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E-Press du 2 juin 2021

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Au sommaire :

1-   OCE : l'Iran en plaide la cause

Le président du Parlement iranien, Mohammad-Baqer Qalibaf, a appelé à l’élaboration de plans pour libérer tout le potentiel de l'Organisation de coopération économique (OCE) et diversifier ses institutions.

M. Qalibaf a prononcé mardi un discours à l’occasion de la deuxième conférence générale de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation de coopération économique (PAECO), organisée par le Pakistan et tenue par vidéoconférence.

Il a déclaré que les pays de la région membres de l’OCE qui couvrent une superficie de 8 millions de kilomètres carrés, avec une population d'environ 500 millions d'habitants, bénéficient de riches ressources naturelles et humaines et d'une position géographique unique, car ils relient l'Europe à l’Extrême-Orient.

Le président du Parlement a également noté que malgré les mesures appropriées pour la promotion de la coopération économique entre les pays membres, la création des infrastructures et la diversification des institutions dans la région de l'OCE, les résultats obtenus jusqu'à présent ne correspondent pas au réel potentiel de l’Organisation.

« Le gouvernement iranien est contre l'unilatéralisme, a-t-il indiqué, mais soutient l’efforts collectif pour la mise en place d'un système économique international juste et non discriminatoire pour arriver à une croissance économique et au développement équitable. »

La conférence de deux jours du PAECO réunit les chefs de parlement d'Iran, de Turquie, d'Afghanistan, de la République d'Azerbaïdjan, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et d'Ouzbékistan.

A son ordre du jour, l'impact de la pandémie de COVID-19 sur la mise en œuvre des projets pour le développement durable, le rôle des parlements dans l'amélioration du commerce et de la connectivité, et la promotion du tourisme visant à lutter contre la pauvreté.

Le PAECO a été fondée en 2013 dans le but d'aider les États membres à renforcer le développement socio-économique de la région.

Source : Tasnim News

2- Méditerranée orientale : le F-35 a perdu !

La grande manœuvre du porte-avions britannique Queen Elizabeth a fini par la perte d’un chasseur F-35.

Sur le pont du porte-avions britannique Queen Elizabeth, il y avait un chasseur F-35 de moins : il a dû, lors d’un vol, effectué un atterrissage d'urgence sur le territoire de l'île Ibiza.

Pour l’instant, l’atterrissage d'urgence était dû à un problème de châssis. Le chasseur a subi des dommages et ne pourra plus participer à l’exercice annuel de Northern Lightning dans les mois à venir.

Northern Lightning est un exercice annuel conjoint organisé par le Volk Field Combat Readiness Training Center aux Etats-Unis, offrant un entraînement au combat sur mesure, rentable, de niveau tactique et haut de gamme.

L'exercice est axé sur l'intégration des avions de 4e et 5e générations dans des environnements de menace complexes.

Pour le moment, les circonstances de l'incident restent inconnues, cependant, comme le note la source, l'incident s'est produit immédiatement après l'atterrissage - selon certaines informations, la jambe du train d'atterrissage avant de l'avion s'est brisée et, selon d'autres, le circuit hydraulique est tombée en panne.

On sait que le chasseur F-35 est actuellement à Ibiza, en attente de dépannage.

Plus tôt au Royaume-Uni, il a été annoncé que les chasseurs F-35 à bord du porte-avions de la marine britannique Queen Elizabeth devaient participer à une opération spéciale en Syrie (vraisemblablement, il s'agirait de frapper des forces pro-iraniennes ou des terroristes de Daech). Cependant, en raison de l'incident, de tels plans peuvent être annulés.

Selon un article paru le 20 juillet 2020 sur le site capital.fr, certains des avions achetés par la Défense britannique seraient incapables de décoller des nouveaux porte-avions de l’armée.

C’est un achat qui fait polémique. Alors que la Royale Air Force (RAF) vient de s’équiper de nouveaux F-35, l’avion de combat de Lockheed Martin, certaines voix au sein de l’armée britannique se sont élevées pour critiquer cet achat. Selon The Independent, ces F-35 seraient « périmés » car incapables de décoller des deux nouveaux porte-avions britanniques de classe Queen Elizabeth à trois milliards de livres (3,2 milliards d’euros).

Cette nouvelle polémique intervient un mois après une note du National Audit Office, un organisme parlementaire indépendant chargé du contrôle et de l'audit des administrations publiques britanniques. Ce dernier alertait alors sur le risque de ne pas pouvoir utiliser les nouveaux porte-avions de l’armée à leur pleine capacité par manque d’appareils capable d’opérer sur ces engins. Face à cette situation, le Royaume-Uni doit toutefois acquérir 48 F-35B d’ici 2025.

Sources : Avia pro et capital.fr

3- S-400 : le Sultan expulse les militaires russes

Ankara expulse du territoire turc des spécialistes militaires russes, responsables de l'exploitation du S-400.

Ce sont des spécialistes militaires russes qui s’étaient rendus en Turquie dans le cadre de l’achat des complexes S-400 par le Sultan.

La Turquie a décidé de se rapprocher des États-Unis et en signe de bonne volonté, elle a décidé d’expulsé un groupe de spécialistes militaires russes qui ont participé au déploiement des systèmes de défense S-400 sur son territoire et qui étaient chargés de la formation du personnel militaire local à leur usage.

Comme il ressort des informations fournies par des sources américaines, Ankara a pris une telle décision après des négociations avec Washington, et on ignore pour l’instant comment Ankara va former son armée à l’usage des S-400.

Ceci étant, Washington et Ankara pourrait bien prendre le relais en étudiant de près les systèmes russes, une décision encore plus intelligente en attendant le retour des spécialistes russes sur le terrain. Sous l’emprise de son caractère changeant, le président Erdogan, surnommé le Sultan, pourrait changer d’avis d’une minute à l’autre.

