Il est loin le temps où les musulmans kosovares se reconnaissaient à travers les valeurs de la Résistance. Entièrement acquise à la cause américano-otanienne, le Kosovo vient à la demande des USA et d'Israël de blacklister le Hezbollah. Pas étonnant quand on sait que le Kosovo est l'un des principaux carrefours de trafic d'armes et de terroristes en direction de la Syrie, qu'il fait tout pour devenir membre de l'OTAN.
Gazeta Express a annoncé que le Kosovo a décidé d’interdire au "bras militaire du Hezbollah libanais toute activité sur son territoire". Le gouvernement du président kosovar, Hashim Thaci, est même allé plus loin en blacklistant le Mouvement de la Résistance libanaise.
Dans un communiqué de presse, Thaci a prétendu qu’en tant que membre de l’Alliance mondiale contre le terrorisme, mais qui tolère paradoxalement les terroristes takfiristes, salafistes voire daechistes, le Kosovo poursuivrait sa coopération étroite avec les États-Unis d’Amérique, l’Union européenne et d’autres partenaires en vue de l’élimination de ce qu’il a nommé « toute menace potentielle pour le Kosovo ».
Le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, s'est félicité de cette décision qui est un prélude à une alliance Kosovo-Israël :
« […], on se félicite de la décision du gouvernement kosovar qui constituait une étape de principe dans la quête cruciale de la paix et de la sécurité internationale. (!!)»
La réaction du directeur du Comité juif américain (AJC, Bureau israélien), Avital Leibovich, à la décision du Kosovo pourrait en quelque sorte confirmer le commentaire sur les vérités des relations Tel-Aviv — Pristina. Le directeur du Comité juif américain a remercié sur Twitter le président du Kosovo d’avoir pris cette décision qui pourrait « rapprocher Israël et le Kosovo ! ».