Le porte-parole de la Compagnie maritime de la République islamique d'Iran a annoncé une attaque terroriste contre un porte-conteneurs iranien dans les eaux internationales de la mer Méditerranée.
Ali Ghiasian, porte-parole de la Compagnie maritime de la République islamique d'Iran, a annoncé vendredi qu'une partie de la coque du navire avait été endommagée suite à une explosion sur le porte-conteneurs Shahr-e-Kord, survenue dans les eaux internationales de la Méditerranée le mercredi 10 mars.
« Le porte-conteneurs, Shahr-e-Kord, a été légèrement endommagé lors de l'incident de mercredi dans les eaux internationales de la méditerranée, par un objet explosif qui a provoqué un petit incendie, mais personne à bord n'a été blessé », a déclaré le porte-parole de la Compagnie maritime nationale, Ali Ghiasian, cité par l’agence de presse iranienne Tasnim.
« De tels actes terroristes constituent de la piraterie navale et sont contraires au droit international sur la sécurité de la navigation commerciale, et des mesures juridiques seront prises pour identifier les auteurs par le biais des institutions internationales compétentes », a déclaré Ghiasian.
« Le navire se dirigeait vers l'Europe au moment de l'attaque et repartira pour sa destination après réparation », a-t-il ajouté.
Il a souligné que l'explosion avait provoqué un petit incendie qui avait été éteint par l'équipage du navire.

Cette attaque terroriste a eu lieu alors même que l'Iran livre régulièrement de l’essence à la Syrie, cible des sanctions. L’embargo sur l'achat de produits pétroliers a réduit l'accès à l’essence et augmenté son prix en Syrie, et les politiques du gouvernement syrien telles que les quotas et les subventions pour contrôler et réduire les prix n'ont pas fonctionné. Avec la demande quotidienne de 4,5 millions de litres d'essence en Syrie, on voit toujours de longues files d'attente dans ce pays.
La crise du carburant, la destruction des raffineries et des installations pétrolières par les terroristes, ainsi que le pillage du pétrole syrien dans les zones kurdes soutenues par les États-Unis sont les principales raisons de cette crise. Dans de telles circonstances, par l’adoption d’une diplomatie économique active, l’Iran peut profiter, plus que tout autre acteur étranger, des opportunités de reconstruire l'industrie pétrolière syrienne, ce qui agit comme un facteur efficace pour accroître la solidarité entre les deux pays.