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Plus de 600 missiles frappent Israël qui tue 25 palestiniens avant de capituler

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Les missiles palestiniens tirés contre la colonie sioniste, Ashkol, le 5 mai 2019. ©Safa.ps

Le samedi 4 mai en envoyant leurs avions de combat frapper les sites de la Résistance à Gaza, Israël croyait pouvoir jeter les bases de son "Deal du siècle" : l'annexion de la Cisjordanie, la liquidation politique et économique de Gaza, l'annexion du Golan... C'était sans compter avec une Résistance érigée désormais au rang de l'armée régulière. Plus de 600 missiles et selon certaines version, 700 ont mis sens dessus dessous l'entité sioniste de part "leur puissance", "leur portée", "leur précision". Il y a eu également cette cadence infernale avec laquelle les engins frappaient le sud, l'est et peu à peu le nord d'Israël.

Dans la nuit de 5 à 6 mai, soit au seuil du troisième jour de confrontation, Israël n'a pas dormi : il s'attendait à ce que les missiles de la Résistance s'abattent sur Tel-Aviv. Pour la première fois, la "première puissance militaire du Moyen-Orient ", voyait du haut de sa suprématie militaire autoproclamée, les maisons, les usines, les écoles tombent comme des châteaux à Ashkelon, à Ashdod, à Sderot, à Hertzylia, Ashkol, à Ofakim,... et dans d'autres colonies du sud israélien où les abris accueillaient invariablement ministres, officiers, colons sionistes. 

Quatre heures de cabinet sécuritaire n'ont pas suffi à faire surmonter le choc, politiques et militaires israéliens étant littéralement groggy face à la puissance du coup : 320 frappes contre les maisons de Gaza, 25 morts dont trois bébés et deux femmes enceintes, un déploiement parodique des unités blindées sur les frontières avec Gaza et une brigade Golani (unité élite de l'armée israélienne, NDLR) qui se faisait discret.

En effet un deuxième véhicule blindé israélien a été visé, lundi 6 mai, par les missiles "Kornet" de la Résistance, qui opérait depuis un QG conjoint depuis Gaza. Un premier véhicule blindé avait été visé quelques heures plus tôt toujours à l'aide des missiles Kornet des brigades de Qassam, branche armée de la Résistance islamique de la Palestine. Les vidéos ont été, aussitôt, diffusées par les combattants de Qassam. DEBKAfile, site proche des milieux du renseignement de l'armée israélienne, évoquait dans son édition de 5 mai, l'émergence d'une "force régulière à Gaza agissant sous le commandement d'un QG conjoint " et bénéficiant d'une puissance de frappe consistante, régulière et ample face à laquelle Dôme de fer n'a pas pu grand chose. Les sources israéliennes ont évoqué l'interception de seulement 150 missiles sur un total de 700 missiles tirés. 

Quant aux groupes de résistance palestiniens, ils avaient promis d'aller jusqu'au bout et étendre le rayon de leur action au delà même de Tel-Aviv. " L'intensité de notre riposte dépend d'Israël. S'il intensifie leurs attaques, les Israéliens devront en subir les contre-coup", a annoncé dimanche  le chef du bureau politique de la Résistance palestinienne.

Pendant toute la journée de dimanche Israël suppliait la partie égyptienne de convaincre la Résistance pour accepter une trêve. Selon Al-Jazeera, la trêve aurait été conclue à 4.30 heures locale ce lundi 6 mai. C'est une trêve conclue sous l'égide de l'ONU et de l'Égypte et qui engagerait Israël à signer les accords prévoyant la levée du blocus de Gaza, affirme le porte-parole des comités de la Résistance, Abou Mujahed. " La trêve devra être réciproque et respectée de part et d'autre, a-t-il martelé.

Gaza pleure ses 25 martyrs dont 3 femmes, 3 enfants et 3 nourrissons et soigne tant bien que mal et malgré le blocus ses 150 blessés et pourtant elle est fière de sa franche victoire : les missiles de la Résistance ont atteint "Arad", un site situé au-delà de Dimona, poussant le régime de Tel-Aviv à fermer ses vannes gazières en Méditerranée. 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV