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Première percée stratégique du Tigre après l'annonce de l'offensive ultime contre Idlib

Les effectifs de l'armée syrienne. (Archives)

L’armée par procuration otanienne composée de l'armée turque, des officiers occidentaux ainsi que d'un pléthore de groupes terroristes - Jaysh al-Ezzah (ASL), Front National de Libération (ASL), le Parti du Turkestan (Al Qaïda), Horras al-Dine (Al-Qaïda), Hayat Tahrir al-Cham (Al-Qaïda) - qui totalisent quelques 100 000 effectifs, croit pouvoir changer militairement la donne en Syrie. Elle ambitionne de menacer les moyens de communication et d’approvisionnement entre Alep, Homs et Lattaquié et utiliser Idlib comme tête de pont pour envahir sous l'auspice de l'OTAN le reste de la Syrie. Il est vrai que le double jeu d'Ankara, tirant à hue et à dia face à la Russie, a largement aidé à ce que les soldats takfiristes de Washington reprennent du poil de la bête. Mais depuis lundi et le refus de Hayat Tahrir al-Cham (HTC) de respecter l'accord du vendredi dernier à Astana-Noursoultan, ce jeu du chat et de la souris est fini. 

Les forces du Tigre ont réalisé dans la nuit de mardi à mercredi 7 août, une première percée dans le nord de Hama, passage obligé pour pouvoir lancer la grande offensive contre Idlib. Il est vrai que la Russie, après les tirs de roquettes des terroristes contre sa base aérienne de Hmeimim, n'a plus aucune considération politique à respecter et elle fait ce qu'elle a à faire, à savoir assurer une très large couverture aérienne à l'opération.

Les médias occidentaux n'ont cessé ces derniers jours de parler de ce qu'ils qualifient de "capacité des rebelles à repousser les offensives du régime". C'était sans compter avec le changement de tactique de guerre de l'armée syrienne qui vient de se produire et de porter ses premiers fruits. Ce mardi 6 août, le village d’al-Arbaeen, situé dans le nord de Hama a été libéré. L'armée syrienne a en fait repris aux terroristes de HTC (ex al-Nosra) le contrôle du village.

La reprise du village d'al-Arbaeen intervient quelques heures après l'expiration de l'ultimatum lancé par l'armée syrienne et la Russie à Ankara. Les terroristes qaïdistes ont perdu 45 des leurs, tous des ressortissants étrangers, au cours de cette offensive qui a placé les positions de l'armée syrienne juste à proximité du "triangle de la mort", composé  de Zakah, de Kafar Zita et d'Al-Lataminah.

Les forces syriennes ont mis le cap à présent vers le village de Zakah dont la reprise permettra aux forces syriennes d'avoir un accès plein au flanc occidental des positions de Jaysh Al-Izza. Il s'agit de deux localités à savoir Kafar Zita et Al-Lataminah qui offrent une zone tampon de facto aux terroristes. Al-Arbaeen a été l'un des quatre dernières cités à être sous contrôle des terroristes, les trois autres étant Kafar Zita, Lataminah et Zakah. 

Le 1er août, l’armée syrienne a libéré le village de Hasraya, la localité d’al-Khulaifat et les hauteurs d’al-Sirtil, où est installée une importante tour de communication, largement utilisée par les terroristes. 

Lire plus: Hama : l’armée syrienne riposte aux actes terroristes dans la zone démilitarisée

Ce premier coup sera suivi d'autres, maintenant que l'armée syrienne a décidé d'en finir avec les terroristes à Hama et marcher droit vers Idlib. Depuis le mois de mai, date à laquelle l'armée syrienne a lancé son opération dans le nord, la Turquie n'a cessé de s'acheter du temps et d'aider les USA et l'OTAN à une revigoration des terroristes.

« Mais l'heure n'est plus au compromis. En effet, l'armée par procuration des USA et de l'OTAN n'a aucune chance de s'imposer vu la nette supériorité aérienne et bientôt terrestre de la Syrie. À l’été 2019, envisager une victoire stratégique des terroristes qui serait le résultat de multiples victoires tactiques comme en 2015 est totalement impensable. Si les terroristes ne cherchent qu’à repousser les offensives de l'armée syrienne ou à lancer des raids de représailles limités, leur guerre est donc perdue d’avance. Immanquablement, les coups de boutoir des armées russo-syriennes finiront par avoir raison des terroristes et de leurs sponsors et le nord de la Syrie repassera entièrement sous contrôle de l'État. Les Américains le savent mais ils comptent se donner du temps pour pouvoir s'imposer dans les régions pétrolifères syriennes, au nord-est et à l'est », estiment les analystes. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV