L’Iran a dénoncé l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures de la Bolivie.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Moussavi, a condamné, mardi 12 novembre, l’ingérence de Washington dans les affaires intérieures de la Bolivie et le coup d’État contre le président légal de ce pays Evo Morales.
« Tout changement forcé de gouvernement hors des cadres légaux et notamment à coup d’ingérence étrangère est inadmissible », a déclaré Abbas Moussavi.
Il a souligné que tout changement devrait émaner de la volonté du peuple qui s’exprime via les bulletins de vote et dans le cadre de la constitution de chaque État.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a souhaité que le peuple et les différents groupes politiques en Bolivie puissent trouver une solution pacifique à la crise, grâce aux capacités politiques et juridiques de leur pays et sans recourir au chaos, à la violence et au conflit.
Afin d’empêcher l’escalade de la violence, Evo Morales, annoncé gagnant des élections présidentielles par la commission électorale au mois d’octobre, a démissionné, dimanche 10 novembre, sur fond d’accusations de ses détracteurs concernant le décompte des votes.
Lundi 11 novembre, le président des États-Unis, Donald Trump s’est réjoui de la démission de Morales et a implicitement réclamé des coups d’État pareils au Venezuela et au Nicaragua.