Israël craint un nouvel affrontement à Gaza à l’approche du premier anniversaire de l’assassinat d’un commandant en chef du Jihad islamique en Palestine.
Citant des sources sécuritaires israéliennes, le quotidien Haaretz réaffirme que Tel-Aviv craint que de nouveaux affrontements n’éclatent dans la bande de Gaza, simultanément aux élections présidentielles aux États-Unis.
« Le Jihad islamique préparerait des attaques à l’approche du premier anniversaire de l’assassinat de Baha Abou al-Atta », ont déclaré les sources sécuritaires à Haaretz, ajoutant que le Jihad islamique voulait reprendre l’envoi des ballons incendiaires.
Dans la foulée, le cabinet israélien s’est réuni, il y a quelques jours, pour examiner le niveau de disponibilité opérationnelle des forces de l’armée pour repousser toute attaque du Jihad islamique.
« Lors de cette réunion, les ministres du cabinet ont examiné les tensions sur les frontières du nord de Gaza et les commandants et les responsables sécuritaires ont remis leur rapport à ce propos », rapporte la chaîne de télévision Kan. Et de continuer : « Selon les évaluations des sources sécuritaires israéliennes, le Jihad islamique préparerait des attaques pour un proche avenir ».
Des sources palestiniennes ont confié à Haaretz qu’Israël n’avait rien fait, après deux mois, pour concrétiser les plans stratégiques que le Hamas lui avait proposés pour rétablir la paix.
« Tout ce qu’Israël a fait était de permettre aux familles démunies et à des personnes touchées par le coronavirus d’avoir accès aux aides humanitaires envoyées par le Qatar », réaffirme les sources palestiniennes.
Et d’ajouter : « Israël entend tuer le temps jusqu’à la libération de ses soldats et il limite la réalisation des accords à de petites aides destinées aux familles démunies et à certains d’autres petits projets. »
Baha Abou al-Atta, commandant des Brigades de Qods, opérant dans le nord de la bande de Gaza, a été assassiné, le 12 novembre 2019, par le régime israélien, lors d’un raid aérien visant son domicile à l’est de Gaza. L’épouse d’Abou al-Ata a été également tuée.
Une fois localisé le domicile du haut commandant du Jihad islamique, le drone de reconnaissance israélien a introduit dans la maison d’Abou al-Atta et quelques minutes plus tard, un missile de l’armée israélienne a frappé le bâtiment.
L’assassinat de ce haut commandant du Jihad islamique a provoqué la vive réaction de ce groupe de Résistance palestinien. Les missiles de la Résistance palestinienne sont tombés par centaines les deux jours suivant l’assassinat sur les quartiers à population israélienne près de la bande de Gaza.
Le bombardement de l’appartement de ce chef militaire du Jihad islamique, situé dans la banlieue de la ville de Gaza, est une première depuis l’attentat en 2012 contre Ahmad Jabari, responsable des Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, accompagné de son assistant, Mohammed Hams, qui avait conduit à une bataille qui a duré huit jours.