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L'État nigérian libère le leader des chiites, Cheikh Zakzaky

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des membres du Mouvement islamique du Nigéria participent à une manifestation pour réclamer la libération du Cheikh Zakzaky, le 22 janvier 2019 à Abuja. ©AFP

Un tribunal nigérian a accordé une caution au dignitaire musulman Cheikh Ibrahim al-Zakzaky afin qu'il puisse se rendre en Inde pour se faire soigner, a déclaré son avocat.

« Le juge a ordonné que Zakzaky soit envoyé par avion en Inde pour des soins médicaux appropriés », a déclaré son avocat, Femi Falana.

Selon les rapports, le verdict a été rendu par la Cour suprême de l’État de Kaduna.

Zakzaky, fondateur du Mouvement islamique du Nigéria (MIN), est en détention depuis décembre 2015 après le raid de son domicile dans la ville de Zaria, au cours duquel il a été battu et a perdu la vision de son œil gauche.

Lire aussi: Nigeria: le cheikh Zakzaky reste dans un état de santé critique

Au cours de la répression brutale, trois de ses fils ont perdu la vie, son épouse a été grièvement blessée et environ 350 de ses partisans ont été tués.

Depuis lors, le gouvernement réprime violemment le MIN et ses membres.

La Commission islamique des droits de l’homme (IHRC), basée à Londres, a déclaré le mois dernier que l’état de santé du dignitaire s’était encore détérioré, car il aurait été empoisonné en prison.

Le 6 juillet, le fils du Cheikh Zakzaky, Mohammad, a déclaré à Press TV que son père avait un besoin urgent de soins médicaux, car « de grandes quantités dangereuses de plomb et de cadmium ont été retrouvées dans son sang ». Il a déclaré que les autorités avaient l'intention d'assassiner son père, car elles refusent de prendre des mesures.

Récemment, un tribunal nigérian a autorisé le gouvernement à qualifier le MIN de « groupe terroriste », une décision qui, selon beaucoup, donnerait aux responsables la possibilité de le réprimer plus sévèrement.

Les membres du MIN descendent régulièrement dans les rues de la capitale nigériane pour demander la libération de Zakzaky.

Au cours des dernières semaines, des dizaines de manifestants ont été tués après que les forces de l’armée nigériane eurent utilisé des balles réelles et du gaz lacrymogène. Le MIN affirme avoir perdu au moins 20 de ses membres lors des affrontements.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV