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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
1. Mali : les USA imposent déjà leur diktat !
Le passage de l’Américain Peter Pham, déguisé en passage d’assistance à un pays cible du terrorisme a eu son effet beaucoup plus rapidement que prévu. Si certains de nos collègues maliens ont cru que ces 54 millions de dollars promis par le Yankee iraient être investis dans la guerre contre le terrorisme, qu’ils se détrompent ! Quelques heures après le départ de l’intéressé une centaine de terroristes ont été relâchés pour faire libérer l’opposant Cissé. On en est presque à croire que le scénario de l’enlèvement qui a précédé le scénario du coup d’État n’avait pour but que ce même échange. Bref, l’axe France-USA a agi de concert pour qu’un nouveau cycle de violence terroriste soit déclenché avec pour l’objectif l’affaiblissement de l’armée nationale et de l’Etat, l’émergence éventuelle des bases US aux cotes de celles de la France avec in fine le démembrement de l’État.
Une nouvelle fait le tour des médias, l’une des premières décisions imposées par les États-Unis est le relâchement d’une centaine de terroristes, notamment liés à al-Qaïda, en échange éventuel de l’humanitaire française Sophie Petronin, enlevée en décembre 2016 à Gao, et de Soumaïla Cissé, un opposant à l’ex-président Keita, enlevé dans la région de Tombouctou en mars dernier.
La remise en liberté de ces terroristes a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens, qui a précisé qu’ils ont été relâchés dans le secteur de Niono [centre] et dans celui de Tessalit [nord], où ils ont été « acheminés par avion ». Un élu de Tessalit a parlé de l’arrivée de « très nombreux prisonniers jihadistes ».
La dernière preuve de vie de Sophie Petronin, retenue par le GSIM alors que son état de santé s’est visiblement dégradé lors de sa détention, a été transmise à sa famille par le gouvernement français en avril dernier. Quant à Soumaïla Cissé, et à défaut de preuves, il est prétendu qu’il a été enlevé par la Katiba Macina du prédicateur Amadou Koufa, supposé tué par les soldats français en 2018. Sa libération est l’une des priorités du pouvoir désormais en place à Bamako.
« Cette histoire de dialoguer avec [Amadou] Koufa et Iyad [Ag Ghali] n’a pas surgi comme ça, au réveil d’un sommeil de IBK. Nous avons au Mali tenté la gageure d’un dialogue national inclusif et, parmi nos recommandations, il y a cet aspect-là. Pourquoi ne pas essayer le contact avec ceux-là, dont nous savons qu’ils tirent les ficelles de la situation au Mali ? », avait-il expliqué, en février, lors d’un entretien accordé au média mainstream France24 et RFI.
L’éventualité d’une négociation entre Bamako et les terroristes avait été très mal vue par le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Aussi, l’annonce de cette libération d’une centaine de terroristes, qui remettra autant de combattants dans le circuit, risque fort d’être mal accueillie par les Maliens et même par les populations sahéliennes, ce qui pourrait renforcer les positions occidentales, notamment la région dite des trois frontières. En effet, vue les avancées notamment de l’armée burkinabè, et les nombreux démantèlements des bases terroristes placées dans cette fameuse zone des trois frontières, très convoités notamment par l’Élysée.
Une centaine de terroristes contre seulement deux personnes, ce n’est pas considéré comme un vrai échange, c’est plus une pression de plus sur les nouveaux dirigeants maliens. Vu le pouvoir qu’exerce l’émissaire américain Peter Pham, notamment sur la CEDEAO, le chantage aux sanctions a eu raison du Mali. Et de son côté, la CEDEAO n’a toujours pas levé les sanctions qu’elle a instaurées sur le Mali. La Communauté internationale n’a évidemment émis aucun avis sur la libération des terroristes et leur réinsertion sur le territoire malien. Il faut savoir que les terroristes d’al-Qaïda sont à la solde des États-Unis. Et cette libération tout de suite après le passage de Peter Pham est assez surprenante. Les Maliens se retrouvent au milieu des tentatives des États-Unis de reprendre entièrement le Mali et le Sahel aux grandes dames de la France et de l’Union européenne. Les Maliens ne voulaient plus de la présence occidentale sur leur territoire, et ils prônent éventuellement un partenariat avec la Russie. Ce qui fait que les États-Unis ont directement repris les choses en main pour ne pas laisser le Mali suivre l’exemple de la Centrafrique.
2. Cameroun : une intervention militaire US en vue !
Au Cameroun, les États-Unis jouent une dernière carte pour prendre le contrôle des zones anglophones. L’opération « Bamenda clean », lancée le 8 septembre, est visiblement un succès et ramène la sécurité tant attendue par les Camerounais. De plus, la dernière tentative américaine était de nommer le président Biya persona non grata en Suisse. Ce que la Suisse a refusé. Donc les plans américains de démembrement sont entièrement contrariés et l’ire de l’administration Trump se fait entendre, car il décide maintenant d’attaquer militairement ces zones pour forcer le président Paul Biya à reconnaître la minorité séparatiste financer par Washington et de provoquer le démembrement tant attendu.
L’Administration Trump prétend maintenant ne plus avoir besoin d’un mandat onusien pour intervenir dans la crise qui secoue le Nord-ouest et le Sud-ouest, afin de « mettre fin au génocide et promouvoir le dialoguer entre le gouvernement camerounais et les combattants séparatistes ». Les termes utilisés sont forts, il parle de génocide et de crime contre l’humanité.
La nouvelle est tombée la semaine dernière dans les coulisses de la 75e Assemblée générale de l’ONU, qui se tient actuellement à New York. Selon le New York Times et le magazine Fox News, qui ont donné l’information, c’est l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies qui en a fait la révélation. Kelly Knight Craft a laissé entendre au cours d’une intervention dans le cadre des débats actuellement en cours aux Nations unies sur les grandes questions mondiales que les États-Unis interviendraient de manière unilatérale dans les régions anglophones du Cameroun, du fait de la détérioration du climat sécuritaire, du « crime contre l’humanité, du génocide et des violations flagrantes des droits de l’Homme » dans les deux régions.
La décision de l’Administration Trump s’adossait sur de prétendus rapports bidouillés par des ONG, qui sont à la solde de Washington, comme le Conseil norvégien des réfugiés, Amnesty International et d’autres Organisations de défense des droits humains, rapports qui dénoncerait de façon récurrente les forces de sécurité camerounaises de même que les séparatistes, pour des atteintes répétées aux droits et libertés des citoyens. Selon l’ambassadeur américain auprès des Nations Unies, le Sénat et le Congrès américains auraient déjà marqué leur approbation sur ce projet d’intervention militaire américaine dans la crise anglophone au Cameroun.
Il ne resterait plus que la décision de ratification et de signature du président Trump, pour rentrer dans sa phase d’application. Prévient Mme Kelly Knight Craft, l’intervention américaine dans les régions anglophones du Cameroun sera actée pour « mettre fin au génocide et promouvoir le dialogue entre le gouvernement et les combattants séparatistes », même si cette décision est objectée par d’autres membres du Conseil de sécurité. Pour rappel, le fait de faire asseoir à une même table le gouvernement de Yaoundé et les séparatistes changerait la donne au niveau de la Communauté internationale. Les séparatistes seraient reconnus et auraient donc le droit d’imposer leur condition et même d’avoir une place au sein du gouvernement. Ce qui est impensable pour Yaoundé. Et c’est légitime, car ces séparatistes sont non seulement des terroristes, mais ils sont qu’une minorité qui prétendent représenter toute la communauté anglophone. De plus, ils sont pilotés par les Étast-Unis. Et le Cameroun ne veut plus être considéré comme un précarré ou un nouveau territoire à coloniser. Une intervention militaire américaine serait une catastrophe pour l’avenir des Camerounais. Et c’est dire si les relations entre les États-Unis et le Cameroun, au sujet de la crise dite anglophone, pourraient connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, particulièrement si Donald Trump venait à être réélu au terme de la présidentielle du mois de novembre prochain. Dans l’attente, l’option américaine pour une intervention unilatérale dans la crise dans le Nord-ouest et la Sud-ouest ne surprend pas les érudits de la diplomatie mondiale. Ce n’est pas la première fois que les États-Unis se placent en première ligne dans le concert des nations pour la recherche d’une solution contraignante à une crise comme celle dite anglophone.
« Nous exhortons tous nos partenaires à s’impliquer dans la résolution de la crise au Cameroun, en faisant pression sur le gouvernement camerounais et les séparatistes pour un dialogue sans condition », avait-elle déclaré. Dénonçant une situation humanitaire catastrophique, elle s’appuyait visiblement sur des rapports onusiens faisant état de 1,9 million de personnes en situation d’urgence humanitaire dans les deux régions.
« Les rapports qui nous parviennent font état de violations des droits humains, des exécutions sommaires, de détentions arbitraires et tortures en toute impunité », avait-elle listé, avant de conclure que cette situation « exige désormais une attention particulière ». Autant de signes avant-coureurs qui indiquent que l’option américaine pour une intervention unilatérale au Cameroun traduit la perte de patience des autorités américaines face aux initiatives du gouvernement camerounais qui contrecarre les plans américains.
Ingérence pernicieuse ou désir d’affirmation de la puissance globale dont se glosent les États-Unis, et qui lui donne le droit d’intervenir de force pour régler les problèmes de sécurité dans le monde ? Surtout après les nombreux échecs qu’ils ont essuyés notamment au Moyen-Orient avec cette pratique.
Les nombreuses tentatives camerounaises pour ramener le calme et la sécurité dans les zones anglophones ont toujours été sabotées par l’administration Trump. Mais maintenant, Washington décide de passer à la vitesse supérieure pour mettre en place au plus vite le processus de démembrement du Cameroun et donner du pouvoir aux terroristes séparatistes à leur solde.
Les intérêts américains sont grandissants en Afrique subsaharienne notamment grâce à son accès au golfe de Guinée dans le sud, mais aussi son accès au pays du Sahel dans le Nord, comme le Tchad, le Niger et même le Nigéria. Le fait de déployer une base militaire dans les zones de l’Extrême-Nord inversait la donne. Cette offensive américaine a pour but de s’implanter militairement en Afrique afin d’y avoir un monopole et surtout aussi pour reculer les puissances du bloc de l’Est qui prennent de plus en plus de terrain sur le continent. Les Camerounais ainsi que le gouvernement de Yaoundé ne voient pas d’un très bon œil ces ingérences américaines et ce comportement de néo-colon à leur égard.
3. Éthiopie, Soudan, Soudan du Sud : analyse des événements dans la région
Suite aux nombreuses déstabilisations en Éthiopie, et les événements au Soudan, notamment l’accord avec son voisin du Soudan du Sud, mais surtout les accords de paix entre le gouvernement de transition soudanais et les groupes rebelles. Est ce que ces événements en Éthiopie et au Soudan sont-ils liés ? Une analyse du géopoliticien Luc Michel.
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