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Au sommaire :
1- Retour au PGAC : de quoi a peur Riyad ?
Le régime de sanctions mis en place par les États-Unis a réduit la production iranienne de pétrole brut. Proche des 4 millions de barils par jour (Mb/j) hors condensats en 2017, elle est tombée à un peu plus de 2,3 Mb/j en 2019 sans pour autant que comme l’avait bluffé Trump, ces exportations se réduisent à zéro, l’Iran ayant continué à en exporter vers la Chine, le Venezuela, la Turquie et la Syrie.
Or si l’administration de Joe Biden revient à l’accord, il y aurait donc potentiellement la possibilité de voir revenir sur le marché international environ 1,7 Mb/j de pétrole brut. Dans un marché mondial de 100 Mb/j en année normale, cela signifie une hausse de l’offre de près de 2 %. Riyad a peur de cela puisque cette hausse risque de faire fléchir le prix de l’or noir et surtout de faire perdre les clients asiatiques de Riyad.
L’OPEP et ses alliés ont à nouveau décidé le 3 décembre après d’intenses tractations de maintenir l’essentiel de leur réduction volontaire de production – qui passera de 7,7 Mb/j aujourd’hui à 7,2 Mb/j en janvier 2021 – de peur de voir les prix de l’or noir rechuter.
Des courtiers sionistes de New York, amis de Riyad, affirmaient il y a peu, et ce, dans le strict objectif de dissuader Washington d’un retour au PGAC : « L’équation n’est pas simple pour l’administration américaine… Une rechute des prix de l’or noir pourrait sérieusement compromettre la légère reprise de l’industrie du pétrole “de schiste” américain, ce qui se traduirait par une nouvelle pression sur l’emploi outre-Atlantique. La production américaine a en effet pâti de la baisse du prix du baril induit par la pandémie et pourrait passer de 13 Mb/j extraits fin 2019 à 6-7 Mb/j mi-2021 selon certains experts. Cela s’est traduit par plus de 100 000 suppressions d’emplois dans le secteur entre mars et août 2020 selon une étude de Deloitte. Un retour des prix sous les 40 $ par baril pourrait rendre ces pertes d’emploi quasiment définitives…
2- France : la chasse aux sorcières se poursuit
Par un communiqué de presse sur sa page Facebook, le jeudi 17 décembre, le professeur Christian Perronne annonce que M. Hirsch, directeur général de l’AP-HP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris), lui a remis un arrêté mettant fin à ses fonctions de chef de service suite à une convocation. Il est reproché au professeur Perronne des propos publics.
“Les motifs étant contestables, le professeur PERRONNE va déposer très rapidement un recours contre cette décision auprès du tribunal administratif de Paris” déclare son avocat, Maître Thomas Benages.
Contacté par la rédaction, Christian Perronne nous déclare : “Je suis surpris d’être attaqué sur des propos publics qui n’enfreignent pas le code de la déontologie médicale. Je ne comprends pas cette atteinte à la liberté d’expression pour un professeur d’université. Que les malades soient rassurés, je compte continuer d’exercer afin de soigner les malades, ma préoccupation première”.
Rappelons que le Pr Perronne est chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches depuis 1994. Il avait été averti de manière singulière et cavalière d’une éventuelle procédure contre lui le 4 décembre.
Le CV éloquent du Pr Perronne se trouve en ligne et il est surprenant que l’AP-HP prenne une telle décision qui va la priver d’un expert internationalement reconnu, tant sur les maladies infectieuses que sur sa compréhension du système médical qu’il a mis à jour dans son livre sur la crise.
Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien et marques de sympathie sont nombreux, des simples citoyens aux patients, en passant par celui de ses pairs, avec le soutien du syndicat des médecins hospitaliers. Après le Dr Louis Fouché, le Pr Raoult, le Dr Erbstein et de nombreux autres, la chasse aux sorcières au sein de la médecine française est bien ouverte.
Source : francesoir.fr via Réseau international
3- Syrie : l’Allemagne “sioniste” scandalise
Une session du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie a été le témoin d’une vive confrontation verbale entre l’Allemagne d’une part et la Russie et la Chine d’autre part. Et l’affaire à Moscou et à Pékin a atteint le point de remettre en question le droit de Berlin à demander un siège permanent au sein de l’instance.
Au cours de la vidéoconférence organisée en raison des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19, l’ambassadeur allemand Christoph Hosgen a déclaré : “Il est extrêmement ironique que nous regrettions que les marchandises humanitaires n’aient pu atteindre la Syrie, alors que nous avons connu la même chose au mois de juillet quand la Russie et la Chine ont empêché l’aide humanitaire d’arriver à ce pays”.
Début juillet, Moscou et Pékin avaient usé de leur droit de veto pour empêcher la publication d’un projet de résolution germano-belge prolongeant d’un an le mécanisme d’aide transfrontalière à la Syrie à travers deux passages frontaliers avec la Turquie qui ne sont pas contrôlés par le gouvernement du président Bachar Assad.
“Au lieu de se plaindre des sanctions à chaque fois, la Russie et la Chine devraient revenir sur leur décision et autoriser l’ouverture de plus de points de passage afin que les gens puissent réellement obtenir de la nourriture et des médicaments dont ils ont besoin”, a ajouté l’ambassadeur d’Allemagne lors de la vidéoconférence.
En réponse à l’intervention de l’ambassadeur allemand, l’ambassadeur adjoint russe Dmitri Poliansky a déclaré que si le Conseil de sécurité avait vraiment laissé tomber la Syrie, la raison en était le “comportement hypocrite” de l’Allemagne et de tous les Occidentaux.
S’adressant à l’ambassadeur d’Allemagne, il a ajouté : “Vous avez fait de cette rencontre un merveilleux adieu (...) mais, franchement, vous ne nous manquerez pas” ; “Grâce à vous, de nombreux membres des Nations unies qui avaient précédemment soutenu l’Allemagne pour être membre permanent du Conseil de sécurité se demandent maintenant si une telle dose d’ironie devrait désormais être autorisée au sein de cette instance”.
À son tour, le représentant chinois Yao Shaojun s’est moqué de la “conférence” donnée par l’ambassadeur allemand, soulignant que les sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne au gouvernement syrien avaient empêché la réalisation effective des projets humanitaires en Syrie, car elles avaient notamment empêché le transfert des fonds nécessaires.
“Si l’Allemagne veut rejoindre le Conseil de sécurité, le chemin à parcourir sera difficile”, a déclaré le diplomate chinois. Et de poursuivre : “La performance de l’Allemagne au Conseil de sécurité n’a pas été conforme aux attentes du monde ou de cet organe”.
4- Bombes nucléaires US : “Sunburst” frappe !
En mars, soit durant le premier épisode de la pandémie de covid-19, la société américaine Solarwinds a procédé à la mise à jour de sa plateforme “Orion”, qu’utilisent de nombreuses administrations et grandes entreprises pour superviser leurs réseaux informatiques. Sauf que des pirates en ont profité pour y introduire “Sunburst”, un logiciel malveillant de type “cheval de Troie”. Ce dernier était passé inaperçu jusqu’à l’annonce de sa découverte, le 8 décembre, par FireEye, un acteur de la cybersécurité qui en a été la victime.
“Nous avons récemment été attaqués par un acteur hautement sophistiqué dont la discipline, la sécurité opérationnelle et les techniques nous conduisent à penser qu’il était soutenu par un État”, a en effet indiqué Kevin Mandia, le président fondateur de FireEye.
Pour le moment, la réponse consiste à corriger la faille introduite lors de la mise à jour d’Orion, de fermer les portes dérobées créées et de neutraliser le(s) serveur(s) de commandes utilisé par les assaillants. Seulement, au vu de la gravité de l’attaque, la parade est compliquée à mettre en œuvre, comme l’a admis, ce 18 décembre, la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency [CISA] américaine.
Source : Opex 360
5- Huawei en France : la DSGE crie au loup
Alors que les autorités françaises l’ont subtilement écarté des réseaux 5G en décourageant les opérateurs télécoms à utiliser ses matériels, l’équipementier chinois Huawei, accusé d’avoir des liens avec le renseignement chinois, nourrit de grandes ambitions en France. Le 17 décembre, et après avoir inauguré son 6e centre de recherche en octobre dernier, dans le 7e arrondissement de Paris, l’industriel a fait part de son intention d’implanter une usine dédiée aux solutions technologiques de réseaux mobiles à Brumath [Bas-Rhin]. Sa première de ce type hors de Chine.
Comme Rosnay, le nom de Brumath ne doit pas dire grand-chose à beaucoup [sauf chez les Alsaciens]. Mais quand on sait que cette ville fait partie de la Communauté d’agglomération de Haguenau, alors, et sans donner, encore une fois, dans la paranoïa, on peut s’interroger. C’est d’ailleurs ce qu’a fait un lecteur de ce site, qui a tout de suite fait le rapprochement avec la présence d’unités relevant du Commandement du renseignement de l’armée de Terre.
En effet, le 2e Régiment de Hussards, spécialiste du renseignement d’origine humaine [ROHUM] a ses quartiers à Haguenau, de même que le 54e Régiment de Transmissions, dont la mission est de collecter du renseignement d’origine électromagnétique et de mener des actions de guerre électronique, ainsi que le 28e Groupe géographique qui, comme son nom le suggère, recueille et exploite l’information géographique. Et, à une quarantaine de kilomètres de là [par la route], à Mutzig, on trouve le 44e Régiment de Transmissions, également spécialiste de la guerre électronique et du renseignement électromagnétique, ainsi qu’un site de la DGSE.
Source : Opex360