C’est sans doute une première : des responsables du Kurdistan irakien disent « avoir neutralisé une attaque terroriste concoctée depuis la Syrie par des paramilitaires soutenus par les Américains ». Cette fois-ci, c’est avec l’aide des FDS (Forces démocratiques syriennes) composées majoritairement de Kurdes syriens, que les États-Unis ont concocté, avec les daechistes interposés, une attaque contre Erbil.
En effet, le transfert de terroristes depuis la base El-Hol dans la région à population kurde de la Syrie, vers l’Irak, n’est caché à personne. Plus d’une fois, les terroristes transités vers l’Irak se sont heurtés à la réaction éclair des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire). Mais cette fois, il paraît que la Résistance kurde en Irak a tué dans l’œuf le plan d’attaque américain à Erbil. Cette information devient plus intéressante dès lors qu’on se rappelle qu’il y a peu, l’armée américaine a retiré un contingent de soldats de sa base Harir toujours à Erbil ; ce qui était d’ailleurs précédé par une autre information, toujours aussi significative, sur une salve de 24 roquettes tirées le 3 février par les Peshmergas kurdes contre la base américaine Harir dans le Kurdistan irakien.
Selon le site Web Rudaw, Masrour Barzani, le Premier ministre de la région du Kurdistan irakien, a annoncé lundi soir qu’une opération terroriste dans le nord de l’Irak avait été déjouée.
À cet égard il a déclaré qu’un réseau terroriste affilié à Daech, dont certains membres ont laissé entendre des aveux à ce sujet, avait l’intention de mener une opération terroriste dans la ville d’Erbil au nord de l’Irak et d’ajouter : « Cette opération terroriste avait été planifiée dans le camp d’Al-Hol au Kurdistan syrien, et cela indique que des éléments de Daech sont toujours en mesure de traverser illégalement la frontière syrienne et d’entrer en Irak ».
Le camp d’Al-Hol est l’un des camps de réfugiés syriens au sud de la ville d’al-Hol dans la province syrienne d’al-Hasakah au nord-est de la Syrie, près de la frontière irakienne, qui est sous contrôle des milices kurdes affiliées aux États-Unis connues sous le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS).
À cet égard Jabbar al-Ma’mouri, le président de l’Union des érudits musulmans de Diyala en Irak a récemment fait état d’une mesure américaine visant à transférer plus de 30 éléments du groupe terroriste Daech du camp d’Al-Hol en Syrie à un lieu inconnu.
Il a déclaré dans une interview avec le site Web Al-Maalomah : « L’Union des érudits musulmans a annoncé il y a quelques mois le plan de Washington visant à déstabiliser la sécurité du Moyen-Orient en abusant du facteur humain à sa disposition dans le camp d’Al-Hol en Syrie qui abrite actuellement plus de milliers de dirigeants et de membres de Daech et leurs familles. »
« Au cours des 72 dernières heures, les forces américaines ont transféré plus de 30 combattants irakiens de Daech du camp d’Al-Hol vers une destination inconnue. Au cours de ces derniers mois aussi, un certain nombre de ces terroristes ont été transférés du camp d’Al-Hol et leur sort est inconnu, d’où la crainte de la présence éventuelle d’un plan terroriste pour cibler l’Irak », a-t-il poursuivi.
Ces remarques sont intervenues alors que des sources syriennes ont également récemment rapporté les mesures américaines visant à transférer les terroristes de Daech d’Irak vers la Syrie.
L’agence de presse officielle syrienne (SANA) a rapporté il y a environ deux semaines que les forces américaines avaient transféré des dizaines de terroristes de Daech de la prison d’Al-Hol à l’est d’al-Hasakah vers leur base illégale à Chadadi en banlieue de la province de Hassaké. Quelques jours après l’annonce de la nouvelle, Sanaa a de nouveau rapporté que les forces américaines avaient transféré 50 terroristes de Daech de la prison de la base illégale d’al-Chadadi dans la province syrienne de Hassaké au champ pétrolier d’al-Omar situé dans la province de Deir ez-Zor.
Selon des observateurs politiques, les forces américaines en Syrie dans les zones sous leur occupation surveillent l’entraînement de certains groupes terroristes en particulier dans la zone d’al-Tanf à la frontière syro-irako-jordanienne y compris les groupes terroristes « Jaish Maghawir al-Thawra » et « Aswad al-Charqiya ».