Rappelons que Washington s’est dit prêt à fournir à la Turquie un prêt de 10 milliards de dollars en échange de S-400 russes.

Source : Avio-pro

4-  Arme spatiale : Poutine modernise

Glonass, armements, Iliouchine: la Russie dresse le bilan de la modernisation massive de ses Forces spatiales.

L’espace est scruté de plus en plus attentivement par les armées de toutes les grandes puissances, que ce soit la France, les États-Unis ou la Chine. La Russie possède elle aussi ses Forces aérospatiales qui ont subi dernièrement une modernisation et reçu de nouveaux armements et matériels militaires, a fait savoir le ministre de la Défense.

La liste des pays voulant assurer leur défense dans l’espace s’allonge progressivement. La France a mis en place, en septembre 2019, le Commandement de l’espace (CDE), les États-Unis ont créé, fin décembre de la même année, la force spatiale USSF, tandis que la Chine a formé dès 2015 sa Force de soutien stratégique de l’armée. Les Forces spatiales de la Russie, qui datent elles aussi de 2015, ont été dernièrement modernisées et ont été dotées ces dernières années, tout comme la défense antiaérienne et antimissile, de nouveaux armements et équipements militaires, a annoncé ce mardi 1er juin Sergueï Choïgou.

« Au cours des cinq dernières années, les Forces spatiales et les troupes de la DCA et de la défense antimissile ont été dotées de 536 unités de matériels et armements », a précisé le ministre de la Défense.

Il a ajouté qu’une estimation du système de soutien logistique de ces troupes avait été organisée en janvier et février derniers.

Cette évaluation « a été faite au sein des Forces spatiales pour la première fois depuis leur création en 2015. Quelque 40% des formations militaires ont été vérifiées », a poursuivi Sergueï Choïgou.

Selon lui, une attention particulière a été accordée aux conditions de service et de vie de ces militaires et de leur famille. Le contrôle a établi que « le système logistique actuel permet[tait] aux Forces aérospatiales d’assurer la réalisation des objectifs qui leur sont assignés ».

Sergueï Choïgou a souligné que plus de 3.500 unités d'armes, équipements et matériels militaires étaient entretenues et réparées chaque année au sein de ces troupes.

Lors d’une réunion consacrée à la Défense, Vladimir Poutine a constaté il y a quelques jours que le ministère avait besoin d’un plus grand nombre d’aéronefs, car le développement de l’aviation militaire de transport et son fonctionnement « définissent dans une grande mesure la mobilité des troupes et la possibilité de les transférer rapidement sur de grandes distances ».

« Pour notre pays, avec son énorme territoire, le plus grand du monde, il est particulièrement important que notre armée soit compacte mais efficace. C'est également important pour assurer le succès des opérations de débarquement », a-t-il souligné.

Il a noté en particulier qu’il était nécessaire d’accélérer la modernisation de l’aviation de transport militaire du pays, laquelle fait partie des troupes aérospatiales et fête ce mardi son 90e anniversaire.

Il a rappelé dans ce contexte la fin des essais du nouvel avion de transport Iliouchine Il-112B.

La Russie se concentre également sur la mise au point d’un satellite de navigation de nouvelle génération, le Glonass K2. Ce dernier pourrait être lancé en novembre ou décembre 2021, a annoncé à la mi-mai un représentant du fabricant, l’entreprise ISS Reshetnev. L’engin sera intégré à la constellation Glonass –l’un des quatre systèmes de positionnement par satellite avec l’européen Galileo, l’américain GPS et le chinois Beidou– qui revêt une importance particulière pour les Forces armées russes, surtout pour le guidage des drones et des armes de haute précision.

La constellation Glonass compte aujourd’hui 27 satellites, dont 25 appartiennent à la génération précédente parmi lesquels 16 ont dépassé leur durée de garantie.

Source : Sputnik

5- OTAN: Moscou et Minsk font bloc

En septembre prochain, la mission de l’Otan « Baltic Air Policing », se déroulera sur des charbons ardents. En effet, comme tous les quatre ans, la Russie et la Biélorussie organiseront conjointement l’exercice stratégique « Zapad ». Et, selon le ministère russe de la Défense, Sergueï Choïgou, il sera question de mettre l’accent sur l’aviation de combat.

« Les exercices spéciaux sur les types d’appui aérien et l’exercice stratégique russo-biélorusse Zapad-2021 seront l’occasion d’engager massivement l’aviation, il est prévu de créer une situation aérienne complexe », a en effet indiqué M. Choïgou, ce 1er juin. « En outre, il est nécessaire que les aérodromes, héliports et équipements aéronautiques participant aux exercices soient strictement conformes aux exigences de sécurité », a-t-il ajouté.

Cette annonce a été faite alors que la Biélorussie est au centre des critiques pour avoir forcé un Boeing B-737 de la compagnie Ryanair à se poser à Minsk afin d’interpeller Roman Protassevitch, un opposant au président Loukachenko. Depuis, ce pays a fait l'objet de sanctions de la part, notamment, de l’Union européenne et les États-Unis. D’autres sont en préparation.

En outre, le 31 mai, l’Otan a décidé de restreindre l’accès de son siège à Bruxelles aux diplomates biélorusses.

«Les Alliés ont fermement condamné une violation des règles internationales et une attaque contre la liberté d’expression par Minsk. […] Nous saluons les sanctions prises par les alliés de l’Otan, y compris les restrictions d’accès imposées à la compagnie du Bélarus et nous demandons la libération immédiate des personnes arrêtées», a fait valoir Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique.

Source : Opex360

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SOURCE: FRENCH PRESS TV