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Israël se barricade sur le front, peut-il se mettre à l'abri de la riposte

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le missile antichar Kornet. ©IRNA

Cité par Al-Manar, le Hezbollah a affirmé, ce mardi 27 août, que les deux drones ayant attaqué Zahiya sud étaient piégés. Lors de son discours, le dimanche 25 août, Nasrallah avait annoncé que la Résistance avait intercepté l'un des deux drones, visiblement en mission de reconnaissance. L'enquête menée par les experts de la Résistance confirment que les deux appareils étaient munis chacun d'une charge de 55 kilogrammes de C4, une matière explosive. À quoi rime cette révélation? Israël a procédé à une frappe chirurgicale contre une cible du Hezbollah qui a tourné court. Dans un article publié dans les colonnes d'Al Binna, le général à al retraite libanais Amin Hoteit, n'écarte pas la possibilité d'une confrontation Israël/Hezbollah. Pourquoi?

"L'attaque israélienne a établi une nouvelle équation dans les rapports de force qu'entretiennent Israël et le Hezbollah. Depuis 13 ans, cette équation se définissait d'abord par le refus d'Israël de lancer des opérations militaires contre le Hezbollah au Liban. Le Hezbollah de son côté se gardait bien de frapper Israël sur ses frontières avec la Palestine et le Liban. Au contraire, les fermes de Chebaa ont été, régulièrement, le théâtre d'opération militaire de la Résistance qui rappelait ainsi au régime de Tel-Aviv que c'est là une terre occupée qu'il faut quitter d'un jour ou l'autre. Ces 13 dernières années, les bases militaires de la Résistance ne se sont pas non plus multipliées dans le sud du Litanie. C'est l'État libanais qui tout au long de ces années a défendu la souveraineté aérienne, maritime du pays. Suivant ces principes, le calme régnait au sud.  Or le 25 août, cet équilibre a, définitivement, rompu, Israël se lançant dans une agression directe contre le Hezbollah qui place ce dernier devant un double choix: se soumettre à l'agression permanente israélienne ou riposter. Après tout, la Résistance ne s'est pas aguerrie pour subir des coups et avaler des couleuvres. Mais la réponse, c'est le Hezbollah qui en décidera du moment, de l'ampleur du lieu. D'où la panique dans le camps d'en face". 

Selon les dernières informations, l’armée israélienne est sur le point d'évacuer ses bases sur les frontières avec le Liban. Elle a fermé la frontière avec le pays du Cèdre en vue de se préparer à une éventuelle riposte au missile venant des forces de la Résistance. « L’armée israélienne ferme toutes les voies menant à la frontière avec le Liban en vue de faire face aux attaques au missile téléguidé anti-char ATGM du Hezbollah libanais », a écrit Instant news. «Ce régime a mis fin à ses patrouilles aux frontières pour éviter que ses soldats ne soient pas pris pour cible des attaques au missile, des tentatives de captures du Hezbollah". En effet, le Hezbollah possède des missiles téléguidés antichars Kornet. Ces missiles ont été conçus pour détruire les chars et les hélicoptères. Ils ont été utilisés avec succès durant la guerre des 33 jours contre les chars israéliens Merkava.

La presse israélienne se rappelle ces derniers jours du fait que le Hezbollah avait réussi à mettre au point des systèmes à guidage de précision basés sur GPS, transformant ainsi les roquettes lourdes de la Résistance en missiles sophistiqués. L'ancien chef adjoint du Mossad, Naphtali Grenut, lors du sommet d'Hertzélia, a admis qu’une nouvelle étape avait été franchie dans le développement des capacités du Hezbollah à construire des missiles à longue portée et à haute précision. La chaîne 12 d'Israël a aussi évoqué le déploiement des dômes de fer du nord au sud d'Israël. 

Or ces préparatifs ne semblent pas suffire à apaiser les craintes d'Israël et surtout de son premier ministre : ce dernier a demandé à Nasrallah d'"adoucir son discours" et à l'Iran de "veiller à l'action du Hezbollah". C'est dire à quel point le régime israélien vit en ce moment en mode panique.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV