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E-Press du 13 octobre 2019

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E-Press du 13 octobre 2019

Au sommaire :

  1. L’Iran, Israël et le destin

Bien que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lutte pour former un nouveau gouvernement et essaie vaillamment d’éviter la prison, il a réussi à trouver le temps de s’engager à dépenser beaucoup plus de shekels. Finalement, Netanyahu s’est rendu compte qu’Israël est à la traîne de l’Iran dans la course aux armements. Hier, Netanyahu a annoncé qu’Israël doit augmenter ses dépenses de défense de « plusieurs milliards immédiatement puis plusieurs milliards chaque année » pour contrer la menace de l’Iran qui « s’est intensifiée ces dernières semaines ».

Israël a sérieusement mal géré son conflit avec l’Iran. Depuis plus d’une décennie, Israël ne cesse de menacer et d’intimider l’Iran. La réponse de l’Iran a été efficace : lentement mais sûrement, l’Iran a encerclé Israël. Israël n’a pas de frontière commune avec l’Iran, mais l’Iran est présent sur tant de frontières israéliennes. Le Hezbollah et le Jihad islamique à Gaza et en Cisjordanie sont pro-iraniens. Un conflit avec l’Iran pourrait avoir des conséquences fatales pour Israël.

Les experts militaires israéliens s’attendent à ce qu’un tel conflit soumette les villes d’Israël à des attaques par des milliers de missiles bien ciblés et entraîne une dévastation totale. La récente attaque contre les installations pétrolières saoudiennes a atteint une précision étonnante de moins d’un mètre, malgré le fait qu’elle ait été lancée à 650 km de distance et qu’elle ait livré un message clair à Israël. L’Iran peut attaquer n’importe quelle cible en Israël depuis l’ouest de l’Irak avec précision et sans être détecté. Il a prouvé que la technologie iranienne a des décennies d’avance sur tout ce qu’offrent Israël, l’US Amérique ou l’Occident.

Il semble maintenant totalement irréaliste d’attendre de l’US Amérique qu’elle agisse militairement contre l’Iran pour le compte d’Israël. Les actions toujours imprévisibles de Trump ont convaincu l’establishment de la défense israélienne que le pays a été laissé seul face à la menace iranienne. L’administration US américaine n’est prête à agir contre l’Iran que par des sanctions et les Israéliens ont compris que les sanctions peuvent facilement avoir un effet boomerang. Elles nourrissent l’indépendance technologique et stratégique. Ce sont les sanctions qui ont fait de l’Iran une superpuissance technologique, en poussant l’Iran à développer sa propre industrie et tactique militaires.

En l’état actuel des choses, Israël a utilisé les milliards de dollars qu’il a pris aux contribuables américains pour construire un système antimissile obsolète qui, au mieux, pourrait être efficace contre les missiles V2 allemands de 1940. Une fois de plus, Israël s’est préparé à la mauvaise guerre. Israël n’est pas du tout préparé aux ravages qu’il s’est infligé à lui-même. Un esprit rationnel s’attendrait à ce qu’Israël repense sa tactique et cherche la paix avec ses voisins et avec l’Iran. Mais, semble-t-il, Netanyahu a l’intention de suivre le même chemin belliqueux qui a fait de l’histoire juive un continuum tragique.

Si le sionisme était une promesse d’introduire un nouveau paradigme et d’émanciper les Juifs de leur destin, Israël est là pour assurer que le destin juif reste tel qu’en lui-même depuis toujours.

Source : reseauinternational

      2. La France déploie au moins une frégate dans les eaux chypriotes

Début octobre, Nicosie a une nouvelle fois vigoureusement protesté contre la présence d’un navire de forage turc dans ses eaux. D’autant plus que ce dernier a été envoyé dans le bloc 7, que les autorités chypriotes avaient déjà attribué aux groupes ENI et Total.

« Les nouvelles opérations de forage, prévues cette fois-ci dans un bloc déjà attribué, constituent une nouvelle grave escalade des violations continues de la part de la Turquie des droits souverains de la République de Chypre. […] Cette nouvelle provocation est un exemple qui montre comment la Turquie fait fi des appels répétés de l’UE et de la communauté internationale à cesser ses activités illégales », s’était insurgé le gouvernement chypriote.

Invité de la chaîne de télévision Skai TV, le 11 octobre, soit après avoir rencontré son homologue française, Florence Parly, à Paris, le ministre grec de la Défense, Nikos Panagiotopoulos, a déclaré qu’il avait demandé si les Français allaient « riposter [à la provocation turque] par une quelconque présence militaire dans la zone et ils m’ont répondu qu’ils envoyaient une frégate ».

Ce qui sera effectivement le cas. Ainsi, l’État-major des armées a confirmé, auprès de l’AFP, que la Frégate multi-missions [FREMM] Auvergne avait fait une escale dans le port chypriote de Larnaca, le 10 octobre, et qu’une frégate légère furtive [FLF] devait être prochainement engagée dans des exercices avec la marine de Chypre.

Via Twitter, Mme Parly a confirmé la tenue d’exercices navals franco-chypriotes. Et ils auraient même déjà commencé, dans les eaux territoriales de Chypre.

Ils s’inscrivent dans une coopération d’excellente qualité. Nous souhaitons permettre à Chypre, pays membre de l’UE, de pouvoir assurer ses responsabilités dans ses eaux de souveraineté », a expliqué la ministre.

Ce soutien de la France à la République de Chypre intervient alors que les relations entre Paris et Ankara sont soumises à de fortes tensions après le déclenchement d’une offensive turque contre les milices kurdes syriennes [YPG], qui sont en première ligne face aux jihadistes de l’État islamique [EI ou Daesh].

Il n’est pas impossible que l’Italie en fasse autant, étant donné que le groupe italien ENI est aussi concerné par les forages turcs dans la ZEE chypriote. En tout cas, c’est ce qu’a laissé entendre le ministre grec de la Défense. « Je pense que les Italiens vont envoyer quelque chose également », a-t-il dit.

Source : opex360

     3.Paris suspend ses exportations d’armes vers la Turquie

Après la Norvège, l’Allemagne et les Pays-Bas, la France a pris la décision de suspendre ses livraisons d’armes à la Turquie qui mène dans le nord-est de la Syrie une opération militaire contre les Kurdes.

«Dans l'attente d'une cessation» de l’offensive que l’armée turque poursuit contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, Paris suspend immédiatement ses exportations d’armes vers la Turquie, ont fait savoir les ministères français des Armées et des Affaires étrangères dans un communiqué commun.

«La France a décidé de suspendre tout projet d'exportation vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d'être employés dans le cadre de l'offensive» en Syrie, indique le communiqué.

La France réitère également « sa ferme condamnation de l'offensive unilatérale » qui « remet en cause les efforts sécuritaires et de stabilisation de la coalition globale contre Daech » et qui « entraîne des conséquences humanitaires importantes».

Source : opex360

La France n'est pas la seule

Tôt dans la journée, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a annoncé que le gouvernement fédéral avait pris la décision de ne pas autoriser de nouvelles exportations d'armes en Turquie. Une décision similaire a également été annoncée ce samedi par la diplomatie néerlandaise.

Jeudi 10 octobre, évoquant «la situation complexe» dans le nord-est de la Syrie, Oslo a annoncé avoir suspendu toute nouvelle exportation d'armements à Ankara. Le même jour, Ann Linde, la chef de la diplomatie suédoise, a déclaré que l’Union européenne devait décréter un embargo sur les ventes d’armes à la Turquie.

Le 9 octobre, Ankara a lancé son offensive Source de paix dans le nord-est de la Syrie. Elle a pour but, d’après Recep Tayyip Erdogan, de sécuriser la frontière sud de son pays, protéger l’intégrité territoriale du pays voisin et assurer le retour des réfugiés syriens. Plusieurs pays et organisations ont sommé la Turquie de faire cesser sans délai l’opération qui a fait depuis le jour de son lancement plus de 400 victimes dans les rangs de milices kurdes.

Source : Sputnik

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SOURCE: FRENCH PRESS TV