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"Aucun Sioniste ne peut d'une guerre frontale avec l'Iran"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Netanyahu confronté à une coalition qui vise à le renverser. (Illustration)

Peu importe qu'ils ne soient pas d'accord sur 90 % des questions, ce qui compte c’est que Netanyahu n’est qu'à une semaine et demie de la fin de sa fonction de Premier ministre : tel est le sujet de prédilection des responsables sionistes qui ont annoncé au président Rivlin la formation d’un gouvernement de coalition et, selon leurs propres mots, les actes de sabotage de Netanyahu, en particulier dans les relations internes.

Lors d’un entretien téléphonique avec Rivlin, Yair Lapid, énumérant les partis qui ont rejoint la coalition, s’est dit étonné de la formation d’une telle coalition en dépit de nombreux différends et contradictions.

Il suffit de dire que pour Merav Michaeli, le chef du Parti travailliste du régime, Ayelet Shaked, la politicienne sioniste de droite et allié de Naftali Bennett, est un ennemi pire que les Arabes. Sans oublier qu’Avigdor Lieberman - qui sera le ministre des Finances dans le prochain cabinet - croyait que tout cabinet soutenu par les Arabes serait une honte pour le régime sioniste. En effet, tous les partis qui ont rejoint le cortège de renversement de Netanyahu savent que le prochain gouvernement s'effondrera dans trois ans et une cinquième élection se tiendra.

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Trois personnes attendent d’ores et déjà avec impatience le poste de Premier ministre : Yair Lapid, qui a réussi à renverser le dernier dirigeant incontesté du régime, tandis que les généraux et les politiciens les plus tyranniques du régime n'y sont pas parvenus. Naftali Bennett se place au deuxième rang et se considère comme l'héritier et le successeur de Netanyahu à la tête du parti droite. Vient en dernier lieu Bani Gantz qui, après deux ans de travail avec Netanyahu, a appris à mentir aux Israéliens.

Malgré tout, Netanyahu ne sera pas écarté du pouvoir tant que la Knesset n'aura pas voté pour un nouveau cabinet. Il a toujours ses cartes gagnantes qui bien que moins efficaces qu’avant, peuvent perturber le processus de formation du cabinet à la dernière minute.

L’atout le plus important de Netanyahu est son influence sur certains représentants de droite. Ces députés peuvent voter contre le nouveau cabinet, ou au moins refuser d'assister à la réunion ou s’abstenir : un vote pour ou contre pourrait changer le sort de ce cabinet.

Il est vrai qu'aucun des politiciens sionistes ne fait confiance à Netanyahu en raison de ses mensonges, mais personne ne peut prédire les événements des dix prochains jours dans les territoires occupés.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV