TV
Infos   /   A La Une   /   Moyen-Orient   /   Amériques   /   L’INFO EN CONTINU

Faut-il attendre une intervention militaire US contre le Venezuela ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Possible intervention militaire US au Venezuela ? (Photo d'illustration)

Le commandant général de l’armée américaine, le général Mark Stammer, arrivera bientôt en Colombie, a annoncé l’agence de presse russe Sputnik. La nouvelle de la visite imminente de Stammer, commandant de SouthCom « Commandement Sud des États-Unis », en Colombie, survient en pleine confusion provoquée par le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, au sujet des projets des États-Unis en Colombie et au Venezuela. Lors d’une réunion, le 28 janvier, sur les nouvelles sanctions US contre le Venezuela qui viseraient la société publique PDVSA, Bolton a été photographié tenant un bloc-notes jaune indiquant « 5.000 soldats en Colombie ».

Le général américain rencontrera, lors de cette visite, le commandement de l’armée et de la police colombienne et discutera avec eux de la sécurité des frontières.

L’US Southern Command, dont Army South est une composante, a été créé pour mener des opérations en Amérique latine. Il est responsable de 31 États et de 15 territoires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud et des Caraïbes.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré qu’il ne savait pas pourquoi une telle note figurait sur le cahier de Bolton.

Le président américain Donald Trump avait déjà fait allusion à la possibilité d’une intervention militaire américaine au Venezuela en 2017, et Bolton a confirmé lundi que « toutes les options sont sur la table » en ce qui concerne le Venezuela. Cependant, le ministère colombien de la Défense a déclaré à Sputnik que le gouvernement colombien ne prévoyait pas de mettre à la disposition des États-Unis de bases militaires pour attaquer et envahir le Venezuela.

Le 21 janvier, des manifestations de masse ont commencé à travers le Venezuela et ont duré plusieurs jours. Deux jours après, le président du Parlement, Juan Guaido, s’est déclaré « président par intérim » du pays. Le président élu, Nicolas Maduro, a affirmé que Washington organisait un coup d’État contre son gouvernement dans le pays. La Russie a souligné qu’elle soutenait Nicolas Maduro en tant que président légitime.

La visite imminente du chef de SouthCom coïncide avec les déclarations du secrétaire américain de la Défense par intérim, selon lesquelles « Daech va perdre ses derniers bastions en Syrie en l’espace de quelques semaines ». Selon Reuters, les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par 2.000 militaires US et leurs raids aériens, prépareraient la bataille finale contre Daech.

Patrick Shanahan a dit que « 99.5 % des régions occupées par Daech ont été libérées et que le territoire syrien sera à 100 % libre d’ici quelques semaines ».

Dans ce contexte, le département d’État US a annoncé que Mike Pompeo aurait une rencontre d’un jour avec les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la prétendue coalition anti-Daech menée par les États-Unis. Selon le communiqué du département d’État, les ministres parleront de la prochaine phase des campagnes en Irak et Syrie et des prochaines mesures destinées à éliminer Daech à l’échelle mondiale et à l’extérieur des territoires irakien et syrien.

Ceci étant dit, il semblerait que l’annonce du retrait US de Syrie par Donald Trump ne soit pas sans rapport avec l’envoi de « 5.000 militaires en Colombie ». En effet, tout porte à croire que les États-Unis cherchent à annoncer la fin de Daech en Syrie pour redéployer leurs troupes dans un autre endroit du monde pour piller la richesse et les ressources naturelles et pétrolières d’un autre pays qu’est le Venezuela !

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV