsables de Washington ont déclaré qu'Ankara avait également fixé des conditions préalables.

En effet, Joe Biden a discuté de l'aéroport de Kaboul lors d'une réunion ce lundi avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan qui cherche à obtenir des concessions en échange de la sécurité à l'aéroport, ont rapporté les médias.

Nombreux sont les responsables américains, tant sous l'ancienne administration de Donald Trump que sous celle de Joe Biden, à s’opposer à l'achat et à l'utilisation du système russe par la Turquie et ont même menacé d'imposer des sanctions à Ankara.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV