TV

Comment l'Iran compte-t-il bousiller la DCA integrée THAAD/Patriot US au Moyen-Orient?

Le champ à missiles iranien, un concept de guerre asymétrique. (Capture d'écran)

Depuis 14 ans qu'elle se déroule, la manœuvre militaire iranienne Grand Prophète n'a jamais été sans surprise mais son 14 édition dont les phases n'ont été révélée, au grand public que le mardi 28 juillet a battu tous les records : Le commandant en chef de l'aérospatial du CGRI, le général Hajizadeh, en est convenu quand il a évoqué ce que les médias iraniens qualifient de "premier champ balistique du monde". Mais à quoi les champs à missiles iraniens? Pour certains, c'est le système integré THAAD/Patriot US qui devra s'en inquiéter'. 

En effet, et alors que le volet naval de l'exercice se déroulait dans le détroit d'Hormuz avec en toile de fond "l'opération de neutralisation et de la conquête de l'USS Nimitz" dont les Iraniens ont magistralement reproduit une réplique, les déserts du centre de l'Iran ont vu soudain une masse de missiles balistiques d'un type jusqu'ici inconnu sortir de la terre et se diriger droit vers une cible terrestre très particulière.

Le général Hajizadeh connu pour sa subtilité et son exigence envers ses troupes, s'est réjoui du fait que "les tirs balistiques souterrains, totalement camouflés et donc indétectables aux radars et aux satellites, aient perforé la terre à un rythme parfaitement calibré, avant de s'abattre avec une très haute précision sur les objectifs de petite dimension, ce qui en élargit encore le mérite". Ce premier champ à missiles balistiques du monde rompt une double tradition de furtivité iranienne laquelle consistait jusuq'ici ou à tirer des engins à partir des silos souterrains à missiles ou alors à user de lanceurs-missile mobiles pour réduire le temps de lancement, dans les deux cas le CGRI ayant eu recours à l'engin à combustible solide. C'est donc un très gros point de gagné contre les satellites et les radars espions US qui infectent le ciel de la région, point que ni les Russes ni les Américains n'avaient pas été capables de réaliser.

Les analystes affirment ce jeudi que les engins auraient été "enterrés" après avoir été drapés dans des cartouches hermétiquement scellées sans avoir besoin d'une base souterraine majeure surtout que le propulseur à combustible solide pourrait permettre à ces missiles d'être enterrés pendant des années. Ces cartouches évitent aux engins le contact avec le sous-sol tout en laissant assez de place au moteur, à ses échappements de gaz et au dispositif de commande de tir. Evidemment le combustible solide aidant à ce que l'engin reste enterré jusqu'au moment de sa "résurrection". Ce camouflage parfait permet d'éviter des rampes de lancement, le personnel qui va avec, mais aussi une disponibilité à transformer n'importe quelle partie de terre en un site de lancement de missiles et ce, dans la pure tradition de doctrine de guerre asymétrique qu'est celle de l'Iran mais aussi de l'axe de la Résistance. Car ces champs à missiles balistiques de courte, de moyenne et de longue portée iraniens pourraient être cultivé n'importe où la Résistance est en guerre contre l'hégémonie. 

Le vendredi 23 juillet, le chef de l'état-major US, le général Milley s'est rendu au chevet d'un Israël, ankylosé, à l'idée d'avoir à payer pour le sang de l'un des commandants du Hezbollah, Ali Kamel Mohsen, tué le 21 juillet au sud de Damas. L'intéressé qui s'est refusé de rencontrer Netanyahu a surpris l'entité sioniste en se refusant de se rendre sur le Front Nord où le Hezbollah a placé le lieu de sa riposte et en se dirigeant vers la direction opposée à savoir le désert de Neguev. Pourquoi faire? Soucieux de superviser les batteries de missiles THAAD que les USA ont déployées en mars 2019 à la base Nevatim au Néguev et un mois plus tard à la base "King Sultan" non loin de Riyad. 

Or cette "cible de petite dimension au sol" dont a parlé mercredi aux journalistes le général Hajizadeh a été très justement une réplique de batterie de missile THAAD, Terminal High-Altitude Area Defense ou plus précisément un radar "AN / TPY-2" lié au système THAAD mais aussi au système Patriot. Ce super engin iranien tiré droit des profondeurs de la terre et que les experts disent ressembler au missile Zelzal ou encore au Fateh-110, a donc la capacité désormais avérée de détruire la DCA intégrée américaine qu'on sait être basée d'abord sur Patriot interconnecté avec THAAD. Un système tentaculaire censé protéger plus de 9 des 15 bataillons de l'US Army, répartis à travers tout le Moyen-Orient. Au Yémen, Ansarallah a prouvé à plus d'une reprise les failles systémiques des Patriot; il est grand temps que THAAD aussi connaisse le même sort et que le ciel de l'Asie de l'Ouest s'affranchisse définitivement du joug des réseaux espions satellitaires et de radars antimissile américains. Mais la manœuvre Grand Prophète-14 est allée encore plus loin: ce concept parfaitement inouï qu'est "champ balistique" n'est-il pas l'ébauche d'un système de DCA intégré inter axe de la Résistance? 

Lire plus: Iran : la méga-manœuvre militaire!

Que le général Milley et l'armée US y réfléchissent : ce genre de "champ à missiles" créés à l'aide de divers type de missiles que ce soi sol-sol, sol-mer ou sol-air pourraient se multiplier partout, au Liban, en Irak, au Yémen, et évidemment en Syrie. Il suffit de les interconnecter à l'aide des fibres optiques ou des files spéciales ou tout autre nouvelle invention que le CGRI fera. Quant à l'identification des cibles, le satellite militaire Nour-1 qui a pris part activement aux manœuvres du Grand Prophète-14 a prouvé qu'il est plus qu'un "webcam tremblant". Les premières images satellite de la base d'al-Ubeid au Qatar avec ses 13.000 GI's retranchés dans des abris, à l'approche des avalanches des missiles du CGRI envahissent déjà la toile.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV