Les groupes de la Résistance palestinienne mettent en garde les participants à la conférence de Manama.
Moshir al-Masri, l’un des hauts responsables du Hamas a appelé Bahreïn et les autres États concernés à revenir sur leur décision de participer à la honteuse conférence de Manama.
Moshir al-Masri a affirmé que la Résistance palestinienne s’oppose au Deal du siècle et qu’elle s’engage à déployer tous ses efforts pour le contrecarrer, appelant par là aussi tous les groupes à augmenter leur niveau de performance pour relever ce défi.
Selon lui, le Hamas privilégie la résistance sous toutes ses formes avant de recourir à la lutte armée, mettant en garde le régime d’Israël contre l’annexion d’une partie de la Cisjordanie.
Cité par l’agence de presse Palestine al-Youm, Cheikh Azzam, membre du bureau politique du Mouvement du Jihad islamique de la Palestine, a souligné qu’il appartenait à l’Oumma islamique de réviser sa politique sur la défense de la cause palestinienne et d'assumer ses responsabilités, soulignant aussi la nécessaire solidarité entre les Palestiniens eux-mêmes.
« La conférence de Manama est un prélude à la mise en œuvre du Deal du siècle par les Arabes », a-t-il noté.
« La conférence de Manama témoigne de la défaite des États arabes coincés dans le plan américano-israélien », a-t-il lancé en souhaitant l’échec du Deal du siècle comme ont échoué tous les autres complots conçus pour mettre fin à la cause du peuple palestinien qui a choisi de résister.
« La Palestine est le cœur de l’Oumma islamique. La récupérer est l’affaire de tous les musulmans. Les Palestiniens n’y arriveront pas tous seuls », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre de l’Autorité autonome palestinienne, Mohammed Ashtiyeh, a quant à lui évoqué un faible programme prévu pour la conférence de Manama ainsi qu’un très bas niveau de participation des États invités pour sceller l’initiative américaine qui semble « mort-né ».
Ahstiyeh indique que le refus de l’Autorité autonome palestinienne de participer à la conférence de Manama a largement mis en cause la légitimité de cette assise, mettant l’accent sur le fait qu’il existe d’ores et déjà une solution politique à la cause palestinienne. Celle-ci consiste en effet et comme le rappelle M.Ashtiyeh de mettre fin à l’occupation israélienne et de laisser aux Palestiniens l’accès à leurs richesses.
Il a conclu en indiquant que quiconque souhaite la paix et la prospérité pour les Palestiniens devrait pousser Israël à se conformer au droit internationale et à mettre un terme au pillage des biens palestiniens et au blocus de Gaza